Lexique médical

Tous les termes médicaux de A à Z.

  • Abcès

    Amas de pus formant une poche.

  • Accident thromboembolique

    Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus).

    Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie.

    Le cœur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde).

    L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le cœur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au cœur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.

  • Accident vasculaire cérébral

    Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l'obstruction brutale d'une artère. En fonction de l'importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma.

    Abréviation : AVC.

  • Accommodation

    « Mise au point » de l'œil, permettant la vision nette de près. La presbytie est le trouble de l'accommodation le plus courant ; certains médicaments tels que l'atropine peuvent provoquer des troubles de l'accommodation passagers.

  • Accoutumance

    Diminution progressive de l'effet d'un médicament malgré l'augmentation des doses prises. Ce phénomène peut conduire à augmenter les doses pour maintenir une efficacité constante du traitement. L'accoutumance ne doit pas être confondue avec la dépendance, définie comme un besoin physique et/ou psychique de prendre un médicament.

  • Acétylcholine

    Substance naturelle libérée lors de la transmission de l'influx nerveux d'un neurone à l'autre, ou qui assure la stimulation de récepteurs spécifiques (cholinergiques) situés dans les organes.

    L'acétylcholine est impliquée dans la commande des muscles par les nerfs (un défaut de transmission peut être à l'origine d'une myasthénie). Elle assure en outre la stimulation du système nerveux parasympathique qui se traduit par les effets suivants : ralentissement cardiaque, accélération du transit intestinal, difficultés à respirer, myosis, stimulation de la vessie...

  • Acide aminé

    Les acides aminés sont les constituants élémentaires des protéines. Certains acides aminés, dits essentiels, ne peuvent pas être fabriqués par l'organisme et doivent donc être apportés par l'alimentation.

  • Acide folique

    Nom chimique de la vitamine B9, normalement présente dans l'alimentation et dans l'organisme sous forme de folate. L'acide folique joue un rôle important dans le renouvellement des cellules et dans la fabrication des globules rouges. Un apport insuffisant d'acide folique peut avoir des conséquences graves, notamment dans l'enfance et l'adolescence (anémie) ou au cours de la grossesse (malformations du fœtus).

  • Acide lactique

    Substance produite dans les muscles lors de l'utilisation du glucose (sucre) comme source d'énergie, en l'absence d'oxygène (au début d'un exercice physique, par exemple). Son accumulation dans les muscles est à l'origine de moins bonnes performances, voire de crampes. Il est éliminé pendant la période de récupération active (période d'exercice physique d'intensité légère qui doit suivre un entraînement ou une épreuve).

  • Acide urique

    Déchet du métabolisme, normalement éliminé par les reins. Son accumulation peut provoquer une crise de goutte. L'acide urique peut également former des calculs dans les voies urinaires.

  • Acides gras

    Unités de base des lipides (graisses). Dans le corps, les acides gras forment une réserve d'énergie utilisable lorsque celles de sucre (glycogène) sont épuisées. Ils entrent dans la composition de la membrane des cellules et sont indispensables à la synthèse de certaines hormones. Les acides gras sont classés en plusieurs familles : acides gras saturés, acides gras mono-insaturés, acides gras polyinsaturés, acides gras essentiels, etc.

  • Acides gras essentiels

    Certains acides gras polyinsaturés sont qualifiés d'acides gras essentiels car notre corps est incapable de les fabriquer et ils sont obligatoirement apportés par l'alimentation. Ils entrent dans la constitution des cellules et dans la fabrication de certaines hormones. On les trouve dans les poissons gras et les huiles végétales (tournesol, maïs, colza, noix, pépins de raisin et soja).

  • Acides gras mono-insaturés

    Famille d'acides gras. La grande majorité des acides gras mono-insaturés contribue à nous protéger des maladies cardiovasculaires (contrairement aux acides gras saturés). On les trouve en grande quantité dans certaines matières grasses d'origine végétale (huiles de colza, d'olive, de noix, de soja et d'arachide).

  • Acides gras oméga-3 et oméga-6

    L'acide linoléique (oméga-6) et l'acide linolénique (oméga-3) sont les principaux acides gras essentiels. Ils se trouvent dans les poissons gras et les huiles végétales (tournesol et maïs pour le premier  ; colza, noix, pépins de raisin et soja pour le second). Ces acides gras essentiels sont indispensables au bon fonctionnement du corps. Néanmoins, pris en excès, ces acides gras peuvent provoquer une baisse de l'immunité, une fragilisation des membranes des cellules et des troubles de la coagulation sanguine.

  • Acides gras polyinsaturés

    Famille d'acides gras. Ils contribuent à nous protéger des maladies cardiovasculaires. Ils sont essentiellement présents dans les produits végétaux et les poissons gras (sardines, harengs, thon, saumon, etc.). Ce sont les acides gras qui devraient constituer l'essentiel de l'apport quotidien en lipides.

  • Acides gras saturés

    Famille d'acides gras qui ont tendance à favoriser les dépôts de cholestérol dans les artères et donc à augmenter les risques de maladies cardiovasculaires. Ils se trouvent surtout dans les graisses d'origine animale (beurre, crème fraîche, fromages) excepté celles issues des poissons, dans certaines huiles tropicales (huile de palme par exemple) et dans les produits fabriqués à partir de ces sources de gras (pâtisseries industrielles, charcuteries, produits laitiers gras, etc.). Leur apport dans l'alimentation doit être limité.

  • Acidocétose

    Accumulation dans le sang de substances acides, qui peut s'observer après un jeûne chez l'enfant (haleine sentant l'acétone) ou en cas de complication du diabète sucré. La présence de ces substances toxiques (corps cétoniques) est détectée dans les urines.

  • Acidose lactique

    Complication exceptionnelle, mais grave, souvent liée à l'emploi des antidiabétiques appartenant à la famille des biguanides ou de médicaments contre l'infection par le VIH (virus du sida). Elle consiste en l'accumulation d'acide lactique, responsable de crampes musculaires, de troubles digestifs, de fatigue, de respiration difficile, etc. Ces symptômes ne doivent pas être confondus avec les crampes banales observées après un effort ou après la prise de certains diurétiques. L'acidose lactique est favorisée par une insuffisance rénale, par une insuffisance hépatique grave, par un surdosage de médicaments, par les boissons alcoolisées ou par un jeûne prolongé.

  • Acné

    Affection de la peau liée à une rétention de sébum formant des comédons (points noirs et microkystes). Ceux-ci sont le siège d'une prolifération de bactéries et se transforment en pustules.

  • Acouphène

    Sensation auditive ne provenant pas d'un son extérieur.

    Synonyme : bourdonnement d'oreille.

  • Addiction

    Dépendance d'une personne à un médicament ou à une drogue. Par extension, la dépendance peut concerner une activité dont on ne peut plus se passer : jeux d'argent, jeux vidéo, Internet, etc.

  • Addison

    Maladie rare due à un défaut de fonctionnement des glandes surrénales qui sécrètent notamment la cortisone. Son traitement repose sur l'apport de cortisone et d'un minéralocorticoïde.

  • Adénome

    Tumeur bénigne se développant à partir d'une glande. Il peut s'agir d'une glande à sécrétion externe (comme le sein, la prostate ou le tube digestif, dont les sécrétions sont véhiculées vers l'extérieur), ou interne (comme la thyroïde ou l'hypophyse, dont les hormones sont transportées par la circulation sanguine). Certains adénomes peuvent se transformer en cancers.

  • Adénome de la prostate

    Augmentation du volume de la prostate, glande située sous la vessie de l'homme. Cette augmentation de volume est bénigne, n'a aucun rapport avec un cancer, mais peut gêner le passage des urines dans le canal (urètre) qui traverse la glande.

    Les symptômes qui font évoquer la présence d'un adénome de la prostate sont :

    • une difficulté à uriner (lenteur, faiblesse du jet) ;

    • le besoin de se lever plusieurs fois la nuit pour uriner ;

    • des envies d'uriner impérieuses et difficiles à contrôler.

    Certains médicaments, les atropiniques notamment, peuvent avoir pour effet indésirable d'aggraver la gêne et peuvent conduire à un blocage total de l'évacuation de la vessie. Ils sont donc contre-indiqués ou doivent être utilisés prudemment chez les hommes présentant les symptômes décrits ci-dessus.

  • Adénosine triphosphate

    Carburant du corps, en particulier au niveau des muscles. L'adénosine triphosphate, ou ATP, consommé est régénéré à partir de sources d'énergie stockée comme la phosphocréatine, le glucose (sucre), les acides gras (graisses) ou les acides aminés (protéines).

  • Adn

    Abréviation d'acide désoxyribo-nucléique. Longue molécule présente dans tous les organismes vivants, capable de se répliquer et participant à la production des protéines. L'ADN est l'un des supports de l'hérédité.

  • Adrénaline

    Hormone sécrétée par les glandes surrénales ; elle a des propriétés multiples : accélération du cœur, augmentation de la force des battements, contraction des vaisseaux (à l'exception des artères coronaires qu'elle dilate), relâchement des fibres musculaires des bronches et de l'intestin, dilatation de la pupille, etc.

    Synonyme : épinéphrine.

  • Adrénergique

    Qui reproduit les effets de l'adrénaline.

  • Aérateur transtympanique

    Dispositif destiné à traiter les otites séreuses. Il s'agit d'un court tuyau creux placé par l'ORL dans un orifice du tympan. Il est appelé aérateur car il permet l'écoulement du liquide visqueux présent lors d'otites séreuses dans l'oreille moyenne, qui ne contient normalement que de l'air. L'aérateur transtympanique est fréquemment appelé « yoyo », par analogie avec sa forme (il présente un rétrécissement en son milieu qui lui permet de rester en place plusieurs mois).

  • Aérosol

    Brouillard de fines particules liquides ou solides, destinées à être inhalées pour agir dans les voies respiratoires. Les aérosols sont obtenus à l'aide de flacons pressurisés ou d'appareils électriques spécialement destinés à cet usage et prescrits par le médecin.

  • Agranulocytose

    Disparition de certains globules blancs du sang. Cette affection grave empêche l'organisme de réagir contre les infections. Elle est due le plus souvent à la toxicité d'un médicament sur la moelle osseuse, où sont fabriqués les globules du sang.

  • Ains

    Abréviation d'anti-inflammatoire non stéroïdien. Famille de médicaments anti-inflammatoires qui ne sont pas dérivés de la cortisone (stéroïdes), et dont le plus connu est l'aspirine.

  • Albumine

    Protéine servant au transport de nombreuses substances dans le sang. Son dosage permet notamment d'estimer l'importance d'une déshydratation ou d'une dénutrition.

  • Albuminurie

    Présence anormale d'albumine dans les urines. Elle est le signe d'un mauvais fonctionnement des reins. La recherche d'albumine dans les urines s'effectue habituellement à l'aide de bandelettes réactives. Néanmoins, ces bandelettes ne sont pas suffisamment sensibles pour détecter de très faibles quantités d'albumine dans les urines (une microalbuminurie). Dans le suivi de certaines maladies, par exemple le diabète, des techniques plus précises sont utilisées pour dépister une microalbuminurie.

  • Alcalin

    Se dit d'une substance dont le pH est supérieur à 7.

    Synonyme  : basique.

  • Alcool

    Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool.

    Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70° (ou même à 60°) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90°.

  • Algie vasculaire de la face

    Douleur apparentée à la migraine, mais beaucoup plus vive et brève. Elle est souvent associée à un larmoiement et à une congestion nasale.

  • Algodystrophie

    Maladie caractérisée par une douleur et un œdème persistants, qui suivent généralement un traumatisme.

  • Alkylant

    Variété de chimiothérapie anticancéreuse qui agit en provoquant des mutations de l'ADN des cellules en division.

  • Allergène

    Substance étrangère à l'organisme, pouvant déclencher une allergie : pollen, poils de chat, etc.

  • Allergie

    Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'œdème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.

  • Alopécie

    Chute générale ou partielle des poils ou des cheveux.

  • Alphabloquant

    Les récepteurs alpha, présents notamment sur les vaisseaux sanguins et l'appareil urinaire, sont responsables de leur contraction. Un alphabloquant est une substance qui bloque ces récepteurs et provoque ainsi une vasodilatation (par relâchement des fibres musculaires présentes dans la paroi des vaisseaux) ou l'ouverture du sphincter de l'urètre.

  • Altération

    Modification en mal par rapport à un état normal, détérioration.

  • Alzheimer

    Maladie dégénérative du cerveau caractérisée par des troubles de la mémoire, des troubles du jugement, une désorientation dans le temps et dans l'espace. D'autres maladies peuvent présenter des symptômes proches (dépression, hypothyroïdie, etc.) et le diagnostic de maladie d'Alzheimer ne doit pas être porté à tort devant de banals troubles de la mémoire.

  • Ambulatoire (traitement)

    Sans hospitalisation.

  • Aménorrhée

    Absence de règles. On distingue l'aménorrhée primaire (la femme n'a jamais eu de règles) de l'aménorrhée secondaire (les règles se sont arrêtées ou n'ont pas repris).

  • Amibe

    Parasite touchant habituellement l'intestin, transmis par l'eau et les aliments souillés. Les troubles digestifs provoqués par les amibes (amibiase) sont plus importants lorsque le germe provient d'un pays chaud.

  • Amibiase

    Infection due aux amibes.

  • Amibiase hépatique

    Forme grave de l'infection par les amibes provoquant une sorte d'abcès du foie.

  • Amidon de blé

    L'amidon se compose d'une longue chaîne de molécules de glucose (sucre). Présent dans les céréales, les pommes de terre et autres féculents, l'amidon est une des bases de notre alimentation. L'amidon extrait du blé est utilisé comme ingrédient dans de nombreux aliments industriels et également comme excipient (composant sans activité thérapeutique) dans de nombreux médicaments. Certaines personnes sont allergiques aux produits dérivés du blé (allergie au gluten ou maladie cœliaque) et ne tolèrent pas les aliments ou les médicaments contenant de l'amidon de blé.

  • Aminoside

    Famille d'antibiotiques particulièrement actifs sur les staphylocoques. Les aminosides injectables, surtout en cas de surdosage, peuvent être toxiques pour le rein et pour l'oreille interne.

  • Ammonium quaternaire

    Famille d'antiseptiques présents dans de nombreux médicaments d'usage local. Généralement bien supportés, ils peuvent cependant donner lieu à de rares allergies.

  • Amnésie antérograde

    Effet indésirable commun aux médicaments de la famille des benzodiazépines. Il s'agit d'une absence de mémorisation de tous les événements survenus pendant une durée qui peut atteindre plusieurs heures (amnésie). Elle peut survenir avec toutes les benzodiazépines, surtout lorsque le médicament est pris au coucher et que la personne est réveillée précocement par un événement extérieur. Celle-ci ne garde aucun souvenir de ses actes pendant la période qui suit son réveil.

  • Amphétamine

    Substance excitante qui accroît artificiellement les capacités physiques et psychiques. Son emploi prolongé entraîne des effets indésirables parfois graves, une accoutumance et une dépendance.

  • Anabolisant

    Substance qui stimule artificiellement la croissance des tissus vivants, notamment celle des muscles.

  • Analgésique

    Qui agit contre la douleur.

    Synonyme : antalgique.

  • Anamnèse

    Ensemble des renseignements recueillis sur l'histoire d'une maladie auprès du patient ou de son entourage.

  • Anatoxine

    Forme neutralisée de certaines toxines sécrétées par des bactéries pathogènes (diphtérie, tétanos). Les anatoxines, inoffensives, sont utilisées dans les vaccins, car elles permettent à l'organisme de s'immuniser contre la véritable toxine, responsable de la maladie.

  • Androgénique

    Qui reproduit l'effet des hormones androgènes (hormones mâles).

  • Anémie

    Baisse du taux d'hémoglobine dans le sang, qui se traduit le plus souvent par une baisse du nombre des globules rouges. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine. Une carence en fer lors d'une grossesse, d'un régime végétarien, d'hémorragies abondantes ou répétées (règles) est une cause fréquente d'anémie. D'autres causes, plus rares, sont liées à des carences en vitamines du groupe B.

  • Anémie falciforme

    Variété d'anémie chronique fréquente en Afrique due à une anomalie congénitale de l'hémoglobine, protéine contenue dans les globules rouges.

    Voir aussi : drépanocytose.

  • Anémie hémolytique

    Anémie particulière due à une destruction des globules rouges.

  • Anémie mégaloblastique

    Anémie particulière, due à une carence en acide folique (vitamine B9), qui se traduit par une baisse du nombre des globules rouges et par une augmentation de leur taille. Elle est différente des anémies par carence en fer, plus fréquentes, qui se traduisent par une diminution de la taille des globules rouges.

  • Anesthésie

    Suppression de la sensibilité.

    L'anesthésie peut être :

    • générale, le malade est endormi ;

    • régionale, une région du corps est insensibilisée mais le malade est conscient (péridurale...) ;

    • locale, seule une petite partie du corps est insensibilisée.

  • Anesthésique

    Médicament qui entraîne une anesthésie. Outre les anesthésiques généraux qui permettent d'endormir les malades avant une opération, il existe des anesthésiques locaux, qui peuvent être injectés au contact d'un nerf pour insensibiliser une région du corps. Les anesthésiques locaux sont également appelés anesthésiques de contact.

  • Anesthésique de contact

    Médicament diminuant ou supprimant par simple contact la sensibilité des muqueuses ou de la peau. Il est utilisé localement pour atténuer la douleur ou pour faciliter les explorations des cavités de l'organisme (bouche, œsophage, estomac, larynx...).

  • Anévrisme

    Poche formée par la paroi dilatée d'une artère.

  • Angine

    Infection douloureuse du pharynx (gorge) et des amygdales provoquant de la fièvre. La majorité des angines est due à des virus. Dans 20  % des cas chez les enfants (10 % des cas chez les adultes), l'angine est due à une bactérie, un streptocoque du groupe A. Les angines à streptocoques du groupe A justifient un traitement antibiotique pour prévenir de possibles complications : infection généralisée (septicémie), rhumatisme articulaire aigu, problèmes cardiaques, etc.

  • Angine de poitrine

    Douleur oppressante due à une obstruction partielle des artères coronaires qui irriguent le muscle cardiaque. Elle peut se manifester dans la poitrine, les bras ou la mâchoire.

    Synonyme : angor.

  • Angiographie

    Radiographie des vaisseaux sanguins réalisée après injection intraveineuse d'un produit opaque aux rayons X. Cet examen sert à détecter un rétrécissement (sténose) ou une dilatation (anévrisme) des vaisseaux. L'angiographie des vaisseaux de la rétine (angiographie rétinienne) n'utilise pas les rayons X mais une lumière particulière. Dans ce cas, une substance fluorescente, la fluorescéine, remplace le produit opaque. Elle colore les urines et les muqueuses pendant 24 heures. La vue du patient est brouillée dans les heures qui suivent l'examen.

  • Angor

    Voir Angine de poitrine.

  • Anguillule

    Parasite digestif. L'homme est contaminé par les larves contenues dans la boue, qui pénètrent à travers la peau.

  • Ankylostome

    Parasite digestif proche de l'anguillule, dont les larves pénètrent à travers la peau.

  • Ankylostomiase

    Infection due aux ankylostomes. Elle est responsable d'une anémie.

    Synonyme : ankylostomose.

  • Anorexie

    Absence ou perte d'appétit pouvant conduire à une dénutrition grave. L'anorexie mentale est d'origine psychologique : elle se caractérise par un refus de manger ou des vomissements provoqués volontairement et se manifeste particulièrement chez l'adolescent. Chez la jeune fille, elle s'accompagne d'une absence de règles.

  • Anorexigène

    Substance qui réduit la sensation de faim, souvent apparentée aux amphétamines.

  • Antagoniste

    Se dit d'une substance qui bloque un récepteur et empêche sa stimulation par d'autres substances. Beaucoup de substances médicamenteuses ou naturelles ont un effet sur l'organisme par l'intermédiaire d'un récepteur, qui reconnaît la substance et déclenche une action biologique à son contact. Ainsi, l'adrénaline stimule les récepteurs bêta du cœur et provoque son accélération, l'opium stimule les récepteurs du plaisir dans le cerveau. Des substances antagonistes comme les bêtabloquants ou la naltrexone empêchent respectivement l'action de l'adrénaline et celle des opiacés : elles se fixent sur le récepteur et le bloquent, de la même façon qu'une allumette insérée dans une serrure ne permet plus à la clé de l'ouvrir.

  • Antalgique

    Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau.

    Synonyme : analgésique.

  • Antécédent

    Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.

  • Anti-inflammatoire

    Médicament qui lutte contre l'inflammation. Il peut être soit dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire stéroïdien), soit non dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS).

  • Anti-oedémateux

    Médicament qui s'oppose à la formation d'œdèmes (gonflements).

  • Antiacide

    Médicament qui neutralise l'acidité des sécrétions gastriques ou qui bloque les glandes responsables de la sécrétion d'acide.

  • Antiagrégant plaquettaire

    Médicament qui empêche les plaquettes de s'agglutiner et donc les caillots de se former. L'antiagrégant plaquettaire le plus ancien est l'aspirine prise à petite dose.

    Les antiagrégants ne doivent pas être confondus avec les anticoagulants dont le mécanisme d'action est différent.

  • Antiangoreux

    Médicament destiné à combattre l'angine de poitrine (également appelée angor).

  • Antiarythmique

    Médicament indiqué dans les troubles du rythme cardiaque. La famille des antiarythmiques est divisée en classes I, II, III, IV en fonction du mode d'action de ces médicaments.

  • Antiasthénique

    Médicament qui lutte contre la fatigue (asthénie).

  • Antibiotique

    Substance capable de bloquer la multiplication de certaines bactéries ou de les tuer. Le spectre d'un antibiotique est l'ensemble des bactéries sur lesquelles ce produit est habituellement actif. Contrairement aux bactéries, les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques. Les premiers antibiotiques furent extraits de cultures de champignons : penicillium (pénicilline), streptomyces (streptomycine). Ils sont actuellement fabriqués par synthèse chimique. Les antibiotiques sont divisés en familles : pénicillines, céphalosporines, macrolides, tétracyclines (cyclines), sulfamides, aminosides, lincosanides, phénicolés, polymyxines, quinolones, imidazolés, etc.

    Un usage inapproprié des antibiotiques peut favoriser l'apparition de résistances : n'utilisez un antibiotique que sur prescription médicale, respectez sa posologie et sa durée, ne donnez pas et ne conseillez pas à une autre personne un antibiotique que l'on vous a prescrit.

  • Anticholinestérasique

    Substance qui s'oppose à la destruction de l'acétylcholine par une enzyme, la cholinestérase. En augmentant le taux d'acétylcholine, un anticholinestérasique (à faibles doses) a des effets comparables à ceux de l'acétylcholine, mais plus durables.

    Des médicaments anticholinestérasiques sont utilisés dans le traitement de la myasthénie ou en cas d'atonie intestinale grave. L'emploi d'anticholinestérasiques dans la maladie d'Alzheimer est récent et repose sur l'hypothèse d'un déficit en acétylcholine dans le cerveau.

  • Anticoagulant

    Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

    Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

    Il existe deux grand types d'anticoagulants :

    • les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;

    • les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.

  • Anticonvulsivant

    Médicament utilisé pour traiter les convulsions et les différentes formes d'épilepsie. Les anticonvulsivants sont classés en barbituriques (phénobarbital) et non barbituriques, qui sont les plus utilisés actuellement.

  • Anticorps

    Protéine sécrétée par certains globules blancs, destinée à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Certains anticorps d'origine animale (sérum) ou humaine (gammaglobuline) sont utilisés en injection pour lutter contre des agents toxiques ou infectieux.

  • Anticorps monoclonal

    Un anticorps monoclonal est une copie, produite par génie génétique, d'un anticorps présent dans l'organisme. Il est conçu pour reconnaître un antigène précis et permettre de cibler des cellules spécifiques, telles que des cellules tumorales et des cellules impliquées dans les réactions immunitaires.

    Les anticorps monoclonaux ont souvent un nom se terminant en « mab » en référence au terme anglais (Monoclonal AntiBody).

  • Antidépresseur

    Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc.

    En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les antidépresseurs imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales.

    Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister, alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.

  • Antidépresseur imipraminique

    Antidépresseur apparenté à l'imipramine (Tofranil). Bien que parmi les premiers découverts, ces antidépresseurs restent souvent les plus efficaces dans le traitement de la dépression. Leurs effets indésirables (sécheresse de la bouche, baisse de tension, constipation, sueurs, etc.) limitent malheureusement leur emploi.

  • Antidépresseur sérotoninergique

    Antidépresseur agissant sur la sérotonine, neurotransmetteur présent dans le cerveau. On distingue, parmi ces antidépresseurs, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), qui n'agissent que sur cette substance, et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA), dont l'action est plus large.

  • Antidiabétique

    Médicament destiné à lutter contre le diabète. Il en existe deux catégories : les antidiabétiques oraux (sulfamides hypoglycémiants et biguanides, essentiellement) et l'insuline, qui ne s'utilise qu'en injection.

  • Antiémétique

    Médicament qui lutte contre les vomissements.

  • Antifongique

    Médicament qui détruit les champignons et levures microscopiques. Ceux-ci peuvent être présents sur la peau ou les muqueuses (tube digestif ou organes génitaux). La levure la plus courante est le Candida albicans.

  • Antigène

    Substance étrangère à l'organisme, identifiée comme telle par le système immunitaire qui produit des anticorps dirigés spécifiquement contre elle. Les antigènes sont généralement des protéines contenues dans des cellules ou des corps étrangers (globules rouges transfusés, organes greffés, bactéries, virus, etc.), ou présentes dans l'environnement (pollen, déjections d'acariens, poils de chat, etc.).

    La réaction antigène-anticorps est la base de l'immunité ; elle assure notre protection contre les infections et l'efficacité des vaccins. Mais cette réaction peut également être nocive lorsqu'elle est disproportionnée ou inappropriée : c'est la réaction allergique.

  • Antihelminthique

    Médicament destiné à traiter les maladies dues à des vers.

    Synonyme : vermifuge.

  • Antihistaminique

    Médicament qui s'oppose aux différents effets de l'histamine. Deux types principaux existent : les antihistaminiques de type H1 (antiallergiques) et les antihistaminiques de type H2 (antiulcéreux gastriques). Certains antihistaminiques de type H1 sont sédatifs, d'autres n'altèrent pas la vigilance.

  • Antihypertenseur

    Médicament qui lutte contre l'excès de tension artérielle. Les principaux sont les bêtabloquants, les diurétiques, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II et les vasodilatateurs.

  • Antihypertenseur d'action centrale

    Médicament qui fait baisser la tension artérielle en agissant sur les centres de régulation situés dans le cerveau.

  • Antimétabolite

    Variété de chimiothérapie anticancéreuse qui agit en empêchant la synthèse de l'ADN des cellules en division.

  • Antioxydants

    Au cours des réactions chimiques qui se produisent dans notre corps, se forment des substances appelées « radicaux libres » qui peuvent endommager les cellules. Certains sels minéraux (le sélénium ou le zinc, par exemple) et certaines vitamines (C, E et bêta-carotènes) sont connus pour contribuer à neutraliser les radicaux libres : ce sont des antioxydants. Ils participeraient également au renforcement des défenses immunitaires. Ils sont apportés en quantité suffisante par une alimentation équilibrée et riche en fruits, légumes, poissons, huiles de colza ou d'olive, etc.

  • Antiparkinsonien

    Médicament destiné à lutter contre les symptômes de la maladie de Parkinson. Les plus utilisés des antiparkinsoniens stimulent ou remplacent l'action de la dopamine sur des centres spécifiques du cerveau (dopaminergiques) ; d'autres bloquent l'action de l'acétylcholine (anticholinergiques) et sont surtout efficaces sur le tremblement et la rigidité musculaire. Ces derniers sont également utilisés pour corriger le syndrome parkinsonien induit par les neuroleptiques.

  • Antiprotéase

    Médicament antirétroviral qui agit en bloquant une enzyme (la protéase) nécessaire à la maturation du virus du sida (VIH) dans les cellules infectées. Ce type de médicament bloque l'une des étapes de la reproduction du virus, sans toutefois permettre son éradication. Il est le plus souvent utilisé en association avec d'autres antirétroviraux.

  • Antipyrétique

    Médicament utilisé pour abaisser la température du corps lors des accès de fièvre.

  • Antirétroviral

    Médicament inhibant la reproduction des rétrovirus, dont le virus du sida (VIH).

  • Antisécrétoire

    Médicament qui diminue les sécrétions digestives. Les antisécrétoires gastriques type anti-H2 sont utilisés pour le traitement des ulcères et des gastrites, et les antisécrétoires intestinaux pour celui de certaines formes de diarrhée.

  • Antisepsie

    Action consistant à détruire les bactéries, les champignons microscopiques ou les virus présents notamment sur la peau, les muqueuses et les plaies.

    L'action d'un antiseptique n'est pas toujours immédiate : un délai de quelques minutes est parfois nécessaire avant que les germes soient inactivés.

  • Antiseptique

    Substance qui détruit localement les bactéries, réduisant leur nombre et empêchant leur prolifération. Certains antiseptiques sont également actifs sur les champignons microscopiques et les virus.

  • Antispasmodique

    Médicament qui lutte contre les spasmes. Les antispasmodiques agissent généralement en empêchant la contraction de fibres musculaires présentes dans la paroi de l'intestin ou des voies urinaires.

  • Antispastique

    Médicament qui lutte contre l'hypertonie (raideur) musculaire qui s'observe dans certaines maladies neurologiques.

  • Antithyroïdien

    Médicament qui s'oppose à la formation des hormones thyroïdiennes ou à leur action.

  • Antitussif

    Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.

  • Antiviral

    Médicament capable de lutter contre les virus.

  • Antivitamine k

    Famille d'anticoagulants oraux qui agissent en bloquant l'action de la vitamine K, nécessaire à la formation des caillots. Ces médicaments fluidifient le sang en abaissant le taux de prothrombine.

    Abréviation : AVK.

  • Anurie

    Arrêt de production de l'urine par les reins, lié à une cause infectieuse, toxique ou médicamenteuse.

  • Anxiété généralisée

    L'anxiété est un trouble émotionnel se manifestant par un sentiment d'inquiétude, de malaise, voire d'agitation face à un péril mal identifié. L'anxiété est différente de la peur, qui répond à une menace réelle. On parle d'anxiété généralisée lorsque celle-ci devient persistante, irrationnelle, et qu'elle envahit toutes les activités de la vie quotidienne. Lorsque l'anxiété se fixe sur une ou plusieurs situations très précises, on parle de troubles phobiques.

  • Anxiolytique

    Substance luttant contre le stress, l'angoisse, l'anxiété.

    Synonyme : tranquillisant.

  • Aorte

    Artère principale sortant du cœur.

  • Aphte

    Lésion très douloureuse de la bouche, ayant l'aspect d'une tache jaunâtre ou grise, légèrement creusée. La guérison est généralement spontanée après quelques jours.

    Le stress, la fatigue et certains aliments (noix, noisettes, gruyère, agrumes...) peuvent provoquer une poussée d'aphtes. Dans de très rares cas, les aphtes peuvent être dus à une maladie ou à un traitement médicamenteux.

  • Aplasie médullaire

    Atteinte de la moelle osseuse, qui ne peut plus produire les cellules du sang : globules rouges, globules blancs, plaquettes. L'aplasie peut être due à un cancer (leucémie) ou être la conséquence, transitoire, d'une chimiothérapie anticancéreuse.

    Voir aussi : insuffisance médullaire.

  • Apoplexie

    Attaque cérébrale, le plus souvent causée par une hémorragie, une embolie ou une thrombose dans le cerveau.

    Synonyme : accident vasculaire cérébral.

  • Artère

    Vaisseau sanguin partant du cœur.

  • Artère coronaire

    Artère irriguant le muscle du cœur (myocarde). Les artères coronaires forment une couronne autour du cœur, d'où leur nom. Le rétrécissement d'une artère coronaire ou de l'une de ses branches peut provoquer des crises d'angine de poitrine pendant l'effort. Une obstruction complète est responsable d'un infarctus du myocarde.

  • Artérite

    Maladie des artères favorisée par le tabagisme et le plus souvent localisée aux jambes. Elle se caractérise par un épaississement des parois artérielles qui gêne la circulation du sang et entraîne des douleurs au cours de la marche (claudication intermittente). L'artérite des membres inférieurs augmente le risque de survenue d'infarctus du myocarde et nécessite un traitement médicamenteux. À un stade évolué, elle peut être traitée chirurgicalement.

    Synonyme : artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

  • Arthrite

    Inflammation aiguë d'une articulation pouvant aboutir à sa destruction. Les principales causes d'arthrite, en dehors des infections, sont les dépôts de cristaux d'acide urique (goutte) ou de sels de calcium (chondrocalcinose).

  • Arthrose

    Usure du cartilage, responsable de douleurs articulaires et d'une limitation des mouvements.

  • Arythmie

    Irrégularité du fonctionnement du cœur.

    Voir aussi : trouble du rythme cardiaque.

  • Ascite

    Liquide, parfois abondant, présent dans la cavité abdominale au cours de certaines maladies.

  • Asepsie

    Ensemble de mesures prises pour empêcher la contamination d'une personne, d'objets ou de lieux par des microbes.

  • Aspartame

    L'aspartame (E951) est un édulcorant qui possède un pouvoir sucrant 150 fois plus élevé que celui du sucre. Il est parfois utilisé comme excipient (composant sans activité thérapeutique) dans des médicaments. Il est déconseillé aux jeunes enfants et peut être mal supporté par certaines personnes. Il n'est pas toléré par les personnes souffrant de phénylcétonurie, une maladie génétique.

  • Asthénie fonctionnelle

    Fatigue générale sans maladie d'organes décelable. Elle peut survenir pendant la convalescence d'une maladie ou à l'occasion de certains stress.

  • Asthme

    Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

  • Astigmatisme

    Trouble de la vision dû à des irrégularités de la courbure de la cornée. Les objets vus sont déformés selon un axe, comme dans un miroir déformant. Il peut être nécessaire de porter des lunettes ou des lentilles de contact pour corriger ce défaut.

  • Athérome

    Plaque jaunâtre, essentiellement constituée de cholestérol, déposée sur les parois d'une artère. Des plaques d'athérome peuvent se calcifier (athérosclérose) ou se détacher et venir obstruer une petite artère (embolie).

  • Athérosclérose

    Vieillissement et rétrécissement des artères, dus à des dépôts de cholestérol et de calcium.

  • Atonie intestinale

    Diminution des contractions de l'intestin, responsable d'un ralentissement du transit, voire d'une constipation.

  • Atopie

    Prédisposition congénitale, et souvent familiale, à diverses manifestations allergiques : asthme, rhinite et conjonctivite allergiques, eczéma. Le terme « terrain atopique » est souvent employé à propos d'une personne souffrant d'allergie.

  • Atopique

    • Relatif à l'atopie.

    • Personne souffrant d'atopie.

  • Atp

    Abréviation de adénosine triphosphate. Voir ce terme.

  • Atrophie

    Diminution du volume d'un organe ou d'un membre, due au vieillissement, à une maladie ou à un défaut d'irrigation sanguine.

  • Atrophique

    Qui présente les caractères de l'atrophie.

  • Atropine

    Substance contenue dans une plante, la belladone. Elle a donné l'adjectif atropinique, qui décrit ses effets et ceux des substances qui lui sont chimiquement apparentées.

  • Atropinique

    Médicament dont les effets sont proches de ceux de l'atropine. Les atropiniques luttent contre les spasmes et la diarrhée. Les effets indésirables des atropiniques sont les suivants : épaississement des sécrétions bronchiques, sécheresse de la bouche et des muqueuses, constipation, risque de blocage des urines et de crise de glaucome aigu chez les personnes prédisposées, troubles de l'accommodation, sensibilité anormale à la lumière par dilatation de la pupille. La prise de plusieurs médicaments atropiniques augmente le risque d'effets indésirables. En cas de surdosage ou d'ingestion accidentelle, peuvent apparaître également les signes suivants : peau rouge et chaude, fièvre, accélération de la respiration, baisse ou, au contraire, élévation de la tension artérielle, agitation, hallucinations, mauvaise coordination des mouvements. Prévenez d'urgence votre médecin ou, à défaut, appelez le 15, le 112 ou un service médical d'urgence.

    Outre l'atropine et ses dérivés, d'autres médicaments présentent des effets atropiniques : les antidépresseurs imipraminiques, certains antihistaminiques, antispasmodiques, antiparkinsoniens et neuroleptiques.

  • Attaque de panique

    Crise d'anxiété intense, associée à un sentiment de panique lié à l'impression de gravité que provoque cet accès, parfois vécu comme un sentiment de mort imminente. Les symptômes consistent en un sentiment de malaise, de faiblesse intense, d'évanouissement inéluctable. Les troubles associés peuvent être des palpitations, des difficultés respiratoires, des sensations de fourmillements des extrémités. L'angoisse provoquée par cette crise est responsable d'une auto-aggravation, qui peut conduire à un malaise avec perte de connaissance.

  • Autocontrôle

    Sous le terme d'autocontrôle, on regroupe différentes techniques de gestion du stress et de réduction de l'anxiété (avant un examen ou une épreuve sportive, par exemple)  : respiration diaphragmatique (profonde), relaxation progressive, training autogène de Schultz, thérapies cognitivo-comportementales, etc.

  • Automédication

    Consommation d'un médicament dont la prescription par un médecin n'est pas obligatoire.

  • Autotransfusion

    Procédé consistant à prélever du sang à un patient avant une opération, puis à le réinjecter au patient selon les besoins.

  • Avk

    Abréviation de antivitamine K.

  • Azoospermie

    Absence de spermatozoïdes dans le sperme.

  • Bactérie

    Organisme microscopique qui peut provoquer des infections. Contrairement aux virus, les bactéries sont généralement sensibles aux antibiotiques.

  • Bain de bouche

    Mode de traitement local qui consiste à laisser au contact de lésions de la bouche ou des gencives un médicament pur ou dilué dans de l'eau froide ou tiède.

  • Ballonnement

    Accumulation d'air ou de gaz dans l'intestin.

  • Balsamique

    Qui a la propriété d'un baume, substance odoriférante d'origine végétale. Les baumes sont utilisés dans de nombreux médicaments (sirops, pommades, etc.) pour leurs propriétés légèrement antiseptiques, calmantes ou, au contraire, stimulantes, cicatrisantes, etc.

  • Barbiturique

    Famille de puissants sédatifs apparentés au phénobarbital. Actuellement, les barbituriques sont surtout utilisés comme anticonvulsivants ou, à faible dose, comme tranquillisants.

  • Basedow

    Maladie de la glande thyroïde, caractérisée par une augmentation de son volume (goitre), des yeux globuleux et des signes d'hyperthyroïdie.

  • Belladone

    Plante (Atropa belladonna) riche en substances atropiniques.

  • Benzodiazépine

    Famille de médicaments aux effets tranquillisants, sédatifs et anticonvulsivants. Ils favorisent la relaxation musculaire et l'endormissement. Pris à forte dose ou pendant une durée trop longue, ils entraînent une dépendance. Leur arrêt brutal expose à un syndrome de sevrage.

  • Bêta-2 agoniste

    Substance qui stimule certains récepteurs (dits bêta-2) sur la membrane de cellules situées dans la paroi des bronches et provoque une augmentation de leur diamètre.

  • Bêtabloquant

    Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l'action de l'adrénaline (et d'autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches.

  • Bêtalactamine

    Famille d'antibiotiques qui comprend les dérivés de la pénicilline et les céphalosporines.

  • Biguanides

    Famille de médicaments antidiabétiques augmentant la sensibilité des cellules de l'organisme à l'insuline et favorisant son stockage, notamment au niveau des muscles.

  • Bilharziose

    Parasite intestinal ou urinaire que l'homme contracte au contact de l'eau douce dans les pays chauds : les larves pénètrent à travers la peau avant de migrer dans l'organisme.

  • Bilirubine

    Pigment jaune synthétisé dans le foie ou dans le sang lors de la dégradation de l'hémoglobine. Son taux dans le sang augmente fortement lors des hépatites (provoquant la « jaunisse ») et de certaines anémies par destruction des globules rouges.

  • Biodisponibilité

    Manière dont un médicament est absorbé, diffusé et éliminé par le corps.

  • Biopsie

    Prélèvement d'un fragment d'organe en vue d'un examen au microscope.

  • Biotechnologie

    Science des techniques appliquées au domaine biologique, grâce à laquelle des protéines (hormones) ou des vaccins sont fabriqués par des cultures de bactéries ou de levures, puis purifiés. Elle est amenée à remplacer les anciennes techniques d'extraction qui faisaient appel à des produits d'origine animale ou humaine.

  • Blennorragie

    Maladie sexuellement transmissible due au gonocoque.

    Synonyme : gonococcie.

  • Blépharite

    Inflammation ou infection du bord des paupières.

  • Bloc auriculoventriculaire

    Ralentissement ou blocage de la transmission de l'influx nerveux entre les oreillettes et les ventricules du cœur. Un bloc complet peut provoquer un ralentissement excessif du cœur et une perte de connaissance.

    Les blocs auriculoventriculaires graves nécessitent la mise en place d'un pacemaker.

  • Bolus

    Injection rapide d'un médicament par voie intraveineuse.

  • Bouffée délirante

    Survenue brutale et temporaire d'un trouble du comportement chez une personne jusque-là sans problème. La bouffée délirante se manifeste le plus souvent par des propos délirants, que la personne tient sans être en mesure de les critiquer ni d'en percevoir l'étrangeté. Ce délire peut prendre la forme d'hallucinations (auditives, visuelles, olfactives, etc.), mais aussi d'une interprétation déformée du réel. Le danger potentiel de tels accès (pour la personne atteinte et pour son entourage) nécessite une hospitalisation en urgence.

  • Boulimie

    Comportement alimentaire entraînant des épisodes répétés de faim incontrôlable conduisant à l'absorption de grandes quantités de nourriture. L'assouvissement de cette pulsion est souvent suivi d'une sensation de dégoût et de vomissements volontaires. La boulimie touche le plus souvent des femmes jeunes, et alterne dans certains cas avec des épisodes d'anorexie.

  • Bpco

    Abréviation de bronchopneumopathie chronique obstructive. Maladie respiratoire se traduisant par une obstruction chronique et en général irréversible des bronches. Sa cause la plus fréquente est le tabac.

  • Bradycardie

    Ralentissement de la fréquence des battements du cœur à moins de 60 par minute.

  • Bronchiolite

    Forme de bronchite, potentiellement grave, qui touche surtout les nourrissons. Elle est due à un virus qui provoque une inflammation des petites bronches (bronchioles).

  • Bronchite chronique

    Maladie des bronches se traduisant par une toux, des difficultés respiratoires et des mucosités de plus en plus difficiles à évacuer. Ces troubles, le plus souvent dus au tabac, deviennent définitifs après une certaine période d'évolution.

  • Bronchodilatateur

    Médicament destiné à dilater les bronches pour faciliter le passage de l'air dans et hors des poumons, par exemple chez les personnes souffrant d'asthme. De nombreux bronchodilatateurs font partie de la famille des bêta-2 agonistes (ou bêta-2 mimétiques).

  • Bronchospasme

    Contraction anormale des bronches entraînant une respiration difficile et souvent sifflante. Le bronchospasme est l'un des facteurs responsables de l'asthme.

  • Brucellose

    Maladie infectieuse transmise par le lait de vache, de chèvre, de brebis ou par des contacts répétés avec des animaux infectés. Elle se traduit par une fièvre élevée et des douleurs.

    Synonyme : mélitococcie.

  • Bursite

    Inflammation d'une bourse séreuse, membrane qui enveloppe notamment les tendons.

  • Caféine

    Substance stimulante présente dans certaines boissons et certains médicaments.

    Une tasse de café en contient environ 100 mg ; une tasse de thé, environ 50 mg ; une boisson à base de cola, 20 à 30 mg. La durée d'action de la caféine est variable selon les personnes ; elle est plus courte chez les fumeurs et plus longue chez les femmes prenant la pilule ou chez les femmes enceintes.

  • Calcul

    Concrétion (pierre) qui se forme dans les voies excrétrices de certains organes : voies urinaires, biliaires, salivaires.

    Synonyme : lithiase.

  • Calcul biliaire

    Corps solide que forme le cholestérol dans la vésicule ou les voies biliaires.

  • Calcul rénal

    Particule solide formée dans le rein par précipitation de substances normalement dissoutes dans l'urine.

  • Cancer

    Maladie due au développement anarchique et incontrôlable de certaines cellules de l'organisme. Ces cellules anormales, capables de se multiplier indéfiniment, peuvent envahir des organes ou des vaisseaux sanguins et lymphatiques, formant à distance de nouvelles tumeurs, appelées métastases. On classe les cancers en tumeurs solides (qui se développent à partir d'un organe visible) et en tumeurs liquidiennes, qui proviennent des cellules de la moelle osseuse (leucémies notamment).

  • Cancer hormonodépendant

    Cancer dont le développement est susceptible d'être stimulé par certaines hormones : cancer de la prostate, cancer du sein, cancer du corps de l'utérus. En revanche, le cancer du col de l'utérus n'est pas hormonodépendant et n'interdit pas l'usage des médicaments contenant des hormones.

  • Candidose

    Multiplication anormale d'une levure microscopique, Candida albicans le plus souvent. Il s'agit d'une complication fréquente et bénigne des traitements antibiotiques. Les principaux symptômes sont des troubles digestifs, une coloration marron ou noire de la langue, des taches blanches sur le palais ou la langue (muguet), des démangeaisons ou des brûlures de la vulve ou du gland.

  • Capacité respiratoire

    La capacité respiratoire est le volume d'air inspiré et expiré lors d'une respiration profonde. Elle est mesurée au cours d'examens dits d'exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) qui consistent à souffler le plus vite et le plus fort possible à travers un embout buccal pour vider les poumons après avoir inspiré au maximum. L'embout est relié à un appareil, le spiromètre.

  • Capillaire

    Vaisseau sanguin de très faible diamètre.

  • Cardiomyopathie

    Maladie du muscle cardiaque. Dans la cardiomyopathie obstructive, l'épaississement du muscle cardiaque gêne l'écoulement du sang.

    Synonyme : myocardiopathie.

  • Carence

    Déficit concernant habituellement des nutriments, des vitamines, des sels minéraux, etc. Une alimentation diversifiée est la meilleure prévention des carences.

  • Carotides

    Artères principales du cou qui irriguent le cou, le visage et le cerveau.

  • Cataplasme

    Traitement local consistant en l'application d'une pâte sur la peau, recouverte ou non d'un pansement. Lorsque le cataplasme renferme de la farine de moutarde, il est appelé sinapisme.

  • Cataracte

    Opacification progressive du cristallin. Elle peut être due au vieillissement, à une maladie ou à l'usage prolongé de certains médicaments comme les corticoïdes.

  • Catarrhe tubaire

    Affection responsable d'une sensation d'oreille bouchée par obstruction de la trompe d'Eustache, fin canal qui fait communiquer l'oreille moyenne avec les fosses nasales.

  • Cathéter

    Fin tuyau souple destiné à administrer un médicament. Il peut être placé dans une veine, une artère ou dans le nez.

  • Cécité

    Perte complète de la vue. Elle peut être congénitale (survenant dans les premiers mois de la vie) ou acquise (secondaire à une maladie comme le glaucome, la dégénérescence maculaire humide, l'hémorragie rétinienne, etc.).

  • Céphalée

    Mal de tête.

  • Céphalosporine

    Famille d'antibiotiques apparentés à la pénicilline. Les personnes allergiques à la pénicilline peuvent l'être également aux céphalosporines.

  • Ch

    Abréviation de centésimale hahnemannienne. Cette unité correspond à la dilution au centième d'une substance homéopathique. 6 CH signifie que la substance (teinture mère) a été diluée au centième, six fois de suite.

  • Chagas

    Maladie parasitaire, également appelée trypanosomose américaine, transmise par des punaises, en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

  • Chambre implantable

    Petit boîtier implanté sous la peau et relié à un cathéter lui même implanté dans une grosse veine : posé sous anesthésie locale, ce système permet d'administrer des traitements par voie intraveineuse (perfusions) sans solliciter les veines du bras, qui peuvent alors être réservées aux prises de sang. Il est notamment utilisé pour les chimiothérapies anticancéreuses.

  • Charge virale

    Appréciation du nombre de virus dans un milieu biologique donné (le plus souvent le sang). Utilisée notamment dans la surveillance des infections par le VIH, la mesure de la charge virale permet d'estimer l'efficacité du traitement antiviral, dont l'objectif est de la rendre indétectable.

  • Chélateur

    Substance qui se lie à une autre substance présente dans une solution et la rend insoluble.

  • Chéloïde

    Cicatrice volumineuse et inesthétique survenant de façon imprévisible après une incision chirurgicale ou une plaie.

    Voir aussi : cicatrice hypertrophique.

  • Chimioprophylaxie

    Utilisation de médicaments dans le but de prévenir une maladie. Ce terme est souvent employé dans le cas du paludisme, associé à la lutte contre les moustiques.

  • Chimiothérapie anticancéreuse

    Traitement médicamenteux destiné à soigner les cancers. Le mécanisme d'action des différentes chimiothérapies est très proche : il consiste à détruire les cellules cancéreuses, qui se divisent rapidement, en altérant leur ADN, leur métabolisme ou les mécanismes moléculaires qui leur permettent de se diviser. Suivant leur mode d'action, les chimiothérapies anticancéreuses sont classées en plusieurs grandes familles : les alkylants, les antimétabolites, les poisons du fuseau et les inhibiteurs de la topo-isomérase. D'autres ont un mode d'action complexe, qui ne permet pas de les classer facilement.

    La toxicité des chimiothérapies n'est malheureusement pas dirigée exclusivement contre les cellules cancéreuses. D'autres cellules à développement rapide, comme celles du sang, des cheveux ou du tube digestif, sont également touchées, entraînant de nombreux effets indésirables. Mais contrairement aux cellules tumorales, les cellules saines ont des capacités de réparation plus ou moins complètes, ce qui explique par exemple que les cheveux repoussent après une chimiothérapie qui a provoqué leur chute.

  • Chlamydiose

    Maladie due à une bactérie. Il existe plusieurs types de chlamydioses, dont le plus fréquent est une maladie sexuellement transmissible.

  • Choc

    Malaise brutal et grave avec chute de la pression artérielle. Les principales causes de choc sont les allergies (choc allergique ou anaphylactique), les troubles cardiovasculaires graves (choc cardiovasculaire) et les septicémies (choc septique).

  • Choc anaphylactique

    Choc d'origine allergique se manifestant par une baisse brutale de la tension artérielle, due à une dilatation extrême des vaisseaux sanguins. Il survient après un contact avec une substance allergisante (aliment, piqûre d'insecte, injection ou absorption de médicament).

  • Cholagogue

    Médicament qui facilite l'évacuation de la bile, de la vésicule biliaire vers l'intestin.

  • Choléra

    Maladie bactérienne transmise par l'eau et l'alimentation. Elle est peut être grave en raison du risque majeur de déshydratation.

  • Cholérétique

    Médicament qui stimule la production de la bile par le foie.

  • Cholestérol

    Principale graisse circulant dans le sang. Elle est utilisée dans l'organisme comme matière première, notamment pour l'enveloppe des cellules et pour la synthèse des hormones stéroïdes. En excès, le cholestérol est éliminé dans la bile, mais il peut également s'accumuler dans les artères et former des plaques d'athérome.

  • Chondrocalcinose

    Maladie des articulations ressemblant à la goutte, mais due à des dépôts de cristaux de phosphate de calcium (et non pas d'acide urique) dans le cartilage.

  • Chorée

    Maladie neurologique se manifestant par des contractions et des mouvements musculaires anormaux.

  • Cicatrice hypertrophique

    Cicatrice anormale dépassant la surface de la peau. Lors d'une incision ou d'une plaie, les cellules de la peau produisent du collagène qui vient combler la perte de substance. Lorsque la plaie est comblée ou que les bords de l'incision ou de la coupure sont « recollés », le processus de cicatrisation doit normalement s'arrêter. Dans certains cas, il continue de façon anarchique et la production excessive de collagène forme un bourrelet qui dépasse la surface de la peau, formant une cicatrice hypertrophique (chéloïde).

  • Ciguatera

    Intoxication par certains poissons des mers coralliennes.

  • Cirrhose

    Destruction progressive du foie consécutive à l'alcoolisme, mais également à certaines hépatites virales ou à des maladies rares.

  • Coagulation intravasculaire disséminée

    Contrairement à ce qu'indique son nom, c'est une hémorragie qui succède à la formation de caillots multiples dans l'ensemble des vaisseaux de l'organisme, survenant notamment lors d'une opération, d'une infection ou de certaines maladies du sang.

  • Codéine

    Substance extraite du pavot (opium), utilisée pour ses propriétés sédatives sur le système nerveux central, notamment :

    • sur les centres nerveux de la toux (action antitussive),

    • sur les centres nerveux de la douleur (action antalgique).

    Cette action sédative globale est malheureusement à l'origine d'une somnolence gênante, quand la codéine est prise à forte dose.

    Par ailleurs, la parenté chimique avec la morphine expose à un risque de dépendance en cas de traitement prolongé à forte dose. La codéine reste néanmoins l'antitussif le plus efficace et un antalgique puissant, notamment en association avec le paracétamol.

  • Colibacille

    Bactérie normalement présente dans le tube digestif. Son nom scientifique est Escherichia coli. Elle peut être responsable d'infection urinaire ou intestinale.

  • Colique néphrétique

    Douleur aiguë du ventre ou du dos provoquée par un calcul qui obstrue les voies urinaires. Il s'agit généralement de calculs d'acide urique ou de sels de calcium.

  • Colite

    Inflammation d'une partie ou de la totalité du côlon. Elle peut être causée par une infection bactérienne ou parasitaire, une maladie inflammatoire (maladie de Crohn) ou un dérèglement de l'intestin (colite spasmodique).

  • Collagène

    Protéine fibreuse qui assure la cohésion des tissus vivants, notamment de la peau.

  • Collapsus

    Affaissement des parois d'un vaisseau sanguin lorsque la pression artérielle baisse brutalement. Par extension, chute rapide de la tension artérielle.

  • Collapsus cardiovasculaire

    Maladie grave avec chute brutale de la tension artérielle.

  • Collodion

    Solution de nitrocellulose dans un mélange d'alcool et d'éther. Appliquée sur une plaie, elle s'évapore et laisse une fine pellicule étanche et adhérente destinée à protéger la plaie.

  • Collutoire

    Médicament qui agit par contact sur l'arrière-gorge et les parois internes de la bouche. Il est administré par pulvérisation ou en badigeon.

  • Collyre

    Médicament servant au traitement local d'affections des yeux.

  • Coloscopie

    Visualisation de l'intérieur du gros intestin (côlon) à l'aide d'un câble souple (endoscope) contenant des fibres optiques et relié à une caméra, qu'on introduit par l'anus. Réalisé sous anesthésie générale, cet examen permet également de retirer, à l'aide de petites pinces reliées à l'endoscope, d'éventuelles lésions de la paroi interne du colon.

  • Colposcopie

    Examen du col de l'utérus à l'aide d'un instrument optique grossissant. Le col est badigeonné d'acide acétique et d'iode pour mettre en évidence des lésions susceptibles d'évoluer en cancer. Si nécessaire, des fragments de tissus sont ensuite prélevés pour analyse. Cet examen est désagréable, mais indolore.

  • Coma

    Trouble de la conscience, allant de la simple torpeur à la perte de connaissance complète (coma profond).

  • Complexe

    Nom donné à une association de plusieurs remèdes homéopathiques. En général, les dilutions employées sont basses : de 3 DH (décimale hahnemannienne) à 6 CH (centésimale hahnemannienne).

  • Conduit auditif externe

    Partie de l'oreille qui se situe entre le pavillon (la partie visible de l'oreille) et le tympan (la membrane qui permet de capter les sons). Il est couvert d'un épiderme fragile qui sécrète une substance protectrice, le cérumen.

  • Condylome

    Verrue de l'anus et des organes génitaux, due à un virus. La transmission du virus se fait par voie sexuelle et est favorisée par une irritation locale.

  • Confusion

    Une personne atteinte de confusion souffre de désorientation, d'anxiété et de troubles de la mémoire. La confusion peut être due à un trouble neurologique, à une infection ou à une intoxication (par exemple par un médicament).

  • Congénital

    Qui existe à la naissance.

  • Conjonctive

    Muqueuse transparente qui recouvre la paroi interne des paupières et la partie antérieure de l'œil.

  • Conjonctivite

    Inflammation de la conjonctive, due à un corps étranger, à une allergie, à une infection ou à un produit irritant.

  • Connectivite

    Ensemble de maladies rares appelées également collagénoses : lupus érythémateux disséminé, périartérite noueuse, sclérodermie, dermatomyosite, etc.

  • Constipation

    Ralentissement du transit intestinal se traduisant par la raréfaction des selles.

  • Contention élastique

    Traitement de l'insuffisance veineuse ou lymphatique : un bas élastique ou une bande maintient la jambe ou le bras pour empêcher le relâchement exagéré des vaisseaux et la formation d'œdèmes. En fonction de la gravité de l'œdème, le médecin prescrit une contention faible, moyenne ou forte.

  • Contraceptif

    Qui s'oppose à la conception : contraceptif oral (pilule), local (stérilet, spermicide, diaphragme et préservatif).

  • Convulsions

    Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d'oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d'épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant.

  • Cornée

    Partie centrale transparente de l'œil, qui recouvre la pupille et l'iris.

  • Corticoïde

    Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l'organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

  • Corticothérapie

    Traitement par la cortisone ou par un de ses dérivés.

  • Cortisone

    Hormone sécrétée par les glandes surrénales. Elle participe à la régulation des sucres, des graisses et des protéines de l'organisme, mais aussi à la réaction du corps lors d'un stress. Ses puissantes propriétés anti-inflammatoires sont utilisées en thérapeutique. La cortisone naturelle porte le nom de cortisol (dosable par des analyses de sang). L'hydrocortisone est la forme médicamenteuse la plus proche de la cortisone naturelle, elle est surtout utilisée dans le traitement substitutif des maladies dues à un déficit en cortisone. D'autres dérivés chimiques plus puissants sont employés lorsque l'on recherche un effet anti-inflammatoire : prednisone, prednisolone, bétaméthasone, dexaméthasone, etc.

  • Créatinine

    Substance dosable dans le sang, dont l'élévation anormale traduit une insuffisance rénale.

  • Crevasse

    Fissures de la peau et des muqueuses qui persistent sans guérir. Elles sont très douloureuses. Elles sont souvent provoquées par une exposition répétée au froid et à l'humidité.

    Synonyme  : gerçures.

  • Cristallin

    Partie de l'œil agissant comme une loupe, située en arrière de l'iris et de la pupille, et qui fait converger la lumière vers la rétine.

  • Crohn

    Inflammation de l'intestin, qui peut causer des ulcères et des rétrécissements. Elle devient souvent chronique et peut s'accompagner de diarrhées tenaces et de dénutrition.

  • Cruralgie

    Douleur de la cuisse, due à l'irritation des racines du nerf crural. Contrairement à la sciatique, la douleur crurale se situe sur le devant de la cuisse et ne descend pas en dessous du genou.

  • Cryothérapie

    Utilisation du froid à des fins thérapeutiques. Par exemple, applications de compresses froides contre la douleur des entorses et des contusions, mais aussi utilisation de neige carbonique pour brûler des verrues.

  • Cryptococcose

    Infection grave due à un champignon (Cryptococcus neoformans), rencontrée essentiellement chez les personnes souffrant d'un déficit immunitaire.

  • Cul-de-sac conjonctival

    Espace formé lorsqu'on tire vers le bas la paupière inférieure, qui se décolle de l'œil et forme une cavité. C'est dans celle-ci que doivent être déposées les gouttes de collyre et les pommades ophtalmiques. Le médicament se répartit naturellement sur la totalité de l'œil. Il sera éliminé, comme les larmes, par le canal lacrymal, qui évacue les larmes vers le nez.

  • Cushing

    Le syndrome de Cushing est dû à un excès de cortisol dans le sang. Il se manifeste essentiellement par une obésité du tronc et un épaississement de la face. L'excès de cortisol peut être dû à un traitement prolongé par un corticoïde ou à une maladie de la glande surrénale (maladie de Cushing).

  • Cushingoïde

    Qualifie l'aspect d'une personne qui semble atteinte de la maladie de Cushing.

  • Cyclines

    Famille d'antibiotiques utilisés notamment dans le traitement de l'acné et de certaines infections génitales.

  • Cyphose

    Accentuation anormale de la courbure de la colonne vertébrale au niveau du thorax (dos anormalement voûté). Elle peut être congénitale ou provoquée par des anomalies de la croissance, un affaissement des vertèbres, etc.

  • Cystine

    Acide aminé riche en soufre. Il occupe une place importante dans le métabolisme de la peau, des cheveux et des ongles. Dans de très rares cas, la cystine peut être à l'origine de calculs urinaires.

  • Cystite

    Infection de la vessie se traduisant par des brûlures, des urines troubles et parfois sanglantes, et une envie fréquente d'uriner.

  • Cytochromes

    Les cytochromes sont des enzymes du foie impliquées dans la transformation et l'élimination des médicaments. Beaucoup d'interactions médicamenteuses sont dues au fait que les médicaments en cause sont métabolisés par le même cytochrome ou que l'action de ce cytochrome est modifiée par un autre médicament.

  • Date de péremption

    La stabilité des substances contenues dans un médicament n'est garantie par un laboratoire que pendant une période limitée après la fabrication. Une date de péremption figure sur l'emballage ; au-delà de cette date, le médicament périmé risque de perdre son efficacité et son usage est déconseillé. Dans certains cas, la dégradation des substances actives peut aboutir à la formation de composés toxiques (c'est le cas notamment pour les tétracyclines) et le médicament ne doit en aucun cas être utilisé. Il faut prendre l'habitude de rapporter à votre pharmacien les médicaments dont vous n'avez plus l'usage.

  • Dci

    Abréviation de dénomination commune internationale.

    Nom scientifique de la substance thérapeutique contenue dans un médicament. À la différence du nom de marque, la DCI est utilisée dans tous les pays.

  • Débit cardiaque

    Quantité de sang pompé par le cœur par minute. Il varie en fonction de la taille du cœur, de la puissance des contractions et de la fréquence cardiaque.

  • Décoction

    Mode de préparation de certaines tisanes ; ce procédé permet d'extraire les substances contenues dans les plantes, en les mélangeant avec de l'eau. Ce mélange est ensuite porté à ébullition de façon prolongée. Cette technique est différente de l'infusion ou de la macération.

  • Décollement placentaire

    En fin de grossesse, le placenta (organe chargé de régler les échanges entre la mère et l'embryon) peut se décoller partiellement de l'utérus, ce qui entraîne des saignements. Le sang s'accumule et forme un hématome entre le placenta et l'utérus. Le décollement placentaire peut provoquer un accouchement prématuré ou la mort du fœtus. Dans la plupart des cas, le repos suffit à prévenir ces complications.

  • Décongestionnant

    Médicament destiné à diminuer l'afflux de sang dans un organe souffrant d'inflammation.

    Voir aussi  : vasoconstricteur.

  • Décontamination

    Dans le cadre de l'entretien des lentilles de contact, la décontamination a pour but d'éliminer la majorité des microbes, amibes, champignons microscopiques, virus présents à la surface des lentilles ou dans leur étui. La décontamination chimique (à froid) est pratiquée par une immersion prolongée dans une solution appropriée. La décontamination à chaud est possible pour certaines lentilles souples hydrophiles ; elle est pratiquée en plaçant les lentilles dans l'étui contenant du sérum physiologique et en immergeant cet étui dans une eau maintenue à une température de l'ordre de 90 °C pendant 15 minutes.

  • Déficit immunitaire

    Incapacité des systèmes de défense de l'organisme à accomplir leurs fonctions ; elle est due à la baisse des globules blancs ou des anticorps (immunoglobulines). Les causes les plus fréquentes de déficit immunitaire sont les anomalies génétiques, les traitements des cancers (chimiothérapie ou radiothérapie) et le sida.

  • Delirium tremens

    État grave associant un délire, des hallucinations, des tremblements généralisés, une angoisse extrême. Il survient chez l'alcoolique chronique lors d'une privation d'alcool ou, au contraire, d'une ivresse aiguë, d'une infection, d'un traumatisme. Il est dû à des lésions toxiques du cerveau.

  • Dengue

    Maladie virale tropicale transmise par le moustique Aedes.

  • Dentifrice

    Pâte, poudre, gel ou liquide destiné à nettoyer les dents. Les dentifrices traitants, ou thérapeutiques, contiennent des substances qui renforcent l'action du brossage, protègent l'émail ou les gencives, dissolvent le tartre, etc.

  • Dénutrition

    Carence en éléments nutritifs par insuffisance d'apport alimentaire.

  • Dépendance

    Besoin psychique ou physique entraîné par la prise de certaines substances naturelles ou médicamenteuses. Cet état peut s'accompagner, à l'arrêt des prises, de symptômes variés, regroupés sous le terme de syndrome de sevrage.

  • Dépression

    Maladie associant le plus souvent un sentiment de fatigue, d'inutilité, de culpabilité, d'incapacité à accomplir les tâches quotidiennes. Une perte d'appétit et des troubles du sommeil sont fréquents. Les pulsions suicidaires sont l'un des signes de gravité de la dépression.

  • Dépression respiratoire

    Diminution, voire arrêt de la respiration, par inhibition des centres nerveux qui commandent les mouvements d'inspiration et d'expiration.

  • Dermatite atopique

    Maladie de la peau allergique et congénitale se traduisant essentiellement par des poussées d'eczéma chez le jeune enfant.

  • Dermatite herpétiforme

    Maladie rare de la peau ressemblant à l'herpès.

  • Dermatophyte

    Champignon microscopique responsable d'infections cutanées : teigne, pied d'athlète, onyxis (lésion des ongles), etc.

  • Dermatophytie

    Infection de la peau ou des ongles par un champignon microscopique (dermatophyte).

  • Dermatose

    Nom général donné aux maladies de la peau.

  • Dermatose bulleuse

    Maladie de la peau se traduisant par l'apparition de bulles remplies de liquide, semblables aux cloques qui se forment après une brûlure.

  • Derme

    Couche de la peau située sous l'épiderme. Le derme est riche en fins vaisseaux sanguins, appelés capillaires.

  • Dermite

    Inflammation de la peau, sans présumer de sa cause.

    Synonyme : dermatite.

  • Dermite cortico-induite

    Maladie de la peau consécutive à l'usage abusif de pommades ou de crèmes contenant des corticoïdes.

  • Dermite périorale

    Affection de la peau se traduisant par un anneau rouge, accompagné éventuellement de pustules, qui apparaît autour de la bouche. C'est une complication fréquente de l'application intempestive et prolongée de dermocorticoïdes sur le visage.

  • Dermite séborrhéique

    Maladie de la peau se traduisant par une rougeur et une desquamation touchant les régions pileuses et les ailes du nez.

  • Dermocorticoïde

    Préparation de corticoïdes pour usage local, destinée à soigner certaines maladies de la peau.

  • Désensibilisation

    Méthode de traitement préventif de certaines allergies.

  • Déshydratation

    Déficit de l'organisme en eau, dû à des pertes anormales de liquides (diarrhée, vomissements, transpiration abondante).

  • Désinhibition

    Baisse du contrôle des pulsions due à la consommation de certaines substances désinhibitrices comme l'alcool, le cannabis et d'autres drogues, ou de certains médicaments, comme les benzodiazépines. La désinhibition, présente aussi dans les états maniaques, peut conduire à un état d'euphorie, de familiarité excessive, voire d'agitation et d'agressivité. La désinhibition désigne également la propriété qu'ont certains neuroleptiques de lutter contre l'apathie et la démotivation liées à des psychoses.

  • Desquamation

    Élimination de couches cornées superficielles de l'épiderme (squames).

  • Dh

    Abréviation de décimale hahnemannienne. Elle correspond à la dilution au dixième d'une substance homéopathique (soit 1 volume de substance pour 9 volumes d'eau). 6 DH signifie que la substance (teinture mère) a subi 6 dilutions successives au dixième.

  • Diabète

    Terme général désignant les maladies se traduisant par l'émission d'urines abondantes et par une soif intense. Employé seul, le mot diabète concerne généralement le diabète sucré, qui correspond à une perturbation de la régulation des sucres de l'organisme par l'insuline. Il se traduit par l'augmentation du sucre (glucose) dans le sang et par sa présence éventuelle dans les urines. Il existe deux sortes de diabète sucré : le diabète de type 1, ou insulinodépendant, qui nécessite un traitement par l'insuline en injection, et le diabète de type 2, ou non insulinodépendant, qui peut, dans un premier temps, être traité par les antidiabétiques oraux.

  • Diabète insipide

    Type de diabète dû à un déficit en hormone antidiurétique, la vasopressine, qui maintient constante la quantité d'eau contenue dans le corps. Cette hormone est sécrétée par l'hypophyse. Ce déficit peut être dû à un traumatisme crânien, à une infection, à une tumeur ou à une maladie héréditaire exceptionnelle touchant le rein.

  • Diagnostic

    Action d'identifier une maladie avec précision.

  • Dialyse

    Procédé d'épuration du sang en cas d'insuffisance rénale grave, assurée essentiellement par l'emploi d'un rein artificiel.

  • Diaphragme

    Muscle en forme de coupole qui sépare le thorax de l'abdomen. Sa contraction (à l'inspiration) appuie sur les organes de l'abdomen et crée un vide dans la cage thoracique, produisant ainsi un appel d'air dans les poumons. Le diaphragme est percé de trois orifices, permettant le passage de l'œsophage, de la veine cave et de l'aorte. Lorsque des organes de l'abdomen pénètrent dans le thorax par l'un de ces orifices, on parle d'hernie diaphragmatique.

  • Diarrhée

    Le sens médical strict de diarrhée est « émission de selles trop fréquentes et trop abondantes ». En fait, le sens commun assimile la diarrhée à la notion de selles liquides et fréquentes. Normalement, les selles sont pâteuses, mais l'émission de selles liquides ou à peine formées, sans douleur ou trouble particulier associé, n'est pas pathologique. On peut parler de diarrhée lorsque les émissions de selles liquides se répètent dans la journée, et que les besoins sont impérieux ou douloureux.

    Beaucoup de médicaments peuvent accélérer le transit intestinal et rendre les selles plus liquides, sans que cet effet indésirable soit réellement préoccupant.

    Les antibiotiques peuvent altérer la flore digestive, indispensable à la digestion, et provoquer des diarrhées plus ou moins gênantes mais bénignes. L'effet apparaît immédiatement ou après quelques jours de traitement. Une forme de diarrhée grave et exceptionnelle, la colite pseudomembraneuse, peut être observée après un traitement antibiotique ; cette affection se traduit par l'émission de glaires et de fausses membranes (ressemblant à des lambeaux de peau) associées à des douleurs abdominales ; une constipation peut remplacer la diarrhée initiale. La colite pseudomembraneuse peut survenir plusieurs jours après l'arrêt du traitement antibiotique et nécessite un avis médical urgent.

  • Diarrhée du voyageur

    Aussi appelée turista, cette diarrhée, généralement bénigne, est due à des bactéries et peut être contractée lors d'un voyage à l'étranger, avant que l'organisme se soit habitué aux germes présents dans l'environnement local.

  • Digitalique

    Famille de médicaments apparentés à la digitaline, substance issue de la digitale pourpre (plante commune). Les digitaliques, utilisés en cardiologie, ralentissent le cœur et renforcent ses contractions.

  • Dilution homéopathique

    Dilution d'une substance active obéissant aux règles homéopathiques. La solution obtenue après plusieurs dilutions successives ne contient qu'une quantité infime de la substance active initialement présente. Les propriétés d'un remède homéopathique sont étroitement liées à leur dynamisation (agitation de la solution entre chaque dilution). Les unités qui expriment les dilutions homéopathiques sont : DH, CH et K (korsakovienne).

  • Diphtérie

    Maladie infectieuse due à une bactérie, le bacille diphtérique. Elle se manifeste par une angine d'aspect particulier. Sans traitement, elle peut se compliquer : paralysie du voile du palais, difficultés respiratoires, inflammation du muscle cardiaque, mauvais fonctionnement des reins, voire paralysies des membres. La vaccination a quasiment fait disparaître la diphtérie en Europe, mais quelques cas ont été récemment signalés en Russie. Elle persiste également dans les pays en voie de développement.

  • Dispersible

    Qualifie un comprimé qui se désagrège dans l'eau et permet d'obtenir une solution buvable. Contrairement au comprimé effervescent, il ne dégage aucun gaz.

  • Dispositif transdermique

    Système, parfois appelé timbre ou patch, permettant l'absorption d'un médicament au travers de la peau : il assure la diffusion de la substance active vers les vaisseaux sanguins du derme. La substance circule ensuite dans le sang et peut agir comme si elle avait été avalée ou injectée. Ce dispositif permet d'éviter l'effet de premier passage hépatique.

  • Diurétique

    Médicament permettant une élimination accrue d'eau par les reins. Le plus souvent, cette perte d'eau fait suite à la perte de sels provoquée par le médicament (salidiurétique).

    Les diurétiques sont surtout utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle, alors que leur mécanisme d'action dans cette maladie est mal connu. Ils sont également prescrits dans l'insuffisance cardiaque aiguë ou chronique, les œdèmes et d'autres affections plus rares.

    Ces médicaments provoquent une perte de sodium et de potassium (sauf pour certains d'entre eux appelés « épargneurs de potassium »). Leur prise prolongée nécessite donc un contrôle régulier du potassium sanguin, pour éviter les troubles cardiaques qui pourraient résulter d'une hypokaliémie (manque de potassium dans le sang). Le manque de sodium est une autre conséquence possible, mais plus rare aux posologies habituelles, de l'usage prolongé des diurétiques ; il se détecte également par une prise de sang.

  • Diurétique de l'anse

    Diurétique puissant qui agit sur un élément fonctionnel du rein, appelé anse de Henlé.

  • Diverticule

    Petite cavité en cul-de-sac développée aux dépens d'un organe (le tube digestif, le plus souvent). Un diverticule peut donner lieu à une inflammation.

  • Diverticulose

    Accumulation de diverticules.

  • Dopamine

    Substance impliquée dans le métabolisme du cerveau. Un déficit en dopamine dans une région particulière du cerveau provoque la maladie de Parkinson. Certains médicaments apportent de la dopamine au cerveau (lévodopa) et sont utilisés pour traiter cette maladie ; d'autres stimulent les récepteurs à la dopamine : ils ont des effets sur la lactation et le fonctionnement du cerveau.

  • Dopaminergique

    Médicament qui reproduit les effets de la dopamine.

    Les principaux médicaments dopaminergiques sont utilisés dans la maladie de Parkinson ou dans les troubles de l'érection. Ils ne doivent pas être associés aux neuroleptiques, qui risquent d'annuler leur effet.

  • Dorsalgie

    Douleur du dos.

  • Douleur neuropathique

    Douleur due à une neuropathie, c'est-à-dire à une lésion du système nerveux. En pratique, la douleur résulte le plus souvent d'une atteinte des nerfs (névrite) : mononévrite (un seul nerf), polynévrite (atteinte diffuse de plusieurs nerfs), etc.

    Les principales causes de névrite sont les virus (zona), les compressions des racines nerveuses (radiculonévrite) comme la sciatique, les troubles métaboliques comme le diabète, l'alcoolisme ou certains médicaments.

    Si la polynévrite du diabète est rarement douloureuse, les autres causes peuvent être à l'origine de douleurs intenses et difficiles à traiter. Si les antalgiques usuels sont peu efficaces, d'autres produits comme les antidépresseurs donnent parfois de meilleurs résultats par une action antalgique spécifique et indépendante de l'effet antidépresseur ; certains anti-épileptiques sont également utilisés.

  • Draineur

    Substance capable de stimuler ou de faciliter l'élimination des déchets produits par le métabolisme de l'organisme. Un draineur peut agir sur les reins, le foie ou le tube digestif.

  • Drépanocytose

    Maladie héréditaire de l'hémoglobine, touchant surtout les personnes à peau noire d'origine africaine. Les globules rouges, déformés en faucilles, sont rigides et obstruent les petits vaisseaux sanguins. La drépanocytose provoque notamment des crises douloureuses, des accès de fièvre et une anémie. Les voyages en avion sont contre-indiqués dans les formes graves.

  • Duodénum

    Partie de l'intestin dans laquelle pénètrent les aliments issus de l'estomac.

  • Dupuytren

    Maladie d'origine inconnue, se caractérisant par un épaississement et des nodosités de la paume des mains et parfois de la face antérieure des doigts. Elle aboutit à l'impossibilité d'étendre les doigts et se traite chirurgicalement.

  • Durillon

    Épaississement de la peau qui se forme sur les mains et les pieds là où elle est soumise à une pression forte et prolongée (par des chaussures, par exemple). Les durillons sont habituellement indolores.

  • Dyshidrose

    Maladie apparentée à l'eczéma, touchant essentiellement la paume des mains et la plante des pieds.

  • Dyskinésie

    Trouble de la coordination des mouvements.

  • Dyslexie

    Difficulté dans l'apprentissage de la lecture, fréquemment rencontrée chez l'enfant.

  • Dysménorrhée

    Règles douloureuses.

  • Dysthymie

    Maladie chronique caractérisée par l'alternance de périodes de dépression et de périodes d'hyperactivité désordonnée. Cette maladie est également appelée psychose maniacodépressive. Le traitement de référence de la dysthymie est le lithium (à l'exclusion des oligo-éléments, insuffisamment dosés).

  • Ecchymose

    Infiltration de sang dans la peau et les muqueuses pouvant survenir spontanément ou, le plus souvent, après un traumatisme. Les ecchymoses sont communément appelées bleus.

  • Ecg

    Électrocardiogramme, enregistrement de la fonction cardiaque.

  • Écho-doppler (ou doppler)

    Examen proche de l'échographie permettant d'étudier les flux sanguins dans le cœur et les vaisseaux. À l'aide d'ultrasons, le doppler enregistre la vitesse et la direction du sang. On l'utilise pour rechercher des anomalies du flux sanguin : par exemple des plaques d'athérome dans les carotides ou dans les artères des jambes, un défaut des valvules du cœur, etc. Cet examen est indolore.

  • Échocardiographie

    Méthode d'exploration des éléments du cœur (oreillettes, ventricules, artères et veines, valvules, etc.) à l'aide d'ultrasons. Une sonde placée sur la poitrine émet des ultrasons dont l'écho est analysé. L'échocardiographie permet de voir le cœur fonctionner en temps réel. C'est un examen indolore.

  • Échographie

    Technique d'examen indolore utilisant les ultrasons et permettant d'obtenir une image des organes internes en deux ou trois dimensions.

  • Éclampsie

    Complication survenant en fin de grossesse, se traduisant par des œdèmes, la présence de protéines dans les urines et une hypertension artérielle.

  • Eczéma

    Maladie de la peau se manifestant par des boutons et de vives démangeaisons. L'eczéma peut être dû au contact avec une substance allergisante (eczéma de contact) ou être lié à une prédisposition génétique (eczéma atopique).

  • Eeg

    Électro-encéphalogramme, enregistrement de l'activité du cerveau.

  • Effet antabuse

    Ensemble de symptômes désagréables provoqués par certains médicaments lorsqu'ils sont associés à la prise de boissons alcoolisées : bouffées de chaleur, rougeur du visage, maux de tête, nausées, vomissements.

  • Effet de premier passage hépatique

    Un médicament pris par voie orale passe dans l'estomac puis dans l'intestin où il va être absorbé pour passer dans les veines intestinales. Ces veines convergent vers le foie, usine chimique de l'organisme, où les aliments et les médicaments provenant de l'absorption intestinale subissent un traitement avant d'être diffusés dans le reste de la circulation sanguine. Beaucoup de médicaments subissent dans le foie des transformations importantes, appelées « effet de premier passage hépatique ». Il peut s'agir d'une transformation en d'autres produits actifs, mais aussi d'une inactivation quasi totale du médicament. Dans ce cas, pour garantir l'action du médicament, il ne doit pas être avalé (voie orale classique) mais administré par voie injectable ou transcutanée. Une alternative est la voie sublinguale : certains médicaments sont prévus pour être placés sous la langue où ils vont être absorbés par les veines de la bouche, veines qui ont l'avantage de ne pas converger vers le foie comme les veines intestinales, évitant ainsi le premier passage hépatique.

  • Effets indésirables

    La tendance actuelle dans les textes officiels est de rapporter la totalité des symptômes gênants observés, même exceptionnellement, chez les personnes ayant utilisé le médicament lors des études scientifiques.

    Certains de ces troubles sont réellement dus au médicament et constituent ses effets indésirables ; lorsqu'il existe un risque grave ou important, un message spécifique figure généralement dans la rubrique Attention.

    D'autres troubles peuvent avoir été constatés sans que le médicament ne possède de responsabilité réelle dans leur survenue.

    Dans un souci d'exhaustivité, nous avons choisi de reproduire l'intégralité des troubles énumérés dans les textes officiels, bien que nous ayons conscience du risque de créer une inquiétude injustifiée. L'information précise du public reste néanmoins notre principale priorité. Il faut donc avoir conscience, en lisant la rubrique Effets indésirables possibles des nouveaux médicaments, que les troubles cités ne sont pas forcément imputables à la molécule utilisée.

  • Éjaculation rétrograde

    Anomalie fréquemment observée après une intervention chirurgicale prostatique ; elle consiste en l'émission de sperme dans la vessie lors de l'orgasme masculin. Cette anomalie est sans gravité et la qualité de l'orgasme n'est pas affectée, mais le sperme n'est pas émis par la verge puisque les glandes séminales se vident directement dans la vessie.

  • Électrostimulation

    Technique utilisée pour rééduquer les muscles du périnée après un accouchement ou lors d'incontinence urinaire. De petits courants électriques inoffensifs sont utilisés pour stimuler le muscle en forme d'anneau qui ferme la vessie. Les séances d'électrostimulation augmentent le tonus de ce muscle et améliorent la capacité de la patiente à retenir ses urines.

  • Électrothérapie

    Utilisation du courant électrique pour soigner certaines douleurs ou maladies.

  • Éléphantiasis

    Augmentation considérable du volume d'un membre ou d'une partie du corps due à l'obstruction des vaisseaux lymphatiques. En régions intertropicales, la cause majeure d'éléphantiasis est la filariose lymphatique, transmise par les moustiques.

  • Embolie

    Obstruction d'une artère par un caillot ou une plaque d'athérome apportés par le courant sanguin. L'embolie pulmonaire est généralement due à un caillot formé dans une veine qui remonte vers le cœur et vient obstruer une artère pulmonaire.

  • Émétisant

    Qui provoque des vomissements.

  • Emphysème

    Maladie des poumons se traduisant par une dilatation de la cage thoracique et par des difficultés respiratoires. Elle peut être due au tabagisme, à une maladie génétique ou à l'inhalation prolongée de substances toxiques.

  • Emplâtre

    Médicament à usage externe qui se présente sous la forme d'une pâte. Chauffée, elle se ramollit et adhère à la peau sur laquelle elle est appliquée.

  • Encéphalite

    Inflammation d'une partie plus ou moins étendue du cerveau pouvant se manifester de manière diverse : fièvre, fatigue, maux de tête, troubles de la vision, troubles de la conscience, modification du comportement, convulsions, paralysies. L'encéphalite est le plus souvent d'origine infectieuse, mais elle peut aussi être provoquée par une tumeur cérébrale, un accident vasculaire cérébral, une sclérose en plaque, une intoxication au plomb, etc.

  • Encéphalite à tiques

    Maladie virale transmise par la morsure de tiques en Europe, au printemps et en été.

  • Encéphalite japonaise

    Maladie virale présente en Asie, transmise par un moustique du genre Culex, qui, bien que préférant les animaux, peut aussi s'attaquer à l'homme. La gravité de la maladie justifie une vaccination en cas de voyage dans certaines régions en saison humide. En milieu rural, les épidémies sont favorisées par les travaux d'irrigation et les élevages de porc (risque réduit dans les pays à prédominance musulmane).

  • Encéphalopathie hépatique

    Coma ou troubles de la conscience dus à une insuffisance hépatique grave.

  • Endocardite bactérienne

    Infection des structures internes du cœur, notamment des valves, pouvant aboutir à une insuffisance cardiaque grave.

    L'endocardite est favorisée par la coexistence d'une anomalie valvulaire et du passage de bactéries dans le sang (passage qui peut survenir lors de soins dentaires, notamment). Les personnes souffrant d'une anomalie valvulaire, même minime, doivent suivre un bref traitement antibiotique avant et après une intervention dentaire.

  • Endomètre

    Revêtement interne de l'utérus dont la couche superficielle est renouvelée lors de chaque cycle menstruel. Les règles sont constituées du sang et des cellules éliminées lors de ce renouvellement.

  • Endométriose

    Prolifération anormale du revêtement interne de l'utérus (endomètre) en dehors de cet organe.

  • Endorphines

    Substances sécrétées par le cerveau et dotées de propriétés antalgiques et euphorisantes proches de celles de la morphine.

  • Endoscopie

    Exploration visuelle de l'intérieur d'un organe ou d'une cavité au moyen d'un tube optique (endoscope).

  • Endurance (sport)

    L'endurance est la possibilité de maintenir un certain niveau d'intensité lors d'un effort de très longue durée. Lors d'une activité d'endurance, les muscles utilisent l'oxygène pour tirer plus d'énergie du glucose (sucre) et des acides gras (graisses). Cette forme d'utilisation de l'énergie peut être maintenue sur de longues périodes (plusieurs heures). La course à pied (jogging), le vélo (en randonnée) et le ski de fond sont des sports d'endurance.

  • Engelure

    Lésion de la peau due au froid et à l'humidité, siégeant le plus souvent aux doigts.

  • Entente préalable

    Un certain nombre de prescriptions ne seront remboursées que si l'Assurance maladie a donné son accord « préalable », avant l'achat du produit. Pour obtenir cet accord, votre médecin remplit un formulaire que vous adressez à votre caisse avant de solliciter le remboursement. C'est le cas, par exemple, pour les prescriptions de perruques lors de certaines chimiothérapies.

  • Entérite

    Inflammation de l'intestin grêle.

  • Entorse

    Lésion des ligaments d'une articulation due à un traumatisme.

  • Énurésie

    Forme particulière d'incontinence qui se manifeste chez l'enfant par l'incapacité à retenir ses urines la nuit (énurésie nocturne) ou, plus rarement, le jour et la nuit. Ces pertes d'urines sont anormales chez les enfants âgés de plus de 5 ans, âge auquel le contrôle des sphincters devrait être acquis.

  • Enzyme

    Substance capable d'activer une réaction chimique spécifique.

  • Enzyme pancréatique

    Substance sécrétée par le pancréas. Les enzymes pancréatiques facilitent et accélèrent la digestion.

  • Enzyme protéolytique

    Substance pouvant activer la dégradation des protéines. Les enzymes protéolytiques entrant dans la composition des médicaments sont la trypsine, la chymotrypsine, la pancréatine, les bromélaïnes, etc.

  • Épiderme

    Couche externe de la peau (au-dessus du derme). Elle assure le renouvellement de la couche cornée (la plus superficielle), constituée de cellules mortes riches en kératine.

  • Épiglottite

    Infection grave de la gorge, qui survient chez l'enfant et peut provoquer un étouffement. Elle est due à un germe particulier : Haemophilus influenzae, type b. Elle est différente de la simple laryngite, qui peut également provoquer des difficultés respiratoires.

  • Épilepsie

    Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l'activité électrique d'un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d'intensité variable, vont de la chute brutale de l'attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L'épilepsie partielle, comme son nom l'indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu'un ou plusieurs groupes musculaires.

  • Épisode maniaque

    Modification de l'humeur associant à des degrés divers une exaltation ou une irritabilité inhabituelles, un important besoin de parler, des difficultés de concentration, des comportements inadaptés (séduction, dépenses inconsidérées par exemple). Il peut alterner avec des épisodes dépressifs dans le cadre d'un trouble bipolaire, ou être la conséquence d'un traitement antidépresseur.

  • Épistaxis

    Saignement de nez sans cause évidente.

  • Épreuve d'effort

    Examen qui consiste à pédaler sur un vélo stationnaire tout en enregistrant un électrocardiogramme et en mesurant la pression artérielle. La résistance opposée au pédalage augmente progressivement et le patient doit augmenter son effort. Cette épreuve permet de voir si l'effort risque d'entraîner des troubles du rythme cardiaque, un état de pré-infarctus ou une hypertension artérielle.

  • Ergot de seigle

    Champignon parasite du seigle, dont la consommation accidentelle provoque une maladie appelée ergotisme. Les substances dérivées de celles contenues dans ce champignon sont utilisées pour leurs propriétés vasoconstrictrices (contraction des vaisseaux), vasodilatatrices (dilatation des vaisseaux) ou utérotoniques (contraction de l'utérus).

  • Ergothérapie

    Méthode de rééducation aux gestes de la vie quotidienne visant à aider les personnes atteintes de maladies physiques et/ou psychiques.

  • Ergotisme

    Ensemble des manifestations neurologiques et vasculaires liées à une intoxication par des dérivés de l'ergot de seigle : convulsions, douleur, pâleur et refroidissement inhabituels des extrémités des membres.

  • Éruption cutanée

    Apparition de boutons ou de plaques sur la peau. Ces lésions peuvent être dues à un aliment, à un médicament, et traduire une allergie ou un effet toxique. De nombreux virus peuvent également provoquer des éruptions de boutons : celles de la rubéole, de la roséole et de la rougeole sont les plus connues.

  • Érythrocyte

    Globule rouge.

  • Érythropoïétine

    Hormone secrétée par les reins. Elle stimule la production des globules rouges par la moelle osseuse. Elle peut être produite par génie génétique à des fins médicales pour corriger certaines anémies. Son utilisation est parfois détournée par les sportifs de haut niveau pour améliorer leurs performances.

  • Escarre

    Plaie de la peau et des muscles sous-jacents, qui peut apparaître chez les malades alités ou les paraplégiques. Elle fait suite à un appui prolongé sur une même région cutanée, qui provoque un défaut d'irrigation sanguine et la mort des tissus. Une croûte noire initiale tend à s'éliminer pour laisser place à une plaie profonde, difficile à soigner. Les escarres peuvent être prévenues par des changements fréquents de position chez les malades alités et par l'utilisation de supports (matelas ou coussins spéciaux) adaptés.

  • Estrogène

    Famille d'hormones stimulant les organes sexuels féminins (utérus et glandes mammaires essentiellement). On écrit aussi œstrogène.

  • État de mal

    État caractérisant certaines maladies qui surviennent habituellement par crises (migraine, épilepsie, asthme, etc.). Il s'agit d'une succession de crises entre lesquelles le malade ne retrouve pas son état normal, ou d'une crise d'une durée inhabituelle qui ne cède pas aux traitements usuels.

  • État dépressif

    État de souffrance morale associant une démotivation, une fatigue, un sentiment d'inutilité, d'autodépréciation. En l'absence de traitement, l'état dépressif risque d'évoluer vers une dépression grave avec sensation d'incurabilité, de culpabilité, et un risque suicidaire.

  • État maniaque

    État d'euphorie et d'exaltation inappropriées, se traduisant souvent par une hyperactivité, une désinhibition et des comportements inconséquents (dépenses inconsidérées, agressivité, etc.). L'alternance d'états maniaques et de phases de dépression constitue un trouble bipolaire.

  • Exanthème

    Éruption cutanée qui accompagne les maladies infectieuses et contagieuses.

  • Exanthème subit

    Voir sixième maladie.

  • Excipient

    Substance sans activité thérapeutique entrant dans la composition du médicament ou utilisée pour sa fabrication. L'excipient a pour fonction d'améliorer l'aspect ou le goût, d'assurer la conservation, de faciliter la mise en forme et l'administration du médicament. Il sert aussi à acheminer la substance active vers son site d'action et à contrôler son absorption par l'organisme.

    L'excipient devrait avoir une innocuité parfaite (être bien toléré) ; néanmoins certains peuvent entraîner des réactions allergiques ou des intolérances individuelles : il s'agit des excipients à effet notoire.

  • Expectorant

    Médicament qui facilite l'élimination des mucosités (glaires) contenues dans les voies respiratoires.

  • Extrasystole

    Contraction du cœur survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un choc dans la poitrine.

  • Fasciolase

    Également appelée distomatose hépatique, la fasciolase est une maladie parasitaire due à des vers plats, les grandes douves du foie (Fasciola hepatica et Fasciola gigantica) qui colonisent les voies biliaires. La contamination se fait par ingestion de légumes crus, en particulier ceux cultivés en milieu humide comme le cresson. Cette maladie est particulièrement fréquente en Amérique latine, à Cuba, dans le delta du Nil et en Iran.

  • Fécalome

    Bouchon de selles dans le rectum ou dans le côlon. Il est à redouter chez les personnes âgées ou constipées, ou celles qui restent longtemps alitées. Il expose à un risque d'obstruction du tube digestif.

  • Fibrome

    Tumeur bénigne de l'utérus pouvant être responsable de saignements en dehors des règles.

  • Fièvre bilieuse hémoglobinurique

    Crise de paludisme particulièrement grave se manifestant par une fièvre élevée, des vomissements, une jaunisse, une insuffisance rénale et le blocage des urines.

  • Fièvre des rocheuses

    Maladie infectieuse transmise par une tique et observée principalement dans les montagnes Rocheuses et en Inde. Le traitement repose sur des antibiotiques.

  • Fièvre jaune

    Maladie virale tropicale (Afrique, Amérique), mortelle, transmise par un moustique piquant le jour (Aedes). Une vaccination permet de s'en protéger.

  • Filarioses

    Maladies parasitaires des pays tropicaux généralement transmises par des insectes : filariose lymphatique, loase, onchocercose.

  • Fissure anale

    Petite crevasse du pourtour de l'anus, souvent peu ou pas visible, provoquant des douleurs vives pendant et après la selle.

  • Flore digestive

    Ensemble des bactéries normalement présentes dans le tube digestif, qui participent à la digestion.

  • Flore vaginale

    Ensemble des bactéries normalement présentes dans le vagin (flore de Döderlein). Elles ne provoquent aucun trouble et font obstacle aux champignons microscopiques ou aux autres germes qui pourraient être à l'origine d'une infection.

  • Fluor

    Substance minérale qui possède la propriété de se fixer sur les os et sur les dents, et qui augmente leur dureté.

  • Fonctionnel

    Se dit d'un symptôme lorsqu'il est dû à une perturbation du fonctionnement d'un organe, sans que cette perturbation puisse être rattachée à une lésion de cet organe.

  • Fracture de fatigue

    Fracture d'un os trop longtemps soumis à des chocs répétitifs, comme lors d'une marche prolongée par exemple.

  • Furoncle

    Inflammation purulente d'un follicule pileux.

  • G-6-pd

    Abréviation de glucose-6-phosphate-déshydrogénase, enzyme normalement présente dans le globule rouge. Son absence congénitale (déficit) est responsable d'une maladie nommée favisme ; elle interdit l'emploi de certains médicaments.

  • Galactorrhée

    Écoulement anormal de lait par le mamelon, trop abondant chez une femme qui allaite ou survenant chez une femme en dehors de l'allaitement, voire chez un homme.

  • Galactosémie

    Maladie héréditaire rare du nouveau-né, entraînant la présence anormale dans le sang de galactose, sucre du lait.

  • Gale

    Maladie parasitaire de la peau, très contagieuse.

  • Gamma gt

    Abréviation de gammaglutamyl-transférase. Le taux de cette enzyme augmente dans le sang en cas de consommation excessive de boissons alcoolisées ou de maladie du foie liée ou non à l'alcool, mais aussi lors de la prise de certains médicaments.

  • Ganglions

    Terme généralement utilisé pour désigner les ganglions lymphatiques : ces organes filtrent la lymphe (le liquide qui baigne les cellules du corps). Lors d'infection, les ganglions piègent les germes et réagissent en devenant volumineux et douloureux. Les ganglions sont répartis dans l'ensemble du corps, et regroupés par endroits (au niveau du cou, des aisselles et de l'aine, par exemple).

  • Gargarisme

    Mode de traitement local qui vise à laisser au contact de l'arrière-gorge un médicament pur ou dilué dans de l'eau froide ou tiède. Il se pratique la tête penchée en arrière, une expiration continue empêchant le liquide de descendre dans les poumons. La solution utilisée ne doit pas être avalée.

  • Gastrite

    Inflammation de l'estomac favorisée par le stress, le tabac, l'alcool et certains médicaments tels que l'aspirine ou les anti-inflammatoires.

  • Gastrorésistant

    Qualifie certains comprimés ou gélules dans lesquels la substance active est protégée de l'acidité de l'estomac.

  • Gelure

    C'est une brûlure par le froid. Les gelures peuvent être superficielles ou profondes. Elles atteignent parfois les muscles et les os. Les gelures n'apparaissent pas seulement lors de très grand froid  : il suffit que les conditions météorologiques associent le froid (même modéré), l'humidité et surtout le vent, pour que le risque de gelure existe. Si le vent souffle, des gelures peuvent se produire à une température légèrement inférieure à zéro.

  • Gène

    Élément d'ADN (chromosomes) responsable d'une caractéristique héréditaire. Le gène est la plus petite unité d'information génétique. On distingue les gènes de structure (responsables de la formation de protéines qui constituent le corps ou contrôlent son fonctionnement) des gènes régulateurs qui modulent l'activité des gènes de structure.

  • Générique

    Médicament dont le brevet du principe actif est tombé dans le domaine public, permettant ainsi la commercialisation de copies du médicament original. Il présente la même composition qualitative et quantitative en principe(s) actif(s), la même forme pharmaceutique et la même biodisponibilité que le médicament original.

  • Gerçure

    Voir crevasse.

  • Germe

    Terme général qui désigne tous les organismes microscopiques susceptibles de provoquer une infection : bactéries, virus, parasites, champignons.

  • Glaire cervicale

    Liquide incolore ou blanchâtre, filant comme du blanc d'œuf, sécrété par le col de l'utérus au moment de l'ovulation. Elle facilite le passage des spermatozoïdes vers l'utérus. La modification de la glaire cervicale est un des modes d'action des contraceptifs oraux.

  • Glaucome

    Maladie caractérisée par l'augmentation de la pression des liquides contenus dans l'œil (hypertension intraoculaire).

    Ce terme général recouvre deux affections totalement différentes :

    • Le glaucome à angle ouvert ou glaucome chronique est le plus fréquent ; il est généralement sans symptômes, dépisté par la mesure de la tension intraoculaire chez l'ophtalmologiste. Il ne provoque pas de crise aiguë, et le traitement repose essentiellement sur des collyres bêtabloquants. Les personnes atteintes d'un glaucome à angle ouvert ne doivent pas utiliser de dérivés de la cortisone sans avis ophtalmologique préalable.

    • Le glaucome à angle fermé ou glaucome aigu est plus rare. Entre les crises, la tension intraoculaire est normale. Mais l'usage intempestif de médicaments atropiniques (notamment en collyre) provoque une crise aiguë d'hypertension intraoculaire qui peut abîmer définitivement la rétine en quelques heures. C'est une urgence ophtalmologique qui se reconnaît à un œil brutalement rouge, horriblement douloureux, dur comme une bille de verre, et dont la vision devient floue.

    L'angle dont il est question dans ces deux affections est l'angle irido-cornéen. C'est en effet entre l'iris et la cornée que se situe le système d'évacuation des liquides de l'œil. Un angle peu ouvert (fermé) expose à une obstruction totale du système d'évacuation. Cette obstruction peut survenir lorsque l'iris est ouvert au maximum (mydriase) sous l'effet d'un médicament atropinique : l'iris vient alors s'accoler à la cornée.

    Les contre-indications des médicaments atropiniques ne concernent que les personnes ayant déjà fait des crises de glaucome à angle fermé, ou chez qui un ophtalmologiste a détecté ce risque. Celles qui souffrent d'un glaucome chronique à angle ouvert ne sont pas concernées par ces contre-indications.

  • Globule blanc

    Cellule présente dans le sang. Il en existe différents types : les polynucléaires neutrophiles, qui augmentent lors des infections ; les polynucléaires éosinophiles, dont le nombre est élevé chez les personnes allergiques ou en cas de parasitose ; les polynucléaires basophiles ; les lymphocytes et monocytes, dont le nombre s'élève en cas d'infection virale ou d'atteinte de la moelle osseuse.

  • Globule rouge

    Cellule présente dans le sang (5 millions par mm3), qui contient l'hémoglobine.

    Synonyme : hématie.

  • Glucides

    Famille de substances énergétiques contenant notamment les sucres. On distingue les glucides simples, ou rapides, des glucides complexes, ou lents, en fonction de la durée de leur digestion. Ils sont parfois appelés hydrates de carbone.

  • Gluten

    Constituant de certaines céréales (blé, avoine, orge, seigle) et de la farine, qui peut donner lieu chez de très rares personnes prédisposées à une intolérance digestive grave.

    Le maïs et le riz ne contiennent pas de gluten.

  • Glycémie

    Quantité de sucre présente dans un litre de sang. Elle varie habituellement entre 0,6 et 1,1 g/l (3,3 mmol/l à 6 mmol/l) chez la personne à jeun. Le diagnostic de diabète doit être envisagé lorsque la glycémie dépasse 1,2 g/l (6,6 mmol/l).

  • Glycogène

    Substance composée de longues chaînes de glucose (sucre) disposées comme les branches d'un arbre. Le glycogène s'accumule dans le foie et dans les muscles, et constitue les réserves de glucose de l'organisme.

  • Glycosurie

    Présence anormale de sucre dans les urines, rencontrée chez les diabétiques.

  • Goitre

    Augmentation du volume de la glande thyroïde.

  • Gonococcie

    Maladie sexuellement transmissible due au gonocoque.

    Synonyme : blennorragie.

  • Gonocoque

    Bactérie responsable de la blennorragie, transmise par voie sexuelle.

  • Goutte

    Maladie se manifestant par une rougeur et une douleur vive touchant une articulation (celle du gros orteil le plus souvent), due à une accumulation de cristaux d'acide urique.

  • Granulome annulaire

    Variété d'eczéma se traduisant par des boutons roses groupés en anneau.

  • Grossesse extra-utérine

    Grossesse se développant en dehors de l'utérus : lors d'une grossesse normale, l'ovule est fécondé dans la trompe de Fallope par un spermatozoïde ; il doit normalement progresser jusqu'à l'utérus où il se fixe sur l'endomètre. Dans certains cas, cette progression est stoppée et l'œuf se développe dans la trompe qui risque de se rompre. Il s'agit d'une grossesse extra-utérine dont le diagnostic est réalisé par l'échographie et qui nécessite une intervention chirurgicale. Les signes évocateurs d'une grossesse extra-utérine sont une douleur du bas-ventre et des saignements intermittents chez une femme qui présente un test de grossesse positif.

  • Gynécomastie

    Augmentation du volume des seins chez l'homme, congénitale ou due à une maladie, à une tumeur ou à la prise de certains médicaments.

  • Helicobacter pylori

    Bactérie impliquée dans la survenue des ulcères de l'estomac ou du duodénum. Elle empêche la guérison et favorise les récidives à l'arrêt du traitement. Son élimination permet des guérisons définitives. Le traitement associant un antiulcéreux à des antibiotiques constitue un progrès important pour les malades souffrant d'ulcère chronique de l'estomac ou du duodénum.

  • Hématologique

    Qui se rapporte au sang.

  • Hématome

    Accumulation anormale de sang à l'intérieur du corps.

  • Hémochromatose

    Maladie due à une surcharge en fer, qui se détecte par le dosage de la ferritine dans le sang. Elle peut être héréditaire ou acquise, liée notamment à l'alcoolisme.

  • Hémoglobine

    Principal constituant des globules rouges, l'hémoglobine est une substance riche en fer qui assure la fixation de l'oxygène de l'air au niveau des poumons et sa redistribution dans les différents organes.

    Voir aussi : anémie.

  • Hémophilie

    Maladie héréditaire de la coagulation transmise par les femmes, mais touchant uniquement les individus de sexe masculin. Le risque principal de l'hémophilie est la survenue d'hémorragies. Elle nécessite des transfusions sanguines régulières.

  • Hémorragie

    Perte de sang à partir d'une artère ou d'une veine. Une hémorragie peut être externe, mais également interne et passer inaperçue.

  • Hémorragie méningée

    Brusque saignement des enveloppes externes du cerveau (les méninges). L'hémorragie méningée peut être due à la rupture d'un vaisseau sanguin anormal (anévrisme) ou à un traumatisme. Elle se traduit par de violents maux de tête et un état de malaise généralisé, et nécessite une hospitalisation en extrême urgence.

  • Hémorroïde

    Dilatation anormale d'une veine de l'anus ou du rectum se développant soit à l'extérieur, soit à l'intérieur. Elle peut être à l'origine d'un saignement.

  • Hémostatique

    Médicament d'usage local qui arrête les saignements.

  • Hépatite

    Inflammation du foie. Elle peut être due à un médicament, à un virus, à l'alcool ou à une autre cause.

    Les hépatites virales guérissent généralement sans traitement. Contrairement aux hépatites A et E presque toujours bénignes, les hépatites B et C peuvent devenir chroniques : le virus persiste dans l'organisme du malade qui reste contagieux mais ne souffre pas obligatoirement de troubles hépatiques. L'hépatite chronique est dite active lorsque le virus continue à détruire les cellules du foie, destruction traduite par l'augmentation des transaminases dans le sang.

  • Hérédité

    Transmission de caractères d'un être vivant à ses descendants.

  • Hernie hiatale

    Glissement anormal d'une partie de l'estomac au-dessus du diaphragme. Cette anomalie anatomique rend possible le reflux du contenu acide de l'estomac vers l'œsophage. Elle provoque une sensation de brûlure.

    Voir aussi : reflux gastro-œsophagien.

  • Héroïne

    Drogue dérivée de la morphine (famille des opiacés) utilisée par les toxicomanes en injection ou en inhalation nasale. Elle est mortelle en cas de surdosage (overdose) et provoque une dépendance intense dès les premières prises.

  • Herpès

    • Maladie virale due essentiellement aux virus Herpes simplex 1 et 2. Elle se manifeste, lors des poussées, par une éruption douloureuse de fines vésicules. Entre les poussées, le virus reste présent dans les ganglions nerveux. Le virus de type 1 donne plutôt des lésions situées autour de la bouche, alors que le virus de type 2 atteint de préférence les organes génitaux.

    • Famille de virus (Herpèsvirus) qui comprend notamment l'Herpes simplex virus (HSV 1 et 2), le virus varicelle-zona (VZV), le Cytomégalovirus (CMV) et le virus d'Epstein-Barr (EBV) de la mononucléose infectieuse.

  • Hirsutisme

    Apparition anormale d'une pilosité de type masculin chez la femme. À ne pas confondre avec l'hypertrichose féminine, qui correspond à une accentuation de la pilosité normale.

  • Histamine

    Substance chimique naturellement fabriquée par l'organisme et douée de nombreuses propriétés : relâchement des petites artères, contraction des muscles de l'intestin et des bronches, sécrétion du suc gastrique, accélération du cœur et relâchement des contractions de l'utérus. L'histamine est au cœur de l'inflammation, notamment dans les allergies.

    Voir aussi : antihistaminique.

  • Homéopathie

    Mode de traitement fondé sur deux principes : l'usage de substances douées d'effets semblables aux symptômes de la maladie qu'elles sont destinées à combattre, et la dilution infinitésimale de ces substances.

  • Hôpital de jour

    Séjour à la clinique ou à l'hôpital qui ne dure que quelques heures : vous arrivez le matin pour des examens ou un traitement et vous repartez le soir même, dès que ceux-ci sont terminés.

  • Hormone

    Substance produite par le corps et transportée par le sang, destinée à réguler l'activité de certaines glandes ou de certains organes.

  • Hormone androgène

    Famille d'hormones produites essentiellement par les testicules. Elles permettent le développement des caractères sexuels masculins.

  • Hormone stéroïde

    Hormone synthétisée par l'organisme à partir du cholestérol. La cortisone, les hormones sexuelles telles que les estrogènes ou la testostérone sont des hormones stéroïdes.

    Les hormones stéroïdes utilisées comme médicament sont obtenues par synthèse chimique.

  • Hormone thyroïdienne

    Famille d'hormones accélératrices du métabolisme, sécrétées par la glande thyroïde. Elles sont dosables dans le sang et sont appelées T3 et T4.

  • Huile de ricin

    Extraite des graines de ricin, l'huile de ricin a longtemps été utilisée comme laxatif avant d'être abandonnée du fait de ses propriétés irritantes. Elle est parfois utilisée à dose très faible comme excipient (composant sans activité thérapeutique). Certaines personnes réagissent à la présence d'huile de ricin dans un médicament : eczéma (si l'huile est présente dans une pommade ou une crème par exemple), diarrhée (si elle entre dans la composition d'un médicament pris par voie orale), etc. Les produits contenant de l'huile de ricin ne doivent jamais être administrés aux enfants de moins de trois ans.

  • Humeur

    Dans son sens médical, l'humeur est plutôt synonyme de moral. Un trouble de l'humeur peut revêtir la forme d'une dépression ou d'une excitation euphorique, par exemple.

  • Huntington

    Maladie rare, héréditaire, touchant certaines zones du cerveau. Elle se manifeste par des mouvements musculaires involontaires et des troubles du caractère.

  • Hydatidose

    Maladie parasitaire due à un ver de la famille des tænias. Elle se contracte au contact de l'eau souillée ou de chiens errants. Elle se traduit par le présence de kystes pouvant se localiser dans tous les organes, le plus souvent dans le foie.

  • Hyménoptères

    Groupe d'insectes ailés comprenant notamment la guêpe, l'abeille et le frelon, dont le venin est susceptible de provoquer des allergies graves chez les personnes prédisposées.

  • Hypercalcémie

    Excès de calcium dans le sang, consécutif à une maladie ou à l'usage de certains médicaments (excès de vitamine D).

  • Hypercalciurie

    Augmentation anormale du calcium dans les urines.

  • Hypercholestérolémie

    Élévation anormale du taux de cholestérol dans le sang. Le cholestérol sanguin se compose de HDL-cholestérol et de LDL-cholestérol. L'excès de LDL-cholestérol (« mauvais cholestérol ») dans le sang favorise la formation de plaques de graisse sur la paroi intérieure des artères, ce qui entraîne une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

  • Hyperglycémie

    Élévation anormale de la glycémie (taux de sucre dans le sang).

  • Hyperkaliémie

    Élévation anormale de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles cardiaques.

  • Hyperkératinisation

    Épaississement anormal de la couche cornée de la peau (couche la plus externe de l'épiderme).

  • Hypermétropie

    Trouble de la vision qui projette l'image d'un objet en arrière de la rétine. L'image formée sur la rétine est floue comme si l'œil était trop court : la personne a du mal à voir les objets de près. Le port de lunettes ou de lentilles de contact est nécessaire lorsque l'accommodation du cristallin ne parvient plus à compenser ce défaut.

  • Hyperparathyroïdie

    Excès de fonctionnement des glandes parathyroïdes, qui provoque des anomalies osseuses.

  • Hyperplasie

    Développement exagéré d'un tissu ou d'un organe.

  • Hypertension artérielle

    Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l'hypertension artérielle.

  • Hypertension artérielle pulmonaire

    Excès de pression sanguine dans les artères des poumons. Cette hypertension très particulière touche les vaisseaux qui proviennent de la moitié droite du cœur et conduisent le sang dans les poumons, d'où il rejoindra la moitié gauche du cœur, puis la circulation générale. L'hypertension artérielle pulmonaire est due à un obstacle à l'écoulement du sang, comme par exemple un rétrécissement de la valve mitrale qui sépare l'oreillette et le ventricule gauches du cœur.

  • Hypertension intracrânienne

    Excès de pression à l'intérieur de la boîte crânienne, dû à un hématome, un œdème, ou une tumeur du cerveau. Cette affection rare est diagnostiquée par un examen ophtalmologique du fond de l'œil. La douleur de l'hypertension intracrânienne, intense, permanente et durable, ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête ou une migraine, qui cèdent généralement en quelques heures ou jours.

  • Hyperthermie

    Élévation anormale de la température corporelle pouvant être due à une maladie (fièvre), à un effort prolongé ou à certains médicaments.

  • Hyperthyroïdie

    Excès d'hormones thyroïdiennes se traduisant notamment par une accélération du cœur, une mauvaise tolérance à la chaleur, un amaigrissement et une fatigue chronique.

  • Hypertonie

    Tension excessive d'un muscle ou d'un groupe musculaire.

  • Hypertrichose

    Développement excessif des poils. À la différence de l'hirsutisme, l'hypertrichose correspond à une accentuation de la pilosité normale.

  • Hypertriglycéridémie

    Élévation du taux de triglycérides dans le sang du fait d'une anomalie héréditaire ou d'une consommation excessive d'alcool ou d'aliments sucrés.

  • Hypertrophie

    Augmentation anormale du volume d'un organe.

  • Hyperuricémie

    Excès d'acide urique dans le sang.

  • Hypnotique

    Médicament provoquant le sommeil.

    Synonyme : somnifère.

  • Hypocalcémie

    Baisse du taux de calcium dans le sang, consécutive à une maladie ou à l'usage de certains médicaments.

  • Hypocholestérolémiant

    Médicament qui fait baisser le taux de cholestérol dans le sang.

  • Hypoglycémiant

    Médicament qui fait baisser la glycémie (taux de sucre dans le sang).

  • Hypoglycémie

    Baisse de la glycémie (taux de sucre dans le sang) pouvant provoquer des malaises.

  • Hypokaliémie

    Baisse de la kaliémie (taux de potassium dans le sang) pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque. La prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.

  • Hypolipidémiant

    Médicament qui fait baisser le taux des graisses dans le sang : cholestérol et triglycérides, essentiellement.

    Synonyme : hypolipémiant.

  • Hypomanie

    État d'excitation euphorique et désordonnée, d'exaltation, survenant le plus souvent dans le cadre de certains troubles psychiatriques.

  • Hyponatrémie

    Diminution du taux de sodium (sel) dans le sang.

  • Hypophyse

    Petite glande située à la base du cerveau. Elle sécrète des hormones qui stimulent diverses glandes de l'organisme.

  • Hypotension

    Diminution de la pression artérielle (tension) qui peut provoquer fatigue, refroidissement des pieds et des mains, vertiges et malaises. L'hypotension peut être due à des médicaments, une hémorragie, une douleur très forte, mais aussi à un passage brutal de la position couchée à la position debout (hypotension orthostatique).

  • Hypotension orthostatique

    Baisse de la tension artérielle survenant lors du passage de la position allongée à la position debout. Due le plus souvent à des médicaments, l'hypotension orthostatique se traduit par des étourdissements avec risque de chute, notamment chez les personnes âgées. On peut prévenir ces troubles en évitant les changements de position brutaux : rester assis quelques instants au bord du lit avant de se mettre debout, se lever lentement d'un siège en gardant un appui avant de se déplacer.

    Le port de bas de contention, qui empêche le sang de refluer vers les jambes en position debout, est également utilisé pour traiter l'hypotension orthostatique.

  • Hypothalamus

    Partie du cerveau assurant de multiples fonctions. Il sécrète des hormones destinées à agir sur d'autres glandes (notamment l'hypophyse) qui à leur tour sécréteront d'autres hormones qui agiront sur certains organes (ovaires, thyroïde, etc.).

  • Hypothermie

    Baisse anormale de la température du corps. L'hypothermie (ou cryoplexie) survient lorsque l'organisme perd plus de chaleur qu'il n'en produit  : la température corporelle chute, et il faut redouter un arrêt cardiorespiratoire ou des troubles cardiaques si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement. Tout traumatisé peut souffrir d'hypothermie, quelle que soit la saison ; c'est pourquoi il faut toujours couvrir les victimes d'accidents.

  • Hypothyroïdie

    Insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes. Elle se traduit notamment par une diminution du pouls, un ralentissement des idées, une constipation, une fatigue chronique, une crainte du froid, etc.

  • Hystérectomie

    Intervention chirurgicale destinée à enlever l'utérus. Elle se réalise sous anesthésie à travers la paroi de l'abdomen ou celle du vagin. Elle est pratiquée en cas de saignements utérins non contrôlés par un traitement médicamenteux, si un fibrome volumineux a été identifié ou à la suite d'un cancer de l'utérus ou de son col. Elle peut s'accompagner d'une ablation des ovaires (ovariectomie).

  • Iatrogène

    Se dit d'une affection provoquée par l'action d'un médicament ou par un geste médical : effet indésirable, infection après une injection ou une intervention, accident lors de la pratique d'un examen complémentaire, etc.

  • Id

    Abréviation d'intradermique.

  • Im

    Abréviation d'intramusculaire.

  • Imao

    Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

  • Imidazolé

    Famille de médicaments qui regroupe des antifongiques, des antibiotiques et des antiparasitaires.

  • Immunité

    Résistance du corps à certains agents infectieux.

    Voir aussi : déficit immunitaire.

  • Immunodépresseur

    Voir traitement immunodépresseur.

  • Immunoglobuline

    Anticorps sécrété par certains globules blancs, destiné à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Les immunoglobulines d'origine humaine sont utilisées comme médicament ; elles sont alors purifiées et stérilisées.

    Synonyme : gammaglobulines.

  • Immunomodulateur

    Voir traitement immunomodulateur.

  • Immunosuppresseur

    Voir traitement immunodépresseur.

  • Impatiences

    Sensations pénibles localisées dans les jambes. Elles se manifestent, généralement lors du coucher, par un sentiment d'inconfort, un besoin irrépressible de bouger les jambes.

  • Impédancemétrie

    Méthode d'exploration du corps à l'aide de très faibles courants électriques. Selon la fréquence des courants utilisés, l'impédancemétrie permet de mesurer le pourcentage de graisses, de muscles ou d'eau dans le corps. Des techniques d'impédancemétrie sont également utilisées pour explorer les organes de l'audition.

  • Impétigo

    Infection de la peau due à un streptocoque ou à un staphylocoque. Elle se manifeste par des plaques rouges, puis des vésicules et des croûtes.

  • Impuissance

    Érection impossible ou insuffisante pour la pénétration.

    ,
  • Incontinence

    Émission involontaire d'urine ou de selles.

    ,
  • Incubation

    Délai entre la contamination par un germe et l'apparition des symptômes d'une maladie infectieuse.

  • Indice de masse corporelle (imc)

    Formule permettant d'évaluer la proportion de graisse chez une personne :

    Poids ÷ (Taille x Taille).

    Par exemple, pour une personne pesant 82 kg et mesurant 1,60 m, l'indice de masse corporelle est égal à :

    82 ÷ (1,60 x 1,60) = 32.

    L'obésité est définie par un indice supérieur à 30.

  • Inducteur enzymatique

    Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

    Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

    Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

    Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :

    • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

    • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

    • antifongique : griséofulvine.

    D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :

    • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

    • le tabac et l'alcool.

  • Induration

    Léger gonflement et perte de l'élasticité de la peau qui devient localement ferme et peu mobile. Une induration peut se produire après l'injection d'un médicament, une piqûre d'insecte, une infection ou une réaction allergique.

  • Infarctus du myocarde

    Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

  • Infections opportunistes

    Infections secondaires à un déficit immunitaire, dues notamment à une infection par le VIH (virus du sida). Les germes responsables (virus, bactéries ou levures) profitent de la baisse des défenses de l'organisme pour provoquer une infection. La plupart de ces germes n'entraînent pas d'infection lorsqu'il n'y a pas de déficit immunitaire.

  • Infiltration

    Injection d'une substance médicamenteuse à proximité d'une région douloureuse ou inflammatoire. Les solutions injectables utilisées contiennent généralement des anesthésiques locaux ou des corticoïdes.

  • Inflammation

    Réaction naturelle de l'organisme contre un élément reconnu comme étranger. Elle se manifeste localement par une rougeur, une chaleur, une douleur ou un gonflement.

  • Infusion

    Mode de préparation de la plupart des tisanes ; ce procédé permet d'extraire les substances contenues dans les plantes en versant de l'eau bouillante sur celles-ci. Cette technique est différente de la macération et de la décoction.

  • Inhalation

    • Terme général désignant l'absorption par la bouche et le nez de substances gazeuses ou de particules en suspension qui diffusent dans les voies respiratoires après une inspiration profonde.

    • Mode d'administration de substances volatiles, en solution dans de l'eau chaude. Ces substances sont destinées à agir sur les voies respiratoires. Contrairement à l'aérosol, qui nécessite un appareillage électrique, l'inhalation se pratique d'une manière simple : en respirant les vapeurs d'une solution contenue dans un bol, la tête recouverte d'une serviette. Il existe en pharmacie des bols inhalateurs, peu onéreux, qui comportent un embout recouvrant la bouche et le nez.

  • Inhibiteur calcique

    Médicament capable d'inhiber la contraction des vaisseaux sanguins en bloquant l'entrée du calcium dans leurs parois. Il est utilisé principalement dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'angine de poitrine. Ce médicament n'a aucune influence sur la fixation osseuse du calcium.

  • Inhibiteur de fusion

    Famille de médicaments antirétroviraux actifs sur le principal virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1). À la différence des autres traitements antirétroviraux, qui agissent sur le virus après sa pénétration dans les cellules, l'inhibiteur de fusion s'oppose à son entrée en se fixant à une protéine de l'enveloppe virale. Il est utilisé en association avec d'autres médicaments antirétroviraux.

  • Inhibiteur de l'angiotensine ii

    Ces médicaments sont parfois appelés sartans, car les noms des molécules appartenant à cette famille se terminent par sartan (losartan, candésartan, etc.).

    Cette famille de médicaments bloque l'action de l'angiotensine II, substance qui augmente la tension artérielle et fatigue le cœur.

    Les inhibiteurs de l'angiotensine II sont utilisés pour traiter l'hypertension artérielle.

  • Inhibiteur de l'enzyme de conversion (iec)

    Cette famille de médicaments bloque l'action d'une enzyme, qui convertit l'angiotensine I (substance naturelle inactive) en angiotensine II. Cette dernière substance augmente la tension artérielle et fatigue le cœur.

    Les IEC sont utilisés pour traiter l'hypertension artérielle, l'insuffisance cardiaque ou les suites d'infarctus du myocarde.

  • Inhibiteur de la recapture de la sérotonine (irs)

    Antidépresseur augmentant la quantité de sérotonine présente dans le cerveau, en limitant sa recapture. Certains IRS sont également utilisés pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et de l'anxiété.

    Voir aussi : antidépresseur sérotoninergique.

  • Inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (irsna)

    Antidépresseur augmentant la quantité de sérotonine et de noradrénaline présente dans le cerveau, en limitant leur recapture.

    Voir aussi : antidépresseur sérotoninergique.

  • Inhibiteur de la topoisomérase

    Variété de chimiothérapie anticancéreuse bloquant la division des cellules en inhibant une enzyme (la topoisomérase) qui permet à l'ADN de se diviser.

  • Inhibiteur enzymatique

    Substance ou médicament qui diminue l'efficacité d'une enzyme. En pharmacologie, un inhibiteur enzymatique est un médicament qui diminue la dégradation d'autres médicaments en diminuant l'efficacité des enzymes hépatiques responsables de leur dégradation.

    Un inhibiteur enzymatique (contrairement à un inducteur enzymatique) a donc pour effet d'augmenter le taux sanguin des médicaments sensibles à son action.

  • Inhibiteurs de la transcriptase inverse

    Médicaments antirétroviraux qui agissent en bloquant une enzyme (la transcriptase inverse) nécessaire à la reproduction du virus du sida (VIH) dans les cellules infectées. Ce type de médicament bloque l'une des étapes essentielles du cycle de reproduction du virus, sans toutefois permettre son élimination complète. Les inhibiteurs de la transcriptase inverse, dont il existe deux types (« nucléosidiques » et « non nucléosidiques »), sont généralement associés à d'autres médicaments antirétroviraux.

  • Inr

    Abréviation d'International Normalized Ratio. Expression normalisée du taux de prothrombine, l'INR permet de limiter les variations de résultats d'un laboratoire d'analyses à l'autre. Il est utilisé pour contrôler l'efficacité d'un traitement anticoagulant oral par antivitamine K. Il varie de 1 (absence d'effet anticoagulant) à 5 et plus (effet anticoagulant maximal et apparition d'un risque d'hémorragie).

    Dans la majorité des cas, l'objectif recherché est un INR compris entre 2 et 3.

    Lorsque l'INR est inférieur à 2, le traitement est insuffisant et justifie une augmentation de la posologie.

    Lorsque l'INR est supérieur à 3, le traitement est excessif et augmente le risque d'hémorragie ; la posologie doit être diminuée.

    Dans certaines situations à haut risque d'accident thromboembolique comme le port de prothèses cardiaques, un INR supérieur à 3 peut être nécessaire pour apporter une protection suffisante.

    Les modifications de posologies doivent être minimes et leur effet ne se fera sentir sur l'INR qu'après plusieurs jours (délai variable suivant les médicaments) ; elles sont généralement décidées par le médecin. En cas d'INR supérieur à 3,5 le médecin doit être joint avant la prise suivante pour dicter la conduite à tenir. En cas d'INR supérieur à 5, le risque hémorragique est important et peut nécessiter une correction urgente par un traitement spécifique : joindre rapidement un médecin ou à défaut un service d'aide médicale urgente.

    Du fait de fréquentes interactions médicamenteuses, un INR de contrôle devrait être pratiqué 3 à 4 jours après la prescription de tout nouveau médicament pris de façon régulière par une personne en traitement anticoagulant.

    L'INR n'est pas adapté à la surveillance des traitements anticoagulants injectables.

  • Insuffisance cardiaque

    Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

    Insuffisance cardiaque chronique
  • Insuffisance coronarienne

    Incapacité partielle des artères du cœur (artères coronaires) à irriguer le muscle cardiaque. Des crises d'angine de poitrine peuvent survenir, le plus souvent lors d'un effort.

  • Insuffisance hépatique

    Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

  • Insuffisance médullaire

    Atteinte de la moelle osseuse, qui devient incapable de produire les cellules du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

    Voir aussi : aplasie médullaire.

  • Insuffisance pancréatique exocrine

    Incapacité du pancréas à sécréter les enzymes nécessaires à la digestion. Exocrine signifie « vers l'extérieur », car les enzymes vont dans le tube digestif. Ce terme s'oppose à endocrine qui signifie « à l'intérieur » et désigne la sécrétion par le pancréas d'insuline dans le sang.

  • Insuffisance rénale

    Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

  • Insuffisance rénale chronique

    Atteinte progressive, importante et définitive du fonctionnement des reins.

  • Insuffisance respiratoire

    Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

  • Insuffisance surrénale

    Défaut de fonctionnement des glandes surrénales, qui sécrètent essentiellement la cortisone.

  • Insuffisance veineuse

    Incapacité des veines des jambes à faire remonter le sang vers le cœur.

  • Insuline

    Hormone sécrétée par le pancréas après consommation de sucres. Elle diminue le taux de sucre dans le sang et permet son utilisation par les organes. L'insuline sert au traitement de certains types de diabète. La seule insuline actuellement utilisée est obtenue par biotechnologie ; les insulines d'origine animale ne sont plus commercialisées.

    Les différentes insulines disponibles diffèrent par leur délai et leur durée d'action.

  • Intolérance

    Effet indésirable, le plus souvent digestif, lors de la prise d'un médicament. L'irritation de l'estomac due à l'aspirine est une intolérance et non une allergie.

  • Intradermique

    Injection d'un médicament, d'un réactif ou d'un vaccin entre l'épiderme et le derme.

    Abréviation : ID.

  • Intradermoréaction

    Injection intradermique (entre l'épiderme et le derme) d'une substance d'origine microbienne, contre laquelle l'organisme réagit en formant un bouton. Cette réaction signifie que l'organisme reconnaît cette substance et a déjà été en contact avec le microbe.

    L'intradermoréaction la plus connue est une injection de tuberculine, issue d'une culture de bacilles tuberculeux tués. La formation d'un bouton sur la peau dans les jours qui suivent l'intradermoréaction indique que l'organisme a été en contact avec le bacille tuberculeux (tuberculose ancienne ou en cours), ou que la vaccination par le BCG a été efficace et que l'organisme est donc immunisé contre la tuberculose. La positivité de l'intradermoréaction à la tuberculine peut par conséquent avoir deux significations :

    • chez une personne non vaccinée par le BCG, il s'agit d'un signe de tuberculose (ancienne ou en cours) ;

    • chez une personne vaccinée par le BCG, il s'agit d'un signe de bonne protection contre la tuberculose.

  • Intramusculaire

    Injection d'un médicament dans un muscle, généralement au niveau de la fesse. L'effet du médicament, qui ne passe que progressivement dans le sang, est retardé mais prolongé. Une bonne désinfection préalable de la peau est nécessaire, car cette injection profonde expose à un risque d'abcès. La douleur due à la piqûre dépend surtout de la nature du produit utilisé. Cette voie d'administration est contre-indiquée chez les hémophiles et chez les personnes qui suivent un traitement anticoagulant, car elle expose alors à un risque d'hématome de la fesse.

    Abréviation : IM.

  • Intraveineuse

    Injection d'un médicament dans une veine, généralement au pli du coude, après désinfection de la peau. Lorsqu'il s'agit d'une injection intraveineuse directe à l'aide d'une seringue, l'effet du médicament est immédiat, mais bref. À l'inverse, la perfusion permet une administration continue et contrôlée de la substance active, diluée dans un flacon de sérum.

    Abréviation : IV.

  • Iris

    Membrane colorée située en arrière de la cornée, l'iris est couvert de pigments qui déterminent la couleur des yeux. Il est percé d'une ouverture circulaire, la pupille, par laquelle la lumière pénètre dans l'œil.

  • Irm

    Imagerie par résonance magnétique ; méthode de visualisation analogue au scanner, mais sans utilisation de rayons X.

  • Irrigation nasale

    Technique d'utilisation de certains médicaments qui permet un contact étroit et prolongé avec les fosses nasales : renverser la tête en arrière et faire couler lentement la solution dans une narine. Dans le même temps, prononcer de façon répétée et rapide la syllabe « ké » pour empêcher la solution de couler dans la bouche. Laisser pendant quelques instants le médicament en contact avec les sécrétions, puis l'évacuer en penchant la tête en avant.

  • Irrigation vaginale

    Mode d'administration d'un médicament dans le vagin. La solution, pure ou diluée, est introduite à l'aide d'une canule reliée à une poire ou à la tubulure d'un récipient placé en hauteur.

  • Irs

    Abréviation d'inhibiteur de la recapture de la sérotonine. Voir ce terme.

  • Ist

    Abréviation d'infection sexuellement transmissible.

    Synonyme de MST.

  • Iv

    Abréviation d'intraveineuse.

  • Kaliémie

    Taux de potassium dans le sang. La baisse anormale de la kaliémie, surtout en dessous de 3 mEq/l, expose à des complications cardiaques.

    Voir aussi : hypokaliémie, hyperkaliémie.

  • Katal

    Unité utilisée pour mesurer l'activité catalytique.

    Les quantités d'enzymes sont parfois exprimées en katals.

  • Kératite

    Inflammation de la cornée de l'œil. Elle peut être due à une maladie, à une infection ou à une irritation par un corps étranger ou une substance toxique.

  • Kyste

    Tumeur bénigne formée d'une cavité fermée et remplie d'une substance liquide, molle ou plus rarement solide.

  • Lactose

    Le lactose est un sucre que l'on retrouve dans le lait et certains de ses dérivés. Pour le digérer, l'intestin doit être capable de sécréter une enzyme appelée lactase. De nombreuses personnes perdent la capacité à produire cette lactase à l'âge adulte. Le lactose passe alors dans l'intestin sans avoir été digéré et sa présence provoque des troubles intestinaux : diarrhée, ballonnements, gaz, etc. Certains médicaments contiennent du lactose utilisé comme excipient (composant sans activité thérapeutique). Les personnes qui ne digèrent pas le lactose peuvent, lorsqu'elles prennent ce type de médicament, souffrir d'effets indésirables intestinaux.

  • Lambliase

    Infection par un parasite intestinal, fréquente chez l'enfant, qui se manifeste par des troubles digestifs.

    Synonyme : giardiase.

  • Lampe à fente

    Également appelée biomicroscope, la lampe à fente permet d'explorer les éléments de l'œil en détail en les éclairant par une fente de lumière dont les dimensions et l'angle varient. Les structures éclairées sont examinées à travers un microscope.

  • Laser

    Faisceau de lumière concentrée utilisé en médecine pour coaguler, découper ou vaporiser. Il existe plusieurs types de laser selon la source lumineuse du faisceau. Ils sont utilisés dans le traitement de nombreuses maladies : troubles de la rétine, glaucome, verrues, hémorroïdes, polypes, etc.

  • Laxatif de lest

    Laxatif qui a la propriété de gonfler au contact de l'eau : il augmente le volume des selles et les rend moins dures. Il est dénué de toxicité.

  • Laxatif lubrifiant

    C'est un corps gras, non absorbé par l'intestin, qui facilite le transit et l'élimination des selles. Il est dénué de toxicité, mais son usage prolongé diminue l'absorption de certaines vitamines essentielles (A, D, E, K).

  • Laxatif osmotique

    Laxatif permettant de rendre les selles plus liquides en retenant l'eau dans le contenu de l'intestin. Il est dénué de toxicité.

  • Laxatif stimulant

    Laxatif puissant mais irritant pour le tube digestif, responsable d'une perte de sels minéraux (potassium, etc.) par l'organisme. Son usage prolongé provoque une dépendance : il n'est plus possible d'aller à la selle sans médicament. À long terme, des lésions définitives de la paroi interne de l'intestin peuvent apparaître (maladie des laxatifs).

  • Ldh

    Abréviation de lactate déshydrogénase. Cette enzyme augmente dans le sang dans de nombreuses maladies, sans être spécifique d'une affection en particulier.

  • Lécithine de soja

    Les lécithines sont des lipides (corps gras) qui ont la particularité de permettre le mélange des graisses et de l'eau (en formant une émulsion). Par exemple, le jaune d'œuf est essentiellement composé de lécithines dont les propriétés sont mises à profit dans la confection de la mayonnaise. La lécithine extraite du soja (E422) est utilisée comme excipient (composant sans activité thérapeutique) dans certains médicaments. Certaines personnes sont allergiques aux lécithines (dont celles du jaune d'œuf) et peuvent réagir à celles contenues dans ces médicaments.

  • Leishmaniose

    Maladie parasitaire des pays chauds transmise par les moustiques phlébotomes.

  • Lentille de contact

    Dispositif optique souple ou rigide placé sur la cornée, destiné à corriger un défaut de la vision.

    Les lentilles utilisées actuellement sont toutes en matière plastique. Il en existe deux types :

    • Les lentilles rigides, plus ou moins perméables à l'oxygène. Leur faible diamètre (elles ne couvrent pas la totalité de la cornée) facilite l'oxygénation de la cornée : l'oxygène contenu dans les larmes peut diffuser sous et autour de la lentille.

    • Les lentilles souples, plus ou moins hydrophiles. Elles sont plus faciles à supporter au début, mais leur grand diamètre et leur perméabilité à l'oxygène limitée ne facilitent pas l'oxygénation de la cornée. Elles peuvent poser des problèmes de tolérance à long terme.

  • Leptospirose

    Maladie infectieuse due à une bactérie qui sévit dans les eaux chaudes et chez les rongeurs. Elle se transmet au contact de boues ou d'eaux douces souillées. Il existe un vaccin destiné aux personnes particulièrement exposées (égouttier, etc.).

  • Lesch-nyhan

    Maladie métabolique liée à un déficit enzymatique qui entraîne une accumulation d'acide urique dans l'organisme, notamment dans le cerveau. Elle se traduit par des troubles graves du comportement.

  • Leucémie

    Cancer développé à partir de cellules de la moelle osseuse. Il en existe plusieurs variétés en fonction du type de cellules atteintes et du caractère aigu ou chronique de la maladie.

  • Levure

    Champignon microscopique.

  • Libération prolongée

    Procédé de fabrication d'un médicament, qui permet une libération lente et progressive des substances actives dans l'organisme.

    Abréviation : LP.

  • Lichénification

    Épaississement de la peau généralement bien délimité, accompagné ou non de démangeaisons.

  • Liniment

    Préparation liquide, plus ou moins épaisse, utilisée pour frictionner la peau.

  • Lipodystrophie

    Anomalie du métabolisme et de la répartition des graisses dans le corps. C'est un effet indésirable observé notamment dans le traitement de l'infection par le VIH (virus du sida).

  • Liquide amniotique

    Liquide dans lequel baigne le fœtus pendant la grossesse.

  • Liquide céphalorachidien

    Liquide contenu par les méninges, dans lequel « baignent » le cerveau et la moëlle épinière. En cas de suspicion de méningites ou d'autres maladies touchant le système nerveux central, une petite quatité de LCR peut être prélevée par ponction lombaire et analysée.

  • Lithiase

    Concrétion (pierre) qui se forme dans les voies excrétrices de certains organes : voies urinaires, biliaires, salivaires.

    Synonyme : calcul.

  • Lithium

    Élément minéral proche du sodium, utilisé soit sous forme de traces (oligo-éléments) pour traiter les troubles légers du sommeil et la nervosité, soit à forte dose pour traiter les troubles graves de l'humeur. À dose élevée, il interfère avec de nombreux autres médicaments.

  • Loase

    Filariose africaine transmise par un taon, le chrysops.

  • Lombalgie

    Douleur de la partie basse du dos.

  • Lp

    Abréviation de libération prolongée.

  • Lucite

    Réaction de la peau à une exposition au soleil, due à une prédisposition ou à l'absorption de certains médicaments.

    Synonyme : allergie solaire.

  • Lumbago

    Douleur de dos dans la région lombaire.

  • Lupus érythémateux

    Maladie de peau provoquant une rougeur de la partie centrale du visage. Il en existe deux formes principales : lupus discoïde (uniquement cutané) et lupus disséminé (associé à des lésions des organes profonds).

  • Lyme

    Maladie infectieuse transmise par les morsures de tiques. Elle se traduit généralement par l'apparition d'une tache rouge de taille croissante autour du site de la morsure, et peut entraîner des lésions neurologiques.

  • Lymphatique

    Qui concerne la lymphe, liquide incolore circulant dans des vaisseaux spécifiques et dont l'accumulation provoque des œdèmes.

  • Lymphe

    Liquide incolore riche en protéines. Il circule dans les vaisseaux lymphatiques.

  • Lymphome

    Cancer développé à partir des cellules des ganglions lymphatiques ou de la rate ; on distingue deux entités différentes : la maladie de Hodgkin et les lymphomes dits « non hodgkiniens ».

  • Lyophilisat

    Poudre résultant du dessèchement rapide (à basse température et sous vide) d'une substance dissoute dans de l'eau (par exemple le café soluble). Comme médicaments, les lyophilisats peuvent être dissous dans un solvant pour la préparation d'une solution injectable, auriculaire, nasale, etc. ou être présentés sous forme d'un comprimé à dissoudre dans un verre d'eau, à sucer ou à laisser fondre sous la langue.

  • Macération

    Mode de préparation de certaines tisanes ; ce procédé permet d'extraire les substances contenues dans les plantes en les faisant tremper de façon prolongée dans de l'eau froide. Cette technique diffère de l'infusion ou de la décoction.

  • Macrolide

    Famille d'antibiotiques, largement utilisés, actifs sur de nombreux germes. Les macrolides peuvent donner lieu à des interactions médicamenteuses avec les dérivés de l'ergot de seigle.

  • Mal des montagnes ou mal de l'altitude

    Ensemble de symptômes survenant lorsque l'altitude augmente brutalement (randonnée en haute montagne, arrivée en avion dans une ville de montagne).

  • Maladie auto-immune

    Maladie due, au moins en partie, à une action anormale du système immunitaire : les cellules (lymphocytes) ou les substances de défense (anticorps) s'attaquent sans raison à certains organes, comme s'il s'agissait de corps étrangers.

  • Maladie coeliaque

    Maladie du nourrisson et du jeune enfant liée à une intolérance au gluten contenu notamment dans la farine (pain, pâtes, etc.). Elle débute par une diarrhée aiguë avec des selles graisseuses. En l'absence de régime, elle risque d'évoluer vers une anémie, un retard de croissance et un retard mental. La guérison est fréquente à 6 ou 7 ans. Elle nécessite d'exclure le gluten du régime alimentaire.

  • Maladie coronarienne

    Voir insuffisance coronarienne.

  • Maladie de l'oreillette

    Atteinte d'une partie du cœur appelée oreillette où sont localisés les centres de l'automatisme cardiaque. L'altération de ces centres peut être responsable de troubles du rythme cardiaque.

  • Maladie des ovaires polykystiques

    Maladie complexe associant des kystes multiples des ovaires, une absence d'ovulation et des troubles métaboliques.

  • Maladie du sommeil

    Maladie parasitaire mortelle, également appelée trypanosomose africaine, transmise par les mouches tsé tsé (glossines) dans certaines régions d'Afrique.

  • Mammographie

    Radiographie des seins effectuée avec un appareil spécifique, le sénographe. Le sein est comprimé entre deux plaques pour obtenir une épaisseur régulière. Cet examen permet le dépistage précoce du cancer du sein. En cas de doute, il peut être complété par une échographie et un prélèvement sous anesthésie locale.

  • Maniaco-dépression

    Synonyme de troubles bipolaires.

  • Mannitol

    Le mannitol est un sucre que l'on trouve en grandes quantités dans les algues marines. Il est utilisé pour remplacer le sucre (c'est un édulcorant sous le sigle E421) ou pour éviter le dessèchement d'un aliment ou d'une confiserie. Le mannitol est très souvent présent dans les bonbons et, en particulier, ceux destinés à rafraîchir l'haleine. Il est également présent dans de nombreux médicaments comme excipient (composant sans activité thérapeutique). Chez certaines personnes, le mannitol provoque des troubles intestinaux (diarrhée, ballonnements).

  • Masque de grossesse

    Coloration ocre ou brune du visage, en taches plus ou moins étendues (surtout pommettes, lèvre supérieure, front) qui survient après qu'une femme enceinte a été exposée au soleil. Il est dû aux modifications hormonales de la grossesse.

    Il peut réapparaître pendant des années, indépendamment de toute grossesse.

    La prévention repose sur l'utilisation d'un écran total sur le visage pendant toute la grossesse et l'abstention de toute exposition au soleil.

  • Masse grasse

    Pourcentage de graisse dans le poids total du corps. Cette graisse est essentiellement située sous la peau et autour des organes de l'abdomen (tissu adipeux).

  • Masse musculaire

    Pourcentage de muscle dans le poids total du corps.

  • Mastopathie

    Terme désignant les anomalies et maladies de la glande mammaire.

  • Médicament à prescription restreinte

    Terme regroupant certains médicaments susceptibles de poser des problèmes en matière de santé publique et dont la prescription obéit à des règles précises :

    • Médicament réservé à l'usage hospitalier : il ne peut être ni prescrit ni délivré en dehors de l'hôpital.

    • Médicament à prescription initiale hospitalière : il doit être obligatoirement prescrit initialement à l'hôpital, mais la délivrance du médicament et les ordonnances de renouvellement peuvent être réalisées en dehors de l'hôpital.

    • Médicament à surveillance particulière : pendant toute la durée du traitement, les malades traités par un médicament appartenant à cette catégorie doivent faire l'objet de soins particuliers (prises de sang, examens complémentaires, consultations plus fréquentes). Le renouvellement de l'ordonnance est subordonné au respect des règles de surveillance.

    D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les stupéfiants.

  • Médicament biosimilaire

    Il s'agit d'un médicament biologique, c'est-à-dire que son principe actif est produit à partir d'une cellule ou d'un organisme vivant. Il est dit biosimilaire car il a même composition (qualitative et quantitative) en principe actif et même forme pharmaceutique que le médicament biologique de référence. En raison notamment des conditions de fabrication susceptibles d'entraîner des différences, le laboratoire qui commercialise un médicament biosimilaire doit produire des études supplémentaires par rapport à celles qui sont demandées pour un médicament générique. Un patient traité par un médicament biologique doit être informé d'une possible interchangeabilité entre le médicament de référence et son biosimilaire et donner son accord pour une substitution.

  • Médicament d'exception

    Médicament particulièrement coûteux utilisé dans des cas très précis. Le médecin rédige sa prescription sur une ordonnance spéciale comportant 4 volets : 1 pour le patient, 2 pour l'Assurance maladie, 1 pour le pharmacien.

    Le respect de cette procédure conditionne le remboursement par la Sécurité sociale.

    D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les stupéfiants et les médicaments à prescription restreinte (voir ces termes).

  • Mégacôlon

    Dilatation d'une partie du gros intestin où s'accumulent gaz et matières fécales. Il s'accompagne fréquemment de constipation.

  • Mélanine

    Substance foncée qui assure la pigmentation de la peau, abondante chez les personnes à peau noire et plus rare chez les roux et les blonds. Sa sécrétion, stimulée par les rayons ultraviolets (bronzage), forme un écran qui arrête ces rayons nocifs et les empêche de pénétrer dans les couches profondes de la peau.

  • Mélanome malin

    Cancer de la peau dû au rayonnement solaire.

  • Méningite

    Inflammation due le plus souvent à une infection des enveloppes externes du cerveau appelées méninges. Les méningites peuvent être dues à un virus ; leur évolution est le plus souvent favorable. Certaines bactéries, telles que le méningocoque, l'Haemophilus influenzae de type b, peuvent être responsables de méningites graves susceptibles de laisser des séquelles. Il faut penser à une méningite en cas de mal de tête permanent avec des nausées, une forte fièvre et un état de prostration inhabituel chez un enfant : un examen médical urgent est alors nécessaire. Heureusement, dans la majorité des cas, il s'agit d'une grippe banale.

  • Méningo-encéphalite à tiques

    Voir encéphalite à tiques.

  • Méningocoque

    Bactérie responsable de méningites graves qui peuvent être prévenues par une vaccination.

  • Ménopause

    Arrêt progressif des cycles menstruels, qui survient chez la femme vers l'âge de 50 ans. La ménopause est due à une forte diminution de la sécrétion d'hormones par les ovaires. Elle peut également être la conséquence de l'ablation chirurgicale des ovaires ou d'un traitement médicamenteux.

  • Meq

    Abréviation de milliéquivalent. Unité de mesure des éléments minéraux, notamment dans le sang.

  • Mésothérapie

    Méthode de traitement qui consiste en des injections multiples et superficielles de substances médicamenteuses.

  • Métabolisme

    Ensemble des actions de transformation qu'effectue l'organisme, aboutissant à la création d'énergie ou à l'élaboration de substances diverses. On distingue l'anabolisme (métabolisme de fabrication) du catabolisme (métabolisme de dégradation).

  • Métabolite

    Nom donné aux produits de la dégradation d'un médicament par le foie ou plus rarement par un autre organe. Parfois le ou les métabolites d'un médicament conservent une action thérapeutique, voire ont une action supérieure à celle du médicament dont ils sont issus. Mais dans la majorité des cas, ces métabolites sont dénués d'activité et sont éliminés dans les urines ou dans les selles.

  • Métastase

    Présence dans une partie du corps ou dans un organe de cellules tumorales provenant d'un cancer ayant débuté dans un autre organe.

    Synonyme : localisation secondaire.

  • Méthémoglobinémie

    Présence dans le sang d'une forme anormale de l'hémoglobine : la méthémoglobine. Celle-ci, si elle est en quantité importante dans le sang, provoque une coloration bleutée de la peau.

    La méthémoglobinémie peut être congénitale, ou résulter d'une intoxication : monoxyde de carbone, benzène, etc.

  • Microalbuminurie

    Voir albuminurie.

  • Microbe

    Terme général qui désigne tous les organismes microscopiques susceptibles de provoquer une infection : bactéries, virus, parasites, champignons.

  • Miction

    Action d'uriner.

  • Migraine

    Mal de tête particulier touchant généralement la moitié droite ou gauche de la tête, souvent associé à une crainte de la lumière et du bruit.

  • Minéralocorticoïde

    Substance proche de la cortisone, mais dont l'effet se manifeste surtout par la rétention du sel (sodium) et de l'eau dans le corps.

  • Modificateur de terrain

    Substance qui n'est pas directement destinée à combattre une maladie, mais à aider l'organisme à lutter contre elle.

  • Moelle épinière

    Organe cylindrique situé au cœur de la colonne vertébrale, où cheminent les fibres nerveuses qui vont du cerveau aux organes. Entre chaque vertèbre, certaines de ces fibres sortent de la colonne vertébrale et forment des nerfs qui se ramifient jusqu'à leur organe cible.

  • Moelle osseuse

    Substance qui se trouve à l'intérieur de certains os. La moelle osseuse est responsable de la production des cellules du sang et de celles de l'immunité : globules rouges, globules blancs et plaquettes sanguines.

  • Mononucléose infectieuse

    Maladie virale transmise par la salive (« maladie du baiser ») provoquant une angine blanche, des ganglions et une fatigue prolongée.

  • Morphine

    Substance extraite du pavot (opium). La morphine a des propriétés sédatives et antalgiques puissantes. Son usage expose à un risque de dépendance.

  • Morphinique

    Substance apparentée à la morphine.

  • Mst

    Abréviation de maladie sexuellement transmissible.

    Aujourd'hui également appelée IST (infection sexuellement transmissible) pour englober les infections sans symptômes, au moins au début (VIH, par exemple).

  • Mucilage

    Substance végétale formant une gelée au contact de l'eau. Elle est essentiellement utilisée dans le traitement de la constipation, mais également pour épaissir le contenu de l'estomac chez le nourrisson et en complément du régime dans le traitement des excès de poids.

  • Mucoviscidose

    Maladie héréditaire qui se manifeste essentiellement par un épaississement des sécrétions du pancréas et des bronches. Elle est diagnostiquée dès la naissance ou plus tardivement. Des progrès considérables ont été faits dans la gestion de cette maladie, dont la gravité est variable selon les individus.

  • Muguet

    Semis de taches blanches visibles dans la bouche, notamment à l'arrière du palais. Ces taches sont dues au développement d'une levure microscopique et apparaissent généralement à la suite d'un traitement antibiotique.

  • Muqueuse

    Tissu (membrane) qui tapisse les cavités et les conduits du corps communiquant avec l'extérieur (tube digestif, appareil respiratoire, voies urinaires, etc.).

  • Myase sous-cutanée

    Lésion, sous la peau, due à la pénétration d'une larve de mouche en Afrique.

  • Myasthénie

    Maladie des muscles se traduisant par une fatigabilité anormale pendant l'effort. Il existe des formes de myasthénie plus ou moins graves.

  • Mycose

    Affection due à des champignons microscopiques, favorisée par la prise d'antibiotiques.

  • Mycosis fongoïde

    Maladie de peau rare et grave, caractérisée par des lésions proches de l'eczéma.

  • Mydriase

    Augmentation anormale du diamètre de la pupille de l'œil qui ne réagit plus à la lumière et reste dilatée. Cet état provient d'une anomalie de l'œil ou de la prise de certains médicaments (atropiniques, etc.).

  • Myocardiopathie

    Maladie du muscle cardiaque qui grossit anormalement. Elle est dite obstructive lorsqu'elle entrave la vidange du cœur.

    Synonyme : cardiomyopathie.

  • Myopathie

    Maladie des muscles, souvent génétique, dont il existe différentes formes de gravité variable.

  • Myopie

    Trouble de la vision qui projette l'image d'un objet en avant de la rétine. L'image formée sur la rétine est floue comme si l'œil était trop profond : la personne a du mal à voir les objets situés au loin. Le port de lunettes ou de lentilles de contact est nécessaire lorsque l'accommodation du cristallin ne parvient pas à compenser ce défaut.

  • Myorelaxant

    Médicament utilisé, en général sur de courtes périodes, dans le traitement d'appoint des contractures musculaires douloureuses, par exemple après une blessure. En détendant le muscle, il contribue à lutter contre la douleur.

    Synonymes : décontracturant musculaire, relaxant musculaire.

  • Myosis

    Rétrécissement anormal du diamètre de la pupille de l'œil qui ne se dilate plus dans la pénombre. Cet état provient d'une anomalie de fonctionnement des nerfs de l'œil ou de la prise de certains médicaments (morphiniques).

  • Narcolepsie

    Maladie neurologique entraînant des envies de sommeil incontrôlables, survenant par accès de courte durée dans la journée. Elle est soit isolée (maladie de Gélineau), soit en rapport avec une autre maladie (traumatisme crânien, tumeur cérébrale, épilepsie, obésité, etc).

  • Nécrose

    Terme qui désigne la mort d'un tissu de l'organisme. L'infarctus ou l'escarre sont des nécroses dites ischémiques (dues à une asphyxie localisée par privation de sang) ; d'autres nécroses peuvent survenir au point d'injection de certains médicaments irritants.

  • Néphrite

    Maladie inflammatoire du rein.

  • Neuroleptique

    Famille de médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles nerveux ou de symptômes divers : troubles digestifs, troubles de la ménopause, etc.

  • Neurone

    Cellule du système nerveux capable d'émettre et de recevoir des informations sous forme de signaux électriques, permettant ainsi aux différentes parties de l'organisme de communiquer entre elles.

  • Neuropathie

    Nom générique donné aux maladies des nerfs.

  • Neuropathie périphérique

    Lésion des nerfs périphériques (par opposition aux lésions du système nerveux central) qui peut être due à diverses causes : diabète, alcoolisme, virus, médicaments, etc. Elle se traduit par des sensations de fourmillements, de brûlures, de pincements, et des troubles de la sensibilité cutanée.

  • Neurotransmetteur

    Substance chimique libérée à l'extrémité d'un neurone et permettant un transfert d'informations, sous forme de signaux électriques, au neurone voisin.

  • Neurovégétatif

    Qui concerne le système nerveux du même nom, responsable du bon fonctionnement des organes. Ce réseau complexe n'est pas contrôlé par la volonté et son dérèglement est la cause fréquente d'affections pénibles, mais généralement bénignes (colite spasmodique, tétanie, palpitations, etc.).

  • Névralgie

    Douleur due à un traumatisme, à une inflammation ou à une lésion nerveuse.

  • Névralgie cervicobrachiale

    Douleur due à la compression d'un nerf résultant d'une arthrose cervicale.

  • Névrite

    Lésion d'un nerf pouvant être due à des maladies ou à des causes diverses : diabète, alcoolisme, intoxication, médicaments. Lorsque plusieurs nerfs sont atteints, le terme polynévrite est employé. Certains médicaments peuvent léser le nerf optique (névrite optique) et provoquer des troubles de la vision.

  • Nocebo

    Du latin « je nuis », l'effet nocebo est l'inverse de l'effet placebo : la prise d'un médicament factice, dépourvu de substance active, induit des troubles liés à la croyance en la possibilité d'effets indésirables.

    Les effets nocebo les plus souvent retrouvés sont les maux de tête et les troubles digestifs. Dans ces conditions, il est souvent difficile, face à un symptôme survenant sous traitement, de faire la part entre l'effet nocebo et un effet indésirable propre au médicament.

  • Nodule

    Terme général désignant une petite boule anormalement présente dans l'organisme. Ce terme est purement descriptif et ne présume pas de l'origine de cette petite boule : kyste, ganglion, tumeur bénigne ou maligne.

  • Noeud sinusal

    Groupe de cellules nerveuses situé dans la paroi du cœur droit et dont l'activité électrique autonome provoque les battements du cœur (par la stimulation régulière du muscle cardiaque). Également appelé nœud de Keith et Flack, ce groupe de cellules fonctionne comme une horloge qui enverrait une impulsion électrique à intervalle régulier. Lors d'un exercice physique, le nœud sinusal reçoit des informations provenant du cerveau et du sang (adrénaline par exemple) : il accélère alors le rythme de ses impulsions.

  • Noradrénaline

    Substance proche de l'adrénaline.

  • Nourrisson

    Enfant de un à 30 mois. Un enfant de moins de un mois est un nouveau-né.

  • Nouveau-né

    Enfant de moins de un mois.

  • Numération formule sanguine

    La numération mesure le nombre de globules rouges (hématies), de globules blancs (leucocytes) et de plaquettes dans le sang. La formule sanguine précise le pourcentage des différents globules blancs : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes, monocytes.

    Abréviation : NFS.

  • Nystagmus

    Mouvements saccadés et involontaires des yeux.

  • Obésité

    Excès de poids par augmentation des graisses stockées dans le corps. Elle peut provenir de facteurs héréditaires, d'une alimentation mal équilibrée et trop importante, ou de problèmes hormonaux. L'obésité favorise les maladies cardiovasculaires, le diabète, les problèmes articulaires (dos, hanche, genou, cheville) et certains cancers.

  • Obstétrique

    Partie de la médecine qui traite de la grossesse et des accouchements.

  • Oedème

    Accumulation d'eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

  • Oedème aigu du poumon

    Infiltration de lymphe dans le poumon, due à un excès de pression sanguine dans les veines pulmonaires. Les poumons ne fonctionnent plus correctement et un essoufflement majeur apparaît. L'œdème aigu du poumon traduit une défaillance du cœur gauche qui reçoit le sang oxygéné en provenance des poumons et le pompe vers l'aorte.

  • Oeil-de-perdrix

    Cors situés face à face sur les côtés de deux orteils voisins. L'œil-de-perdrix résulte de la compression excessive de ces orteils l'un contre l'autre. Il est très douloureux.

  • Oesophage

    Tube qui relie le pharynx (la gorge) à l'estomac.

  • Oesophagite

    Inflammation de l'œsophage, due à un reflux de l'acidité de l'estomac. Une œsophagite peut également être provoquée par l'absorption de certains médicaments pris avec une quantité d'eau insuffisante.

  • Oligo-élément

    Élément minéral (cuivre, cobalt, manganèse, or, argent, etc.), apporté par une alimentation diversifiée et présent dans l'organisme en très petite quantité. Les oligo-éléments sont utilisés comme modificateurs de terrain.

    Synonyme : élément minéral trace.

  • Oms (organisation mondiale de la santé)

    En anglais WHO (World Health Organisation). Elle dirige et coordonne la promotion et la protection sanitaire de tous les pays. Ses principales actions sont la surveillance des maladies et l'aide aux différents gouvernements pour la lutte contre les maladies transmissibles, la formation des personnels de santé, l'organisation des services de santé publique. Elle peut également intervenir dans les cas d'urgence (épidémie de choléra, par exemple).

  • Onchocercose

    Filariose transmise par une petite mouche : la simulie. Elle est responsable de perte de la vision.

  • Ophtalmoscope

    Instrument permettant d'examiner certaines structures de l'œil : rétine, fond d'œil et vaisseaux rétiniens.

  • Opiacé

    Famille chimique qui englobe l'opium et ses dérivés. Outre les drogues telles que l'opium ou l'héroïne, la famille des opiacés comporte la morphine (antalgique puissant), la codéine (antitussif et antalgique) et de nombreuses autres substances.

  • Oreille interne

    Partie de l'oreille qui comprend les organes de l'audition et de l'équilibre. Elle transmet les sons au cerveau et est sensible aux changements de position.

  • Oreillettes

    Cavités du cœur qui reçoivent le sang arrivant des veines. L'oreillette droite reçoit le sang des veines pulmonaires, et l'oreillette gauche celui des veines provenant des autres régions du corps. Elles se contractent pour expulser le sang vers les ventricules.

  • Orl

    Abrévation d'oto-rhino-laryngologie. Cette spécialité médicale concerne les maladies de l'oreille, du nez et de la gorge.

  • Orodispersible

    Qualifie un comprimé qui se désagrège dans la bouche au contact de la salive. Il peut également être dispersé dans un verre d'eau avant ingestion.

  • Orthèse

    Appareillage utilisé pour corriger une déficience (tendinite, arthrose, entorse, etc.) d'un membre ou de la colonne vertébrale. Les orthèses sont le plus souvent en plastique rigide rembourré de mousse.

  • Orthophonie

    Rééducation du langage, sous sa forme orale et écrite. L'orthophonie prend notamment en charge les défauts de prononciation (bégaiement, zézaiement, etc), les difficultés d'écriture (dyslexie, dysorthographie) et certains troubles du langage (aphasie) ou de la mémoire consécutifs à des affections neurologiques telles que des accidents vasculaires cérébraux.

  • Ostéoclaste

    Cellule qui participe au renouvellement de l'os. Ce renouvellement est assuré par deux types de cellules : les ostéoclastes, qui détruisent en permanence l'os ancien, et les ostéoblastes, qui construisent de l'os neuf.

  • Ostéodensitométrie

    Mesure de la densité des os au niveau de la colonne vertébrale et des hanches. Cette méthode indolore (similaire à un scanner) permet de dépister des signes de décalcification et d'ostéoporose, et de suivre l'efficacité du traitement contre ces problèmes de santé.

  • Ostéomalacie

    Déminéralisation du squelette par insuffisance de fixation du calcium et du phosphore sur l'os.

  • Ostéoporose

    Fragilisation des os, qui deviennent poreux et cassants.

  • Otite

    Inflammation ou infection de l'oreille. L'otite externe ne concerne que le conduit auditif. L'otite moyenne aiguë et l'otite séreuse chronique touchent la partie de l'oreille située derrière le tympan (oreille moyenne).

  • Otite barotraumatique

    Lésion du tympan due à une pression trop importante (avion, plongée sous-marine).

  • Otosclérose

    Variété d'otite chronique grave.

  • Otospongiose

    Variété d'otite chronique héréditaire grave.

  • Paget

    Maladie caractérisée par un développement anormal et une déformation de certains os du squelette.

  • Palpitations

    Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

  • Paludisme

    Maladie tropicale due à un parasite (Plasmodium) transmis par un moustique (anophèle femelle). Elle se traduit par une fièvre revenant à intervalles réguliers, des frissons et d'autres symptômes très divers. Toute fièvre élevée survenant dans le mois qui suit le retour d'un voyage en pays tropical doit faire suspecter un paludisme.

    Synonyme : malaria.

  • Pancréatite

    Inflammation ou infection du pancréas. Cette glande située derrière l'estomac sécrète des enzymes digestives ainsi que l'insuline, indispensable au métabolisme des sucres.

    Une pancréatite aiguë se traduit par des douleurs abdominales ou dorsales extrêmement violentes. Elle est confirmée par une prise de sang spécifique.

  • Pansement digestif

    Médicament qui protège le tube digestif en tapissant la muqueuse d'un film protecteur et en diminuant l'acidité de l'estomac. Ce type de médicament peut gêner l'absorption d'autres médicaments.

  • Paraphilies

    Formes de sexualité tournées de façon intense et répétitive vers des objets inanimés (fétichisme), vers des enfants (pédophilie), vers des personnes non consentantes (exhibitionnisme, voyeurisme, viol), ou faisant intervenir une souffrance et/ou une humiliation de soi-même ou de son partenaire (sado-masochisme). Les paraphilies impliquant un partenaire non consentant ou un enfant sont punies par la loi.

  • Parasite

    Bactérie, organisme végétal ou animal qui vit aux dépens d'un individu d'une autre espèce. Il existe de très nombreux parasites de l'homme, internes (vers intestinaux, paludisme, gale, etc.) ou externes (poux, mycoses, etc.). L'un des plus présents dans le monde est le Plasmodium, agent du paludisme. Il est transmis par un autre parasite de l'homme, un moustique, l'anophèle.

  • Parathyroïdes

    Petites glandes groupées par paire en arrière de la glande thyroïde. Elles participent à la régulation du calcium et du phosphore de l'organisme grâce à une hormone qu'elles sécrètent, la parathormone. Une diminution de parathormone entraîne une hypoparathyroïdie, et un excès, une hyperparathyroïdie.

  • Parentéral

    Qui ne passe pas par le tube digestif. Se dit d'un mode d'administration médicamenteuse par injection.

  • Paresthésie

    Sensation anormale de fourmillements.

  • Parkinson

    Affection chronique du système nerveux liée à l'altération de certaines cellules du cerveau et se traduisant par des troubles de la mobilité et parfois des tremblements.

  • Parkinsonien

    • Qui se rapporte à la maladie de Parkinson.

    • Syndrome parkinsonien : ensemble de symptômes identiques à ceux de la maladie de Parkinson, qui peuvent être notamment observés chez des personnes traitées par des neuroleptiques. Ce syndrome est réversible à l'arrêt du traitement et peut être corrigé par un traitement spécifique.

  • Pellagre

    Maladie de la peau due à une carence en vitamines du groupe B, plus particulièrement en vitamine PP. La pellagre est exceptionnelle en Europe.

  • Pénicilline

    L'un des premiers antibiotiques découverts, puissant et généralement bien supporté ; il reste très utilisé malgré la possibilité d'allergies.

  • Perfusion

    Administration très lente d'une substance par voieintraveineuse. Le flacon est relié à la veine par un tuyau souple et transparent permettant de contrôler le débit.

    Synonyme : goutte-à-goutte.

  • Péridurale (voie ou injection)

    Injection d'un médicament (anesthésique local, morphine, etc.) dans l'espace péridural de la colonne vertébrale.

    L'espace péridural entoure la dure-mère, solide membrane qui protège la moelle épinière.

    On pratique cette injection en introduisant une aiguille entre deux vertèbres.

  • Péril fécal

    Risque infectieux lié à la contamination des aliments ou des boissons par des bactéries, virus ou parasites d'origine fécale.

  • Périnée

    Ensemble de muscles situé entre le pubis et l'anus. Il soutient les organes placés dans la région du bassin et contribue à la continence, c'est-à-dire la capacité à retenir les urines et les selles.

  • Périoste

    Membrane fibreuse qui enveloppe les os et contribue à les nourrir. Le périoste est très innervé (il reçoit de nombreuses terminaisons nerveuses). Pour cette raison, les coups sur les os sont très douloureux.

  • Péritoine

    Mince membrane qui recouvre la paroi interne de l'abdomen et les viscères.

  • Peste

    Maladie bactérienne transmise à l'homme par les puces de rongeurs.

    La maladie humaine est devenue très rare, mais des foyers de peste animale chez les rongeurs sauvages existent en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud ; dans certaines régions, les contacts entre rongeurs sauvages et rats domestiques sont à l'origine de cas isolés ou d'épidémies limitées chez l'homme.

    La forme la plus fréquente est la peste bubonique (une sorte de furoncle apparaît à l'endroit de la piqûre de puce) ; elle peut évoluer vers une forme septicémique ou une forme pulmonaire, transmissible d'homme à homme.

  • Ph

    Mesure de l'acidité ou de l'alcalinité d'une substance. Elle varie de 1, pour un acide fort, à 14 pour une base (alcali) forte. L'eau pure est neutre ; son pH est de 7.

  • Phanère

    Terme désignant les ongles, les cheveux et les poils. Ils ont un constituant commun, la kératine.

  • Pharmacologie

    Étude des médicaments.

  • Pharyngite

    Inflammation ou infection du pharynx.

  • Pharynx

    Partie postérieure de la cavité buccale, située derrière les amygdales.

  • Phénylcétonurie

    Maladie héréditaire qui se caractérise par l'absence d'une enzyme et qui conduit à l'accumulation dans le sang d'un produit toxique. Son dépistage est systématique à la naissance. Le traitement repose sur un régime alimentaire spécifique pendant la petite enfance.

  • Phéochromocytome

    Tumeur très rare des glandes surrénales, se manifestant principalement par des crises d'hypertension artérielle.

  • Phlébite

    Inflammation d'une veine profonde avec formation d'un caillot sanguin, touchant généralement les jambes. La gravité des phlébites est liée à la possibilité d'un déplacement du caillot qui peut migrer jusqu'au cœur et venir ensuite obstruer une artère des poumons (embolie pulmonaire). Une paraphlébite, ou phlébite superficielle, est l'inflammation d'une veine superficielle ; elle est beaucoup moins préoccupante.

  • Phlyctène

    Nom médical des ampoules, ces cloques qui se forment sur la peau lors de frottements répétés, de brûlures, d'infections ou d'allergies.

  • Phobie

    Peur survenant toujours dans les mêmes conditions, de façon irraisonnée et particulièrement angoissante.

  • Phosphocréatine

    Substance qui constitue l'une des sources d'énergie des muscles. Elle est consommée pendant les premières 90 secondes d'un effort, sans intervention de l'oxygène.

  • Photosensibilisation

    Sensibilité anormale de la peau à la lumière ou aux rayons ultraviolets, due à un médicament ou à une substance naturelle ou chimique.

  • Phytothérapie

    Méthode de traitement fondée sur l'utilisation des plantes.

  • Pied d'athlète

    Mycose du pied favorisée par la présence permanente d'humidité (sueur), dans les chaussures de sport, par exemple.

  • Pityriasis versicolor

    Infection de la peau due à un champignon microscopique. Elle se manifeste par des taches qui paraissent brunes sur une peau blanche et blanches sur une peau bronzée. Après traitement, seule une exposition au soleil permet de faire disparaître les taches.

  • Placebo

    Placebo signifie en latin « je plairai ». Ce terme désigne un médicament factice ne contenant aucune substance active. Le placebo est utilisé pour l'étude scientifique des médicaments : un groupe de malades prend un médicament présumé actif, tandis qu'un autre groupe prend un placebo d'aspect identique. L'attribution du vrai médicament ou du placebo se fait par tirage au sort et en aveugle (ni le médecin ni le malade ne savent initialement quel médicament a été pris). La comparaison de l'amélioration observée dans les deux groupes permet de déterminer la part de l'amélioration qui revient à l'activité propre du médicament de celle qui est due à l'effet placebo. Cet effet placebo est très important : près de la moitié des douleurs, par exemple, quelle qu'en soit la cause, sont soulagées par la prise d'un placebo. Cet aspect complexe de la thérapeutique illustre l'importance du psychisme dans l'expression ou au contraire la guérison des symptômes et des maladies. Le placebo est également utilisé pour apprécier l'effet nocebo (« je nuis », en latin) : la prise d'un médicament factice induit un pourcentage non négligeable d'effets indésirables (maux de tête, vertiges, troubles digestifs, etc.). La comparaison entre les effets indésirables observés sous médicament et sous placebo permet de faire la part entre les effets indésirables spécifiques du médicament et ceux dus à l'effet nocebo. Il faut signaler que l'effet nocebo est considérablement renforcé par la lecture préalable des effets indésirables potentiels du médicament, etc.

  • Plaque dentaire

    Dépôt adhérent dans la bouche, élaboré par des bactéries qui sécrètent des acides et des enzymes toxiques pour les dents et les gencives.

  • Plaquettes sanguines

    Petites cellules présentes dans le sang : elles participent à la formation des caillots.

  • Plasma

    Liquide dans lequel baignent les cellules du sang. Il contient de l'eau, des sels minéraux, des sucres, des graisses, des protéines.

  • Plèvre

    Double membrane qui isole les poumons de la paroi interne du thorax. Ces deux membranes, dont l'une adhère à la paroi thoracique et l'autre au poumon, peuvent glisser librement l'une contre l'autre et facilitent les mouvements du poumon lors de la respiration.

  • Pneumocystose

    Infection pulmonaire rare, due à un germe nommé Pneumocystis carinii. Elle est fréquente chez les malades du sida.

  • Pneumothorax

    Présence d'air entre les deux membranes de la plèvre (l'enveloppe qui entoure les poumons). Si une brèche se produit dans une des membranes de la plèvre, de l'air y pénètre et comprime le poumon. C'est le pneumothorax.

    Un pneumothorax peut être dû à une plaie du thorax, ou survenir spontanément lors d'un exercice physique intense (plutôt chez l'homme jeune). Douleur et essoufflement brutal sont les signes habituels du pneumothorax spontané.

  • Poison du fuseau

    Variété de chimiothérapie anticancéreuse agissant sur le fuseau cellulaire, qui permet aux cellules de se diviser. Cette division peut être perturbée de deux manières : par des produits bloquant la synthèse des protéines du fuseau (ce sont les poisons du fuseau, comme la vincristine), ou par des produits qui stabilisent de manière irréversible le fuseau, empêchant ainsi sa division (ce sont les dérivés des taxanes, comme le taxol ou le taxotère).

  • Poliomyélite

    Maladie infectieuse due à un virus. Elle se traduit par des paralysies des muscles des membres (plus rarement de ceux de la respiration). Depuis la mise en place de la vaccination systématique des enfants, cette maladie a disparu des pays occidentaux. Des rappels contre la poliomyélite doivent être pratiqués régulièrement pendant l’enfance et à l’âge adulte.

  • Polyarthrite rhumatoïde

    Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires, touchant notamment les mains.

  • Polychondrite atrophiante

    Maladie rare du cartilage, touchant surtout le nez et les oreilles.

  • Polynévrite

    Affection d'origine toxique ou infectieuse touchant plusieurs nerfs. L'alcoolisme est la principale cause de polynévrite.

  • Polype

    Excroissance sur une muqueuse.

  • Polypose nasale

    Développement d'excroissances de la muqueuse nasale, d'origine allergique. La polypose, qui peut également toucher les sinus de la face, est une des principales causes d'obstruction nasale chronique.

  • Polyurie

    Émission d'urines abondantes.

  • Ponction lombaire

    Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide. On peut prélever un peu de ce liquide par une ponction au niveau du dos : le but est soit d'analyser le liquide, par exemple pour rechercher des cellules anormales ou des germes, soit d'injecter des médicaments pour traiter par exemple une extension de certains cancers.

  • Porphyrie

    Maladie héréditaire rare due à un trouble du métabolisme d'une substance appelée porphyrine.

  • Posologie

    Quantité et répartition de la dose d'un médicament en fonction de l'âge, du poids et de l'état général du malade.

  • Post-traumatique

    Qui survient après un choc, un accident.

  • Potassium

    Élément minéral présent en grande quantité dans l'organisme.

    Voir aussi : kaliémie.

  • Potomanie

    Trouble psychologique des personnes qui éprouvent le besoin irrésistible de boire (le plus souvent de l'eau). Ce trouble s'accompagne d'une augmentation de la fréquence et du volume des urines. Il ne doit pas être confondu avec le diabète insipide.

  • Pou

    Parasite de l'homme vivant dans les cheveux, dans les poils pubiens ou dans les vêtements.

  • Pouchite

    Chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn), il arrive qu'il soit nécessaire de supprimer chirurgicalement le gros intestin. L'intestin grêle est alors rattaché directement au rectum ou à l'anus par le biais d'un réservoir créé par le chirurgien à partir de l'extrémité de l'intestin grêle. Près de la moitié des personnes ayant subi cette opération développent une pouchite (ou pochite), une inflammation du réservoir peut-être due à la présence de micro-organismes anormaux. La pouchite se traduit par de la diarrhée, des saignements, de l'incontinence fécale, des maux de ventre, etc. Elle est traitée avec des antibiotiques.

  • Préménopause

    Courte période qui précède la ménopause et se traduit par des cycles irréguliers et une baisse modérée de la sécrétion d'hormones par les ovaires.

  • Presbyacousie

    Diminution progressive de l'audition liée au vieillissement, en particulier pour les fréquences aiguës. Elle se traduit par une plus grande difficulté à suivre les conversations dans un environnement bruyant. La presbyacousie peut nécessiter le port de prothèses auditives.

  • Pression artérielle

    Pression du sang dans les artères, mesurée à l'aide d'un brassard. Elle est exprimée par deux chiffres : le plus élevé correspond à la pression artérielle systolique, mesurée lors la contraction du cœur, tandis que le second, moins élevé, est le témoin de la pression artérielle diastolique, mesurée lors du relâchement du muscle cardiaque. En France, le terme tension artérielle est couramment employé pour désigner la pression artérielle.

    Voir aussi : hypertension artérielle et hypotension orthostatique.

  • Pression diastolique

    Voir pression artérielle.

  • Pression systolique

    Voir pression artérielle.

  • Priapisme

    Érection anormalement prolongée et douloureuse.

  • Principe actif

    Composant d'un médicament qui est à l'origine de ses propriétés thérapeutiques. Un médicament est habituellement constitué d'un ou plusieurs principes actifs et d'excipients qui les accompagnent.

    Voir aussi : excipient.

  • Prinzmetal

    Forme particulière d'angine de poitrine due à un spasme des artères coronaires.

  • Progestatif

    Substance dont l'action est proche de celle de la progestérone.

  • Progestérone

    Hormone sécrétée par l'ovaire pendant la seconde phase du cycle et pendant la grossesse. Elle favorise la fixation et le développement dans l'utérus de l'œuf fécondé. Certains dérivés de la progestérone sont également utilisés comme contraceptif.

  • Prolactine

    Hormone sécrétée par l'hypophyse, qui provoque la montée de lait après l'accouchement. Sa sécrétion anormale en dehors de cette période peut entraîner chez la femme des troubles des règles, un écoulement pathologique de lait par le mamelon, ou une stérilité. Chez l'homme, un excès de prolactine provoque une augmentation du volume des seins ou une impuissance.

  • Prophylaxie

    Traitement ayant pour but de prévenir une maladie.

  • Prostaglandines

    Hormones produites par les cellules de nombreux organes (appareil génital, artères, bronches, reins, etc.). Elles agissent localement et ne passent pas dans le sang. Leur action est puissante et rapide. Elles sont impliquées dans de nombreux phénomènes inflammatoires.

  • Prostate

    Organe génital masculin dont la sécrétion contribue à la formation du sperme.

  • Prostatite

    Infection de la prostate.

  • Prurigo

    Nom générique donné à des maladies de la peau se traduisant par des boutons et des démangeaisons.

  • Psoriasis

    Maladie de la peau touchant surtout les coudes et les genoux, mais aussi les ongles et le cuir chevelu. Le psoriasis se manifeste par des plaques épaisses, rouges, et recouvertes d'une pellicule blanche adhérente. Le psoriasis peut être plus ou moins inflammatoire. Il se présente parfois sous forme de petits boutons disséminés (psoriasis en gouttes). Le psoriasis peut avoir l'aspect de pustules.

  • Psychisme

    Siège de l'esprit, de la pensée et de la conscience. L'activité psychique regroupe différents processus de traitement de l'information, parmi lesquels l'attention, la mémoire, la réflexion, le raisonnement et le langage.

  • Psychose

    Maladie mentale que le malade n'est pas capable de reconnaître en tant que telle. Le psychotique n'est pas conscient de sa maladie, contrairement à la personne atteinte de névrose, qui a la capacité de se rendre compte de l'existence d'un trouble.

  • Psychose maniaco-dépressive (pmd)

    Synonyme : troubles bipolaires.

  • Psychostimulant

    Médicament qui stimule l'attention et la vigilance.

  • Psychotrope

    Terme générique qui désigne les substances ayant une action sur le psychisme. Les principaux médicaments psychotropes sont les neuroleptiques, les tranquillisants (anxiolytiques), les antidépresseurs, les somnifères (hypnotiques). Le terme psychotrope recouvre également les drogues et les produits hallucinogènes.

  • Pupille

    Ouverture circulaire située au centre de l'iris, par laquelle la lumière pénètre dans l'œil. Son diamètre s'adapte à la lumière ambiante pour permettre une vision claire sans être ébloui.

  • Purpura

    Taches cutanées rouges ou violacées dues à de petites hémorragies sous-cutanées. Le purpura thrombopénique est provoqué par une baisse importante du nombre de plaquettes dans le sang.

  • Puvathérapie

    Mode de traitement de certaines maladies de la peau (psoriasis, etc.) utilisant à la fois le rayonnement ultraviolet (UV A) et un médicament (psoralène) qui renforce son action.

  • Quincke

    Réaction allergique touchant généralement le visage. L'œdème de Quincke se traduit par un gonflement parfois spectaculaire. Les paupières sont souvent les premières touchées. Dans les rares cas où l'œdème touche la gorge, des troubles respiratoires peuvent survenir et un traitement urgent est nécessaire.

  • Quinolones

    Famille d'antibiotiques utilisés dans le traitement des infections urinaires, génitales, gastro-intestinales, respiratoires, etc. Elle contient, entre autres, la péfloxacine, la ciprofloxacine, l'ofloxacine et la sparfloxacine. Également appelés fluoroquinolones, ces antibiotiques sont efficaces sur un grand nombre de germes. Leur usage est contre-indiqué chez les femmes enceintes, chez celles qui allaitent et chez les enfants du fait de leur possible toxicité sur la croissance des cartilages.

  • Rachitisme

    Maladie de la croissance due à un déficit en vitamine D. Elle se traduit par une déformation des os et des cartilages, et des troubles de l'état général. La vitamine D est fabriquée dans la peau à condition que celle-ci soit suffisamment exposée au soleil ; elle favorise l'absorption et la fixation du calcium et du phosphore, principaux constituants de l'os.

  • Radiculalgie

    Douleur liée à l'irritation d'une racine nerveuse. La sciatique et la cruralgie sont les radiculalgies les plus courantes.

  • Radiothérapie

    Utilisation de la radioactivité pour soigner certaines maladies, notamment des cancers.

  • Rage

    Maladie virale mortelle transmise par morsure d'animaux contaminés, domestiques ou sauvages.

  • Rash cutané

    Éruption de boutons ou de plaques rouges sur la peau.

  • Raynaud

    Troubles de la circulation sanguine des extrémités se traduisant par des fourmillements, un engourdissement et un changement de couleur transitoire des doigts ou des orteils.

  • Réaction allergique

    Réaction due à l'hypersensibilité de l'organisme à un médicament. Les réactions allergiques peuvent prendre des aspects très variés : urticaire, œdème de Quincke, eczéma, éruption de boutons rappelant la rougeole, etc. Le choc anaphylactique est une réaction allergique généralisée qui provoque un malaise par chute brutale de la tension artérielle.

  • Récepteur

    Structure située dans la paroi des cellules, sorte de « serrure » activée par une substance (clé) spécifique. L'adrénaline, par exemple, se fixe sur les récepteurs bêta du cœur et augmente le rythme cardiaque. Certains médicaments agissent en bloquant les récepteurs, par exemple : les bêtabloquants.

  • Rectocolite hémorragique

    Maladie inflammatoire du rectum et du côlon, qui évolue par poussées. Chaque poussée s'accompagne de fièvre, de selles glaireuses et sanglantes.

  • Rectoscopie

    Technique d'examen visuel de l'intérieur du rectum au moyen d'un tube optique (rectoscope).

  • Reflux gastro-oesophagien

    Remontée du suc gastrique dans l'œsophage et dans l'arrière-gorge, favorisée par la position allongée après les repas, par le fait de se pencher en avant, par le port de vêtements qui compriment l'abdomen. Ce reflux est parfois dû à une hernie hiatale.

  • Régime restrictif

    Régime ou règles diététiques visant à réduire ou à supprimer l'apport de certains aliments.

  • Relaxant musculaire

    Synonyme de myorelaxant.

  • Répulsif

    Produit destiné à repousser les insectes.

  • Résistance (aux antibiotiques)

    L'utilisation de plus en plus large des antibiotiques favorise des phénomènes de résistance des bactéries. Les espèces vivantes sont caractérisées par leur capacité d'adaptation et les bactéries sont particulièrement aptes à muter pour résister aux produits destinés à les détruire. Lors de l'utilisation d'un antibiotique à une dose insuffisante, pendant une durée trop courte ou de façon trop répétée, les bactéries mutantes les plus résistantes à cet antibiotique sont sélectionnées puisqu'elles sont les seules à survivre. Ces bactéries peuvent persister dans l'organisme ou contaminer une autre personne. Pire, elles peuvent transmettre à d'autres bactéries leur capacité de résistance à un antibiotique.

    Contrairement à une idée répandue, quelqu'un ne devient pas « résistant » à un antibiotique. Ce sont les bactéries qui l'entourent ou qui sont présentes dans son organisme qui le deviennent.

  • Résistance (sport)

    Aptitude à fournir un effort d'intensité élevée le plus longtemps possible. Dans le cadre d'activités sportives, on parle de résistance musculaire, cardiovasculaire ou générale selon si cette aptitude concerne les muscles, le cœur et les vaisseaux sanguins ou l'individu dans sa totalité.

  • Rétine

    Tissu nerveux qui tapisse le fond de l'œil et joue le rôle de capteur d'images.

  • Rétinoïdes

    Famille de médicaments apparentés à la vitamine A, utilisés en dermatologie. Ces médicaments sont formellement interdits aux femmes enceintes ou cherchant à le devenir.

  • Révulsif

    Substance ou technique destinée à provoquer un afflux de sang dans la peau à proximité d'un organe malade afin de le soulager (ventouses, cataplasme à la moutarde). Actuellement, ces procédés sont moins employés et le terme révulsif concerne essentiellement des médicaments d'usage local qui provoquent une dilatation des vaisseaux sanguins de la peau.

  • Reye (syndrome de)

    Syndrome qui se traduit par des vomissements et des troubles de la conscience de gravité variable. Il touche les enfants, le plus souvent après une infection virale aiguë (varicelle, grippe, etc.). L'utilisation d'aspirine au cours de ces maladies a été mise en cause, notamment aux États-Unis et en Angleterre.

  • Rhabdomyolyse

    Atteinte aiguë et grave des muscles, due à une infection sévère ou à une intoxication (notamment médicamenteuse).

    Une rhabdomyolyse peut également être localisée à un membre, faisant suite à un traumatisme grave.

  • Rhinite

    Inflammation ou infection du nez et des fosses nasales. La rhinite peut avoir une origine infectieuse (bactérie ou virus) ou une origine allergique. Les rhinites allergiques regroupent les rhinites saisonnières (rhume des foins) et les rhinites appelées perannuelles, c'est-à-dire souvent persistantes en cours d'année (dues par exemple aux acariens, aux poils d'animaux ou à des agents chimiques).

  • Rhinopharyngite

    Inflammation de la partie haute du pharynx, située en arrière du nez et au-dessus du voile du palais. Son origine peut être virale ou bactérienne.

  • Rhumatisme articulaire aigu

    Complication des infections dues à un germe (streptocoque). Elle se traduit par des lésions cardiaques et articulaires.

  • Rhumatisme inflammatoire

    Contrairement à l'arthrose, le rhumatisme inflammatoire provoque une destruction rapide des articulations. Les principaux rhumatismes inflammatoires sont la polyarthrite rhumatoïde, la pelvispondylite rhumatismale (spondylarthrite ankylosante) et le rhumatisme psoriasique.

  • Rosacée

    Maladie de peau provoquant une rougeur du visage. Elle est parfois appelée acné rosacée, mais n'a rien a voir avec l'acné vulgaire. Elle interdit l'emploi local de dermocorticoïdes.

  • Roséole

    Maladie virale du nourrisson également appelée sixième maladie.

  • Saccharose

    Le saccharose est la substance qui compose le sucre de cuisine et le sucre industriel que l'on retrouve dans les biscuits, les gâteaux, les sucreries et les boissons sucrées (une bouteille d'un litre et demi de soda contient l'équivalent de trente morceaux de sucre). Certaines personnes sont intolérantes au fructose issu de la digestion du saccharose et souffrent alors de ballonnements et de diarrhée. Certains médicaments contiennent du saccharose comme excipient (composant sans activité thérapeutique).

  • Salicylés

    Famille de médicaments dont le plus connu est l'acide acétylsalicylique (aspirine).

  • Sarcoïdose

    Maladie de cause inconnue, qui touche surtout l'adulte jeune et qui se manifeste le plus souvent par une simple fatigue.

    Elle provoque une augmentation de la taille des ganglions et une inflammation des poumons ou d'autres organes.

  • Satiété

    État de satisfaction ressenti après avoir suffisamment mangé et qui entraîne l'arrêt de l'alimentation. Cette sensation résulterait de l'action combinée d'une hormone sécrétée par l'intestin, des concentrations de nutriments dans le sang et de signaux envoyés par l'estomac lorsqu'il atteint un certain volume.

  • Sc

    Abréviation de sous-cutanée.

  • Scanner

    Dispositif de radiographie couplé à un ordinateur qui permet d'obtenir une image nette d'un organe profond.

  • Schizophrénie

    Maladie psychique se manifestant par des épisodes d'hallucinations, de délire, de troubles de la pensée et du langage, voire d'agitation psychomotrice. Elle entraîne un repli sur soi et des difficultés relationnelles d'intensité variable, qui nécessitent le plus souvent un traitement neuroleptique.

  • Sciatique

    Névralgie du nerf sciatique. Elle est souvent due à une hernie discale.

  • Scintigraphie

    Méthode d'évaluation du fonctionnement d'un organe qui repose sur l'administration d'une substance très faiblement radioactive. Le devenir de la substance dans l'organe étudié est suivi par des compteurs spéciaux. Cette méthode est utilisée pour l'examen du fonctionnement de la thyroïde, des os, du foie, etc.

  • Sclérodermie

    Maladie rare du collagène entraînant un épaississement de la peau, des muscles et de certains organes profonds.

  • Sclérose en plaques

    Maladie grave du système nerveux évoluant par poussées.

  • Scoliose

    Courbure anormale de la colonne vertébrale qui prend l'aspect d'un S ou d'un C lorsque le patient est vu de dos. Un enfant qui se tient penché sur le côté peut avoir une attitude dite scoliotique, en général sans conséquence. Elle se distingue de la véritable scoliose qui se caractérise par une déformation congénitale de la colonne vertébrale. La gravité de la maladie se mesure en degré d'inclinaison par rapport à la position normale de la colonne.

  • Séborrhée

    Augmentation de la sécrétion de sébum, graisse naturelle sécrétée par certaines glandes de la peau (glandes sébacées), qui a pour effet de donner un aspect gras à la peau ou au cuir chevelu.

  • Sécable

    Qui peut être coupé, divisé.

  • Sédatif

    • Qui apaise, qui calme.

    • Médicament appartenant à différentes familles : anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antitussifs, antiépileptiques, neuroleptiques, etc. mais aussi antidépresseurs, antihistaminiques H1, antihypertenseurs. Un sédatif peut être responsable de somnolence et augmenter les effets de l'alcool.

  • Sel

    Substance chimique dont la plus connue est le chlorure de sodium, ou sel de table. Le sel de régime ne contient pas de sodium ; celui-ci est remplacé généralement par du potassium.

  • Septicémie

    Infection générale grave due à l'invasion de germes dans le sang. Les premiers signes sont souvent une fièvre élevée accompagnée de frissons.

  • Sérotonine

    Neurotransmetteur intervenant notamment dans la régulation du sommeil, de l'appétit et de l'humeur. À ce titre, la sérotonine est impliquée dans de nombreux troubles psychiques, comme la dépression, l'anxiété ou les troubles obsessionnels compulsifs. Certains médicaments, comme les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), traitent ces troubles en augmentant la quantité de sérotonine présente dans le cerveau.

  • Sérum physiologique

    Eau salée (chlorure de sodium) à 9 g par litre, dont l'appellation actuelle est soluté physiologique. Cette concentration, qui se rapproche de celle du sang et de la lymphe, est parfaitement compatible avec les tissus biologiques. Le sérum physiologique est utilisé pour les lavages, les irrigations et les injections (dans ce dernier cas, il doit être stérile).

  • Sida

    Abréviation de syndrome d'immunodéficience acquise (en anglais AIDS).

    Forme la plus évoluée et la plus grave de l'infection par le VIH.

  • Sinapisme

    Cataplasme à base de farine de moutarde.

  • Sinus

    Cavités osseuses de la face communiquant avec les fosses nasales.

  • Sinusite

    Inflammation ou infection des sinus.

  • Sixième maladie

    Également appelée roséole ou exanthème subit. Maladie bénigne des nourrissons qui débute par une fièvre élevée pendant 3 jours ; quand la fièvre disparaît, l'éruption apparaît (petites lésions arrondies, roses, non surélevées). Elle n'est pas accompagnée de démangeaisons et dure 48 heures. Elle est due à un virus et son traitement se résume à celui de la fièvre.

  • Sodium

    Substance minérale qui peut former des sels, notamment avec le chlore (chlorure de sodium, ou sel de table).

  • Somnifère

    Synonyme d'hypnotique. Voir ce terme.

  • Sophrologie

    Méthode thérapeutique qui utilise la détente physique et psychique dans un but préventif ou calmant. La sophrologie a été mise au point au milieu du XXe siècle par le docteur Alfonso Caycedo, un neuropsychiatre colombien. Le but initial de la sophrologie est une détente ciblée, aidant le patient à se concentrer sur ses processus intérieurs et sur ses souvenirs. Elle est obtenue par une relaxation musculaire et une respiration calme.

  • Sorbitol

    Le sorbitol est un sucre que l'on trouve dans certains fruits (les pruneaux par exemple). Parce qu'il est moins calorique que le sucre industriel (saccharose), il est utilisé comme édulcorant (sous le sigle E420) mais également comme stabilisateur, par exemple dans certains médicaments. Lors de la digestion, le sorbitol est transformé en fructose (sucre des fruits). Certaines personnes ont du mal à digérer le fructose et, de ce fait, présentent des troubles intestinaux (diarrhées) lorsqu'elles ingèrent un produit contenant du sorbitol.

  • Souche

    Famille de microbes obtenus à partir d'un seul germe, produit en grande quantité sur des milieux de culture.

  • Sous-cutanée

    Injection pratiquée sous la peau désinfectée, pincée entre le pouce et l'index de la main qui ne tient pas la seringue. Il est préférable de ne pas piquer dans le pli formé par le pincement de la peau, mais juste sous celui-ci, en introduisant l'aiguille latéralement selon un angle de 45o. Cette technique d'injection, simple, peut être apprise par le malade (diabétique, personne sous anticoagulant, etc.) auprès de son médecin. Elle permet une diffusion lente et progressive de la substance active dans le sang.

    Abréviation : SC.

  • Spasmolytique

    Médicament qui soulage les crampes.

  • Spasmophilie

    Terme fréquemment employé pour qualifier un état associant diverses manifestations d'un dérèglement nerveux diffus.

  • Spermogramme

    Examen du sperme réalisé en laboratoire permettant d'évaluer la fertilité de l'homme.

  • Sphincter

    Muscle qui permet la fermeture des orifices naturels de l'organisme.

  • Spondylarthrite ankylosante

    Rhumatisme inflammatoire responsable de lésions articulaires atteignant surtout la colonne vertébrale et le bassin.

  • Squame

    Lamelle de cellules cornées se détachant de la surface de l'épiderme (desquamation).

  • Sras

    Abréviation de syndrome respiratoire aigu sévère. Infection respiratoire virale grave, due à un germe de la famille des coronavirus, dont les premiers cas ont été observés au printemps 2003 en Asie. Elle serait transmise par des animaux sauvages (civette).

  • Staphylocoque

    Germe impliqué dans de nombreuses infections, notamment cutanées. Il n'est sensible qu'à certains antibiotiques.

  • Stase

    Arrêt ou ralentissement de circulation ou d'écoulement, notamment du sang.

  • Sténose

    Rétrécissement, par exemple d'une artère.

  • Stent

    Mot anglais désignant une prothèse en forme de ressort, placée à l'intérieur d'une artère que l'on vient de dilater, pour éviter que l'artère ne revienne à son diamètre initial. La traduction en français est endoprothèse vasculaire.

  • Sternum

    Os plat qui forme la partie avant de la cage thoracique. Il est relié aux côtes et aux clavicules.

  • Stéroïde androgène

    Hormone mâle fabriquée par les testicules et les glandes surrénales. Elle permet le développement des organes sexuels et de la pilosité de type masculin.

  • Stomatite

    Inflammation de la bouche et des gencives qui peut être due à une infection, mais aussi à certains médicaments qui se concentrent dans la salive.

  • Strabisme

    Défaut de convergence des yeux vers l'objet regardé.

  • Stupéfiant

    Médicament particulièrement susceptible d'être détourné de son usage par un toxicomane. Il ne peut être prescrit que sur une ordonnance sécurisée.

    Cette ordonnance a une validité de 7 jours (parfois 14 ou 28 jours).

    D'autres médicaments obéissent à des règles de délivrance particulière : les médicaments d'exception et les médicaments à prescription restreinte (voir ces termes).

  • Sublingual

    Voie d'administration d'une substance médicamenteuse qui permet une absorption rapide par les veines situées sous la langue. Le médicament doit être maintenu sous la langue suffisamment longtemps pour passer dans le sang (quelques minutes en général).

  • Sucre

    Terme général désignant différentes substances dont la plus répandue est le saccharose. D'autres sucres peuvent être contenus dans les médicaments : glucose, fructose, lactose, etc. Le glucose est le sucre utilisé par l'organisme ; il est le seul à circuler en quantité notable dans le sang.

    Les édulcorants (faux sucre) sont autorisés chez les diabétiques ou les personnes suivant un régime, et sont très peu caloriques.

  • Sulfamide hypoglycémiant

    Médicament de la famille des sulfamides, qui abaisse le taux de glucose dans le sang (glycémie) en augmentant la sécrétion d'insuline par le pancréas.

  • Sulfamides

    Famille chimique représentée dans plusieurs classes de médicaments : antibiotiques, antidiabétiques, diurétiques, etc. Les sulfamides peuvent être à l'origine d'allergies.

  • Sulfites

    Substances contenant du soufre, utilisées comme conservateurs dans certains médicaments. Les sulfites peuvent provoquer des réactions allergiques chez les personnes prédisposées.

  • Surdosage

    La prise en quantité excessive d'un médicament expose à une augmentation de l'intensité des effets indésirables, voire à l'apparition d'effets indésirables particuliers.

    Ce surdosage peut résulter d'une intoxication accidentelle, ou volontaire dans un but de suicide : il convient alors de consulter le centre antipoison de votre région (liste en annexe de l'ouvrage). Mais le plus souvent, le surdosage est la conséquence d'une erreur dans la compréhension de l'ordonnance, ou de la recherche d'une augmentation de l'efficacité par un dépassement de la posologie préconisée. Enfin, une automédication intempestive peut conduire à l'absorption en quantité excessive d'une même substance contenue dans des médicaments différents. Certains médicaments exposent plus particulièrement à ce risque, car ils sont considérés (à tort) comme anodins : vitamines A et D, aspirine, etc. L'arrêt ou la diminution des prises médicamenteuses permettent de faire disparaître les troubles liés à un surdosage.

  • Surface corporelle

    Les produits anticancéreux sont généralement injectés par voie intraveineuse : ils se dispersent alors dans la circulation générale ; la concentration de produit qui arrivera au niveau des tissus, et de la tumeur en particulier, est donc fonction de la quantité injectée et du débit du sang ; celui-ci est corrélé à la surface du corps calculée à partir du poids et de la taille : la dose des médicaments qui sont administrés est donc fonction de cette donnée appelée surface corporelle.

  • Surfactant

    Mot anglais équivalent de tensioactif. Désigne une substance qui augmente la mouillabilité des surfaces solides et facilite l'élimination des souillures par l'eau.

  • Surrénale

    Petite glande située au-dessus du rein, qui sécrète de nombreuses hormones, dont la cortisone et l'adrénaline.

  • Symptôme

    Trouble ressenti par une personne atteinte d'une maladie. Un même symptôme peut traduire des maladies différentes et une même maladie ne donne pas forcément les mêmes symptômes chez tous les malades.

  • Syncope

    Perte de connaissance brève et complète.

  • Syndrome

    Ensemble de symptômes fréquemment associés ; un syndrome grippal, par exemple, associe une fièvre élevée, des courbatures et un mal de tête. Un même syndrome peut être présent dans des maladies de causes différentes.

  • Syndrome coronarien aigu

    Occlusion partielle d'une artère coronaire irriguant le cœur, qui se traduit par une douleur oppressante dans la poitrine, accompagnée ou non de douleurs au cou, aux mâchoires et/ou aux épaules. Le syndrome coronarien aigu nécessite, au même titre que l'infarctus du myocarde, une prise en charge médicale urgente.

    Synonyme : angor instable.

  • Syndrome d'apnée du sommeil

    Terme général qui désigne certains troubles de la respiration survenant pendant le sommeil. Ces troubles peuvent être dus à une lésion des centres nerveux qui commandent la respiration, mais le plus souvent, ils sont d'origine obstructive : la base de la langue chute en arrière pendant le sommeil et vient obstruer le pharynx provoquant une apnée et une asphyxie qui réveillent le malade, lui permettant de reprendre sa respiration. La multiplication des apnées au cours de la nuit perturbe le sommeil et est à l'origine d'une somnolence pendant la journée. Ces apnées obstructives sont souvent associées au ronflement.

  • Syndrome de malabsorption chronique

    Maladie caractérisée par un défaut de l'absorption digestive de certains nutriments, due généralement à une maladie ou à l'ablation chirurgicale d'une partie de l'intestin grêle ou de l'estomac.

