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COVID-19 : La seule chose qui compte, c'est l'endroit où s'qu'elle tombe, ou comment éviter une éventuelle deuxième vague

Auteur : Stéphane KORSIA-MEFFRE
Date de publication : 04/06/2020
Santé Publique

Les spéculations sur une possible deuxième vague épidémique, à l’automne ou l’hiver prochain, vont bon train. Chaque expert, pour certains autodéclarés, exprime ses convictions, parfois sans (trop de) fondements scientifiques. Pourtant, ces dernières semaines ont apporté des informations importantes sur la façon dont la COVID-19 se propage et, surtout, sur les conditions nécessaires à l’apparition d’une flambée épidémique comme celle que nous avons connue en avril 2020.

À l’instar du SRAS ou du MERS, la COVID-19 semble être une infection dont la transmission se fait sur un mode stochastique : la majorité des infections s’éteignent sans descendance, mais un petit nombre d’infections (10 à 20 %) sont responsables d’un grand nombre de cas (peut-être jusqu’à 80 %). C’est ce qui pourrait expliquer que le SARS-CoV-2, sporadiquement présent en France dès novembre 2019, ait dû attendre mars 2020 pour trouver les conditions indispensables à l’apparition d’une poussée épidémique majeure.

Parce que quelques infections dominent la transmission de la COVID-19, la survenue de situations superpropagatrices (« superspreader events ») est essentielle pour que naisse une flambée épidémique. Ces situations, biologiques, sociales ou liées à la concentration de personnes particulièrement vulnérables, sont la condition sine qua non pour que la COVID-19 puisse passer du stade anecdotique au stade épidémique.

Comprendre et contrôler en amont ces situations, lieux ou événements superpropagateurs vont devenir essentiels, dans les mois qui viennent pour prévenir l’apparition d’une éventuelle deuxième vague sans devoir recourir aux mesures extrêmes de type confinement généralisé.

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Source : ©Vidal 2019