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Vaccins contre la COVID-19 : doit-on s'inquiéter du risque de maladie aggravée chez les personnes vaccinées ?

Auteur : Stéphane KORSIA-MEFFRE
Date de publication : 03/11/2020
Santé Publique

Anticorps facilitants, ADE (antibody-dependent enhancement – aggravation dépendante des anticorps) ou VAED (vaccine-associated enhanced disease -  maladie aggravée par la vaccination). Depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la course au vaccin, ces concepts ont été brandis comme autant d’épouvantails. Est-il possible que les personnes qui se contamineraient, malgré la vaccination, développent plus fréquemment des formes sévères de COVID-19 ?

Avec un seuil d’efficacité minimal des vaccins contre la COVID-19 fixé à 50 % par les agences de régulation, l’hypothèse mérite d’être étudiée, d’autant plus que le risque d’ADE augmente lorsque les taux sanguins d’anticorps neutralisants sont insuffisamment élevés, ce qui, avec un tel seuil minimal d'efficacité, pourrait advenir chez un pourcentage non négligeable de personnes vaccinées.

Nous vous proposons une synthèse des connaissances sur les phénomènes d’ADE, qu’ils soient observés après une primo-infection ou après une vaccination. De nombreux exemples existent : dengue, bronchiolite du nourrisson, rougeole, infections à virus Zika, Ebola, VIH, péritonite infectieuse féline, SRAS, MERS, etc. Qu’avons-nous appris de ces infections virales ? Quels sont les mécanismes de l’ADE ? Quels sont les facteurs qui la favorisent ?

La publication récente d’un article en preprint mettant en évidence, in vitro, l’existence d’anticorps facilitants dans la COVID-19, en particulier dans le sérum de patients atteints de formes graves, oblige à se pencher sur cette question complexe. Quels éléments de stratégie vaccinale pourraient réduire le risque de forme aggravée chez les personnes insuffisamment protégées par la vaccination ?

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Source : ©Vidal 2019