  • Syndrome de sevrage

    Réaction due à la privation brutale d'une substance (médicament, toxique, alcool, etc.) à laquelle l'organisme a été habitué. Certains médicaments pris pendant la grossesse peuvent provoquer cette réaction chez le nouveau-né. Une forme particulière de syndrome de sevrage est le manque ressenti par les toxicomanes lorsqu'ils sont privés de drogue.

  • Syndrome des jambes sans repos

    Affection chronique se traduisant par un besoin irrésistible de bouger les jambes, le plus souvent la nuit. Les crises, qui associent à des degrés divers des sensations de fourmillements, de picotements, de démangeaisons, voire de brûlures, sont favorisées par l'immobilité et en partie soulagées par le mouvement. Elles sont souvent responsables d'une insomnie. Cette pathologie serait due à des troubles du système nerveux central et/ou à un dysfonctionnement des nerfs périphériques.

  • Syndrome du canal carpien

    Affection neurologique fréquente liée à une compression du nerf médian au niveau du poignet. Elle se traduit initialement par des fourmillements dans les doigts, puis par des douleurs nocturnes.

  • Syndrome extrapyramidal

    Ensemble de troubles neurologiques se traduisant par des mouvements involontaires et une augmentation du tonus musculaire.

  • Syndrome malin des neuroleptiques

    Affection rarissime qui se traduit, chez un malade sous traitement neuroleptique, par les symptômes suivants : pâleur, sueurs, fièvre élevée, troubles de conscience, salivation excessive, etc. Ces symptômes doivent conduire à arrêter toute prise de neuroleptiques et à contacter un service d'urgence (15 ou 112). Contrairement à une banale grippe, il n'existe pas de toux, et les troubles de la conscience sont importants.

  • Syndrome néphrotique

    Ensemble de signes liés à une altération des reins, qui se traduit par des œdèmes et par la présence d'albumine dans les urines.

  • Syndrome prémenstruel

    Syndrome survenant avant les règles pendant une période variant de 1 à 15 jours et comportant un ou plusieurs des troubles suivants : ballonnement abdominal, tension des seins, douleurs du bas-ventre, prise de poids, irritabilité, fatigue, tendance dépressive.

  • Syndrome subjectif des traumatismes crâniens

    Ensemble de symptômes qui apparaissent à la suite d'un traumatisme du crâne en l'absence de lésions du cerveau. Il s'agit essentiellement de maux de tête, de difficultés de concentration, de trous de mémoire. Ces troubles guérissent généralement spontanément en quelques semaines ou quelques mois.

  • Synergistines

    Famille d'antibiotiques particulièrement efficaces contre les staphylocoques.

  • Synovie

    Liquide visqueux présent en petites quantités dans les articulations, dont il assure la lubrification.

  • Syphilis

    Infection sexuellement transmissible due à un germe appelé tréponème.

  • Système nerveux central

    Ensemble formé par le cerveau et la moelle épinière.

  • Système nerveux parasympathique

    Partie du système nerveux responsable, avec le système nerveux sympathique, de la régulation des fonctions vitales de l'organisme (circulation sanguine, respiration, digestion, régulation de la température, etc.). On appelle système nerveux végétatif, ou autonome, la réunion des systèmes nerveux sympathique et parasympathique. Ils sont indépendants de la conscience et de la volonté.

  • Tachycardie

    Accélération du rythme des battements du cœur. Elle peut être due à une fièvre, à une hyperthyroïdie, à une maladie cardiaque, à l'action de certains médicaments, etc.

  • Taenias

    Vers plats formés de plusieurs segments qui parasitent l'homme soit à l'état de vers adultes dans l'intestin (vers solitaires désagréables, mais pas dangereux), soit à l'état larvaire dans d'autres organes (cerveau, foie) dont l'atteinte est beaucoup plus grave.

    La prévention repose sur la cuisson suffisante de la viande et du poisson, sur le lavage soigneux des aliments et des mains.

  • Tartrazine

    Colorant rouge pouvant provoquer des allergies.

  • Taux de prothrombine

    Dosage sanguin permettant de mesurer l'efficacité du traitement anticoagulant. Le taux de prothrombine est normalement proche de 100 % ; lorsqu'il baisse, le risque de formation d'un caillot diminue mais le risque d'hémorragie augmente. Le TP tend à être supplanté par l'INR, technique de mesure internationale standardisée.

    Abréviation : TP.

  • Teinture

    Solution résultant de l'extraction par un solvant (l'alcool, le plus souvent) des principes actifs d'une plante.

  • Teinture mère

    Solution résultant de la macération dans l'alcool d'une plante déshydratée, d'un animal (abeille, etc.) ou d'un extrait animal (venin de serpent, etc.). La teinture mère est la substance à partir de laquelle sont effectuées les opérations homéopathiques de dilution et de dynamisation.

  • Télangiectasies

    Petits vaisseaux dilatés apparaissant en transparence sous la peau.

  • Tendinite

    Inflammation des tendons, qui provoque une douleur lors de certains mouvements. Les tendinites les plus courantes affectent les tendons du coude (tennis-elbow) et le tendon d'Achille.

  • Tension artérielle

    Voir pression artérielle.

  • Tension intraoculaire

    Tension (pression) des liquides contenus dans l'œil. Elle peut augmenter dans certaines maladies comme le glaucome.

  • Terpènes

    Terme général désignant des substances aromatiques d'origine végétale. Celles-ci sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés respiratoires (stimulante, expectorante, antiseptique) et leur pouvoir révulsif en cas d'application sur la peau. Les plus utilisées sont le camphre, le menthol, l'eucalyptol, les huiles essentielles de menthe, de térébenthine, de niaouli, de pin, d'anis, etc.

    Certains terpènes, et surtout le camphre, ont été responsables de convulsions, de pauses respiratoires chez le nourrisson, en cas de surdosage. Ils peuvent également provoquer des troubles du comportement chez la personne âgée. Ces produits doivent être utilisés avec prudence aux âges extrêmes de la vie.

  • Test antidopage

    Les sportifs peuvent être soumis à des tests destinés à détecter la présence dans leurs urines de substances dopantes ou de leurs dérivés. Le Comité international olympique et le ministère de la Santé et des Sports tiennent à jour une liste des substances considérées comme dopantes. Ces substances sont très variées : hormones anabolisantes qui développent les muscles, excitants qui augmentent la vigilance, bêtabloquants qui ralentissent le cœur et, par exemple, permettent aux tireurs à l'arc de décocher leur flèche entre deux battements cardiaques, etc. Certains médicaments tels que les crèmes, les gouttes auriculaires, contiennent des substances considérées comme dopantes, mais la probabilité pour que ces substances passent dans le sang et soient retrouvées dans les urines est très faible. Dans le doute, l'éventualité d'une réaction positive est mentionnée pour chaque médicament lorsqu'une substance dopante est présente dans sa composition. Il appartient au sportif de décider avec son médecin s'il peut utiliser ou non un tel médicament.

  • Testostérone

    Hormone sexuelle mâle. Elle est indispensable au développement des organes sexuels chez l'enfant, et à leur fonctionnement chez l'adulte.

  • Tétanie

    Par analogie avec les symptômes du tétanos : crispation musculaire accompagnée de tremblements, survenant par crises. Ces crises peuvent être dues à un stress ou, plus rarement, à un manque de calcium.

  • Tétanos

    Maladie infectieuse due à un germe capable de survivre dans la terre pendant plusieurs années. Dans une plaie, le bacille tétanique sécrète une substance toxique (toxine) capable de provoquer des contractions douloureuses et une paralysie des muscles qui s'étend à l'ensemble du corps. Le tétanos est une maladie extrêmement grave qui peut entraîner la mort par paralysie des muscles de la respiration. La vaccination est obligatoire et doit être renouvelée tous les dix ans.

  • Tétracyclines

    Voir cyclines.

  • Tfr

    Abréviation de tarif forfaitaire de responsabilité.

    Taux de remboursement d'un médicament calculé sur la base du prix des génériques correspondants.

  • Thrombocytémie essentielle

    Maladie rare caractérisée par une multiplication anormale du nombre de plaquettes dans le sang.

  • Thrombose

    Formation d'un caillot dans une veine, une artère ou dans l'une des cavités du cœur.

  • Thyroïde

    Glande située à la base du cou, qui sécrète des hormones riches en iode.

  • Tissu adipeux

    Accumulation de graisse sous forme de cellules gorgées d'acides gras, essentiellement sous la peau et autour des organes de l'abdomen.

  • Tissu conjonctif

    Trame de protéines plus ou moins dense qui soutient et lie entre elles les cellules de nombreux organes (os, peau, dents, ongles, etc.). Il est surtout composé de collagène et de cellules appelées fibroblastes. Il constitue l'essentiel des tendons, des gaines des muscles et des cartilages.

  • Toc

    Abréviation de troubles obsessionnels compulsifs.

  • Tonus musculaire

    Au repos, les muscles sont dans un état de tension légère involontaire dont nous n'avons pas conscience : c'est le tonus (ou tonicité) musculaire. L'exercice physique régulier augmente le tonus des muscles.

  • Topiques

    Nom général donné aux médicaments destinés à être utilisés localement et non ingérés ou injectés.

  • Torsades de pointes

    Trouble du rythme cardiaque grave, favorisé par :

    • une hypokaliémie ou des situations la favorisant : diarrhées importantes et prolongées, usage répété de laxatif stimulant, etc.,

    • un cœur trop lent,

    • une prédisposition visible sur l'électrocardiogramme,

    • la prise de certains médicaments.

    Les médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes sont les suivants : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, certains neuroleptiques, bépridil, cisapride, diphémanil, halofantrine, mizolastine, pentamidine, moxifloxacine, érythromycine (voie IV).

  • Toxoplasmose

    Maladie infectieuse due à un germe appelé Toxoplasma gondii, transmis par l'alimentation ou la manipulation de chatons et de selles de chats adultes. C'est une maladie généralement bénigne, inapparente ou révélée par l'apparition de ganglions. C'est en revanche une maladie redoutable lorsqu'elle survient pendant la grossesse car elle entraîne un risque de malformation chez le fœtus. Il n'existe pas de vaccin.

  • Tp

    Abréviation de taux de prothrombine.

  • Trachome

    Maladie de l'œil particulière, fréquente dans les pays tropicaux, due à un germe (Chlamydia trachomatis).

  • Traitement curatif

    Traitement destiné à soigner une maladie déclarée, et qui vise la guérison. Dans la majorité des cas, le traitement curatif s'attaque à la cause de la maladie.

  • Traitement d'appoint

    Traitement qui complète l'action d'un traitement spécifique, mais ne permet généralement pas d'obtenir la guérison à lui seul.

  • Traitement d'attaque

    Traitement destiné à obtenir un effet rapide grâce à des doses élevées.

  • Traitement d'entretien

    Traitement destiné à conserver le bénéfice d'un traitement d'attaque. La dose la plus faible permettant de maintenir l'efficacité est recherchée pour limiter les effets indésirables.

  • Traitement de fond

    Synonyme de traitement préventif, dans le cas des maladies évoluant par crises ou par poussées (asthme, migraine, rhumatismes, psoriasis, etc.). Des crises peuvent néanmoins survenir, qui ne doivent pas conduire à arrêter le traitement sans avis médical.

  • Traitement de la crise

    Par opposition au traitement de fond, traitement bref et épisodique dans le cadre des maladies évoluant par crises ou par poussées.

  • Traitement homéopathique

    Traitement basé sur l'administration de substances fortement diluées d'origine végétale, animale ou minérale. Les grands principes de l'homéopathie sont la similitude (utilisation de substances produisant des effets semblables aux symptôme de la maladie), la dilution infinitésimale (les substances utilisées font l'objet de multiples dilutions) et la globalité (la cible du traitement n'est pas un organe en particulier, mais l'individu dans son ensemble).

  • Traitement hormonal de la ménopause

    Traitement destiné à corriger les conséquences des déséquilibres hormonaux survenant à la ménopause (voir ce terme) : fragilisation osseuse (ostéoporose), bouffées de chaleur, troubles psychiques, sécheresse vaginale, etc. Basé sur un apport d'estrogènes et/ou de progestérone, ce traitement est contre-indiqué en cas d'antécédent de cancer du sein, des ovaires ou de maladie cardiovasculaire. Synonyme : traitement hormonal substitutif (THS).

  • Traitement immunodépresseur

    Traitement qui diminue les réactions immunitaires (réactions de défense de l'organisme contre les corps étrangers). La baisse de l'immunité est généralement l'objectif du traitement : prévention des rejets de greffe d'organe, traitement des maladies auto-immunes. Cependant, dans certains cas, l'effet immunodépresseur est une conséquence non souhaitée d'un traitement : la chimiothérapie anticancéreuse, destinée à détruire les cellules cancéreuses, affecte également les cellules normales du sang et fragilise les malades face aux infections. Cette fragilité justifie une surveillance médicale renforcée : prise de sang régulière, nécessité de signaler l'apparition de toute fièvre.

    Synonyme : traitement immunosuppresseur.

  • Traitement immunomodulateur

    Traitement qui module l'action du sytème immunitaire. Il vise à ralentir l'évolution de certaines maladies.

  • Traitement minute

    Médicament utilisé en une seule prise, le plus souvent à forte dose, pour une action brève et immédiate permettant la guérison. Tous les traitements en prise unique ne sont pas des traitements minute : certains médicaments pris en une seule fois sont éliminés très lentement par l'organisme et restent actifs pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

  • Traitement palliatif

    Traitement qui tente d'atténuer les symptômes d'une maladie incurable.

  • Traitement présomptif

    Traitement destiné à soigner une maladie dont le diagnostic est probable mais qui doit être confirmé par des examens.

  • Traitement préventif

    Traitement destiné à prévenir une maladie (synonyme : prophylaxie), ou à limiter la fréquence des crises ou des poussées dans une maladie chronique.

  • Traitement substitutif

    Traitement qui apporte à l'organisme une substance qu'il ne peut plus produire en quantité suffisante.

  • Traitement symptomatique

    Traitement qui supprime ou atténue les symptômes d'une maladie sans s'attaquer à sa cause.

  • Tranquillisant

    Médicament luttant contre l'anxiété et le stress. La majorité des tranquillisants appartiennent à la famille des benzodiazépines.

    Synonyme : anxiolytique.

  • Transaminases

    Enzymes dosées dans le sang, dont le taux s'élève lors de certaines hépatites. Elles figurent dans les analyses de sang sous le nom de SGOT et SGPT ou ASAT et ALAT.

  • Transit intestinal

    Parcours des aliments depuis l'estomac jusqu'à leur élimination sous forme de selles.

  • Transmission materno-foetale

    Transmission d'un germe d'une mère infectée à son enfant pendant la grossesse, par le passage du germe à travers le placenta (échanges sanguins entre la mère et le fœtus), ou lors de l'accouchement.

  • Trichinose

    Maladie parasitaire grave due à de petits vers infestant les muscles de nombreux mammifères omnivores ou carnivores : porc surtout, mais aussi phacochère, sanglier, ours, phoque, chacal, renard, blaireau, etc.

    L'homme se contamine en mangeant de la viande insuffisamment cuite (ou parfois de la charcuterie) ; les contaminations massives sont mortelles.

  • Trichomonas

    Parasite microscopique responsable d'infections génitales chez l'homme comme chez la femme.

  • Triglycérides

    Graisses circulant dans le sang. Elles proviennent essentiellement de l'assimilation des corps gras, des sucres et de l'alcool.

  • Triptans

    Nom d'une famille chimique de vasoconstricteurs utilisés dans le traitement de la migraine. Par rapport aux vasoconstricteurs dérivés de l'ergot de seigle, les triptans ont l'avantage d'agir plus spécifiquement sur les artères du cerveau.

  • Trompe d'eustache

    Conduit qui fait communiquer l'arrière des fosses nasales à l'oreille moyenne, cavité située derrière le tympan. Ce conduit permet une bonne ventilation de cette cavité, et son obstruction peut gêner l'audition ou favoriser les otites.

  • Trouble du rythme cardiaque

    Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L'extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D'autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

  • Trouble lipidique

    Anomalie, parfois héréditaire, de la synthèse ou de la répartition des graisses dans l'organisme et notamment dans le sang.

  • Troubles bipolaires

    Maladie psychique caractérisée par l'alternance et la répétition de phases de dépression et d'états maniaques.

    Synonymes : maniaco-dépression, psychose maniaco-dépressive.

  • Troubles digestifs

    Ensemble de symptômes traduisant une irritation ou un mauvais fonctionnement du tube digestif. Un ou plusieurs troubles peuvent être présents : nausées, vomissements, aérophagie, douleurs abdominales, brûlures d'estomac, ballonnements, flatulences, diarrhée ou constipation, etc. Les antibiotiques peuvent favoriser les candidoses, souvent responsables de troubles digestifs.

  • Troubles fonctionnels

    Les troubles fonctionnels ne sont pas dus à des lésions des organes, mais à une perturbation de leur fonctionnement.

  • Troubles neurologiques

    Ensemble d'anomalies traduisant une atteinte du système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière) ou périphérique (les nerfs). Ces anomalies peuvent prendre des formes très diverses : troubles du langage (aphasie), du comportement (agitation), de la conscience (somnolence), de la motricité (paralysie), etc.

  • Troubles obsessionnels compulsifs (toc)

    Troubles caractérisés par des idées (obsessions) et des comportements (compulsions) répétitifs et gênants. Le sujet a conscience du caractère anormal de ses troubles (névrose) mais ne peut pas les contrôler.

  • Troubles paniques

    Maladie psychique caractérisée par la survenue de bouffées d'anxiété répétées et incontrôlables. De survenue brutale et de courte durée, ces épisodes anxieux s'accompagnent souvent de symptômes évoquant, pour la personne atteinte, une maladie grave (crise cardiaque, étouffement), voire une mort imminente.

    Synonyme : crise de panique.

  • Trypanosomose africaine

    Voir maladie du sommeil.

  • Trypanosomose américaine

    Voir maladie de Chagas.

  • Tuberculose

    Maladie infectieuse due au bacille de Koch. Elle peut toucher tous les organes, notamment le poumon, l'os (mal de Pott), l'appareil urinaire ou génital, l'œil.

  • Tumeur

    Développement anormal de cellules de l'organisme. Les tumeurs bénignes repoussent les tissus voisins sans les altérer : verrues, grains de beauté, adénomes, etc. ; leur développement reste localisé. Les tumeurs malignes envahissent les tissus avoisinants et peuvent essaimer à distance (métastases).

  • Tumeur de l'hypophyse

    Tumeur le plus souvent bénigne qui se développe dans l'hypophyse, glande située sous le cerveau. Cette tumeur peut perturber la sécrétion d'hormones par cette glande.

  • Turista

    Voir diarrhée du voyageur.

  • Tympan

    Fine membrane située au fond du conduit de l'oreille. Le tympan transmet les vibrations sonores aux organes responsables de l'audition. La pression des deux côtés du tympan doit être équilibrée pour un bon fonctionnement de celui-ci. Un excès de pression d'un seul côté peut entraîner une rupture du tympan responsable d'une surdité partielle.

  • Typhoïde

    Maladie bactérienne digestive transmise par l'eau et l'alimentation. La vaccination est recommandée pour certaines destinations lorsque le voyage sera long ou les conditions d'hygiène sur place précaires.

  • Typhus

    Maladie infectieuse transmise par les poux du corps.

  • Ui

    Abréviation d'unité internationale. Unité de mesure normalisée qui indique l'activité d'une substance.

  • Ulcération

    Petit ulcère.

  • Ulcère

    Lésion en creux de la peau, des muqueuses ou de la cornée.

    • Ulcère de jambe : plaie chronique due à une mauvaise circulation du sang.

    • Ulcère gastroduodénal : plaie localisée de la muqueuse de l'estomac ou du duodénum, due à un excès d'acidité et très souvent à la présence d'une bactérie (Helicobacter pylori). L'ulcère est favorisé par le stress, l'alcool, le tabagisme et la prise de certains médicaments (aspirine, AINS, etc.).

  • Ultrasons

    Vibration sonore de haute fréquence, inaudible, pouvant pénétrer sans dommage dans le corps (et permettant l'échographie).

  • Ultraviolet

    Les rayons ultraviolets sont des radiations émises naturellement par le soleil ou artificiellement par certaines lampes. On distingue les UV A et les UV B. Les UV B, de courte longueur d'onde, sont arrêtés dans les couches les plus externes de la peau. Ils sont responsables de brûlures (coups de soleil). Les UV A, de longueur d'onde plus importante, pénètrent profondément et atteignent le derme. Ils induisent la pigmentation (bronzage). L'exposition intense et répétée aux UV cause un vieillissement prématuré de la peau et augmente le risque de cancer cutané.

    Abréviation : UV.

  • Urée

    Substance produite par le corps lors de l'utilisation des acides aminés (issus des protéines). Elle doit être éliminée dans l'urine par les reins. Son accumulation (lors d'insuffisance rénale ou de déshydratation) provoque des nausées, des vomissements, des maux de tête, des vertiges, des convulsions, voire un coma.

  • Urétrite

    Inflammation de l'urètre (conduit qui permet l'émission d'urines à partir de la vessie). Cette inflammation est généralement due à une infection.

  • Uricémie

    Taux d'acide urique dans le sang.

  • Urticaire

    Éruption de boutons sur la peau, dont l'origine est le plus souvent allergique. Les boutons ressemblent à des piqûres d'orties et leur couleur varie du rose pâle au rouge.

  • Uv

    Abréviation d'ultraviolet.

  • Uvéite

    Inflammation interne de l'œil qui concerne l'iris et les structures voisines.

  • Vaccin

    Solution injectable destinée à immuniser l'organisme contre un virus ou une bactérie.

    Il existe plusieurs sortes de vaccins :

    • Les vaccins vivants atténués : le germe contenu dans le vaccin est vivant, mais incapable de provoquer la maladie (BCG, rougeole, rubéole, oreillons, etc.).

    • Les vaccins préparés à partir de fragments de germes tués : les parties les plus immunisantes du virus ou de la bactérie sont utilisées pour préparer le vaccin (vaccins contre la polio, contre les hépatites, etc.).

    • Les vaccins contenant des toxines neutralisées (inactivées) : dans le cas du tétanos, c'est une toxine sécrétée par le germe qui est responsable de la gravité de la maladie ; le vaccin permet l'immunisation contre cette toxine.

  • Vaccin recombinant

    Vaccin obtenu par génie génétique. Au lieu de préparer des vaccins à partir de cultures de germes, les substances immunisantes (antigènes) sont obtenues en cultivant des cellules dont le patrimoine génétique a été modifié : elles sont « programmées » pour fabriquer des protéines identiques à celles qui sont présentes dans le virus ou la bactérie responsables de l'infection. Cette technique est de plus en plus employée. Elle permet d'obtenir des vaccins contenant une forte concentration de protéines immunisantes (antigènes) hautement purifiées. Un autre avantage réside dans la sécurité apportée par ce mode de préparation : aucun germe infectant n'étant utilisé pour la préparation du vaccin, le risque théorique d'une contamination par un vaccin mal stérilisé est nul.

  • Vaisseaux capillaires

    Vaisseaux sanguins plus fins que des cheveux (d'où leur nom) qui irriguent les cellules.

  • Valve mitrale

    Une valve cardiaque est une sorte de clapet qui ne permet le passage du sang que dans un seul sens. La valve mitrale sépare l'oreillette du ventricule gauche. Lorsque le ventricule gauche se contracte pour chasser vers l'aorte le sang qui provient de l'oreillette, la valve mitrale se ferme et empêche tout reflux sanguin vers l'oreillette gauche.

  • Varice

    Dilatations anormales des veines visibles sous la peau. Elles sont dues à la perte d'élasticité de la paroi des veines ou à des lésions des valvules veineuses. Elles se situent essentiellement au niveau des jambes. Elles peuvent se compliquer avec la formation d'ulcères dits variqueux.

  • Vasculaire

    Qui concerne les vaisseaux sanguins : artères et veines.

  • Vascularite systémique

    Terme général désignant des maladies rares responsables d'une atteinte inflammatoire de la paroi des artères : périartérite noueuse, granulomatose allergique de Churg Strauss, angéites d'hypersensibilité rencontrées dans la maladie sérique et les connectivites, granulomatose de Wegener, granulomatose lymphomatoïde de Liebow, maladie de Horton, maladie de Takayashu, maladie de Buerger, syndrome de Behcet, syndrome de Mac Duffie, syndrome de Cogan, etc.

  • Vasoconstricteur

    Médicament qui provoque une contraction des vaisseaux sanguins, par opposition à vasodilatateur.

  • Vasodilatateur

    Médicament capable de dilater les vaisseaux sanguins (artère, veine), par opposition à vasoconstricteur.

  • Vecteur

    Tout organisme qui permet la transmission d'un agent infectieux : l'anophèle est le vecteur du paludisme, la puce celui de la peste.

  • Veine

    Vaisseau sanguin conduisant au cœur.

  • Veinotonique

    Désigne un médicament qui a la propriété d'augmenter le tonus de la paroi.

  • Vélocité

    La vélocité d'un mouvement est une combinaison de rapidité et d'agilité. La rapidité est fonction de la capacité des muscles à réagir à une impulsion nerveuse en se contractant. L'agilité est liée à une bonne technique gestuelle et à la maîtrise de la position du corps dans l'espace. En cyclisme, la vélocité correspond à la fréquence de pédalage.

  • Vergetures

    Stries cutanées dues à une distension exagérée de la peau, notamment lors d'une grossesse.

  • Vermifuge

    Médicament destiné à traiter les infestations dues à des vers.

    Synonyme : antihelminthique.

  • Vertige

    Symptôme qui peut désigner une impression de perte d'équilibre (sens commun) ou, plus strictement, une sensation de rotation sur soi-même ou de l'environnement (sens médical).

  • Vigilance

    État d'éveil de la conscience. La vigilance peut être diminuée après l'ingestion de certains médicaments dont l'emballage comporte un pictogramme représentant une automobile noire dans un triangle rouge.

  • Vih

    Abréviation du virus de l'immunodéficience humaine (en anglais HIV), responsable d'une infection pouvant évoluer vers le sida.

    On distingue le VIH-1 (responsable de l'épidémie mondiale) et le VIH-2 (beaucoup moins répandu que le VIH-1, surtout présent en Afrique de l'Ouest).

  • Vincamine

    Substance vasodilatatrice extraite de la pervenche. Dans certains cas, elle peut être à l'origine d'un trouble du rythme cardiaque grave : torsades de pointes.

  • Virilisation

    Apparition de caractères sexuels masculins chez une femme : pilosité de type masculin, voix grave, etc.

  • Virose cérébrale

    Maladie du cerveau due à un virus.

  • Virus

    Organisme microscopique qui pénètre dans les cellules de l'hôte, où il se reproduit. Beaucoup plus petits que les bactéries, les virus sont insensibles aux antibiotiques. Ils peuvent parfois être détruits par des substances antivirales.

  • Vitamine

    Substance indispensable à la croissance et au bon fonctionnement de l'organisme. Les besoins en vitamines sont normalement couverts par une alimentation variée. Dans les pays développés, seule la carence en vitamine D, chez le jeune enfant ou le vieillard peu exposés au soleil, justifie une supplémentation systématique. Un apport supérieur aux besoins, par des médicaments notamment, peut être à l'origine d'un surdosage et de troubles divers (vitamines A et D essentiellement).

  • Vitesse de sédimentation

    Examen biologique sanguin mesurant le temps mis par les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes pour tomber au fond d'un tube en présence d'un anticoagulant. La vitesse de sédimentation augmente notamment avec l'âge, les infections bactériennes et parasitaires, les rhumatismes, certaines maladies du sang et du foie, certains cancers. Son augmentation ne peut donc pas être interprétée isolément et nécessite toujours d'autres examens complémentaires.

  • Vitiligo

    Maladie de la peau se traduisant par des taches décolorées à contour net, à ne pas confondre avec le pityriasis versicolor.

  • Voie

    • Chemin (voie d'administration) utilisé pour administrer les médicaments : voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intradermique, transdermique.

    • Ensemble d'organes creux permettant le passage de l'air (voies respiratoires), des aliments (voies digestives), des urines (voies urinaires), de la bile (voies biliaires), etc.

  • Voies biliaires

    Voies excrétrices conduisant la bile du foie au duodénum. Elles comprennent le canal cholédoque et la vésicule biliaire, réservoir qui stocke la bile en excès entre les repas.

  • Volume pulmonaire mobilisable

    Également appelé capacité vitale, le volume pulmonaire mobilisable correspond au volume d'air expulsé lors d'une expiration forcée (après une inspiration maximale). L'air qui reste dans les poumons après cette expiration forcée est appelé volume résiduel. La somme du volume mobilisable et du volume résiduel constitue la capacité pulmonaire totale.

  • Willebrand

    Maladie héréditaire du sang apparentée à l'hémophilie. Elle se manifeste dès l'enfance par une tendