ASASANTINE LP 200 mg/25 mg, gélule LP (dipyridamole + acide acétylsalicylique) : arrêt de commercialisation

Auteur : David PAITRAUD
Date de publication : 23/01/2019
Médicaments

Le laboratoire Boehringer Ingelheim arrête la commercialisation de la spécialité ASASANTINE LP 200 mg/25 mg gélule à libération prolongée (dipyridamole + acide acétylsalicylique), à compter du 1er février 2019.

Cette spécialité restera disponible jusqu'à épuisement des stocks. 

En prévision de l'indisponibilité prochaine d'ASASANTINE LP, aucune initiation de traitement ne doit être entreprise. Pour les traitements en cours, le recours à une alternative thérapeutique doit être envisagée au regard de l'indication.

Le laboratoire Boehringer Ingelheim arrête la commercialisation de la spécialité ASASANTINE LP 200 mg/25 mg gélule à libération prolongée (dipyridamole + acide acétylsalicylique) à compter du 1er février 2019. 
Au-delà de cette date, ASASANTINE LP restera disponible jusqu'à épuisement des stocks.
Le laboratoire n'a pas communiqué les raisons de cette décision. 

Seule association de dipyridamole et d'acide acétylsalicylique
ASASANTINE LP est commercialisée en France depuis 1998. Cette spécialité associe du dipyridamole (200 mg, en microgranules) et de l'acide acétylsalicylique (25 mg en comprimé), deux  anti-agrégants plaquettaires. Ces deux principes actifs sont regroupés au sein d'une gélule à libération prolongée (boîte de 60, CIP 3400934323492).

ASASANTINE LP est indiquée en prévention de l'accident vasculaire cérébral après un accident ischémique cérébral transitoire ou constitué, lié à l'athérosclérose, datant de moins de 3 mois (Cf. VIDAL Recos "Accident ischémique Transitoire" et "Infarctus cérébral").

Consignes aux professionnels de santé : ne pas initier de nouveau traitement et recourir à une alternative théapeutique
Afin d'anticiper l'indisponibilité prochaine d'ASASANTINE LP :

  • Les pharmaciens, lors de la dispensation, sont invités à prévenir les patients de ce futur arrêt et à leur demander de consulter leur prescripteur afin qu'il puisse envisager une alternative thérapeutique ;
  • Les médecins ne doivent pas initier de nouveau traitement, et pour les traitements en cours, considérer d'ores et déjà le recours à une alternative thérapeutique au regard de l'indication.
Pour aller plus loin
Recommandations de bonne pratiques relatives à la prévention vasculaire après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire (HAS, juillet 2014, mise à jour juin 2018)

 

Source : ©Vidal 2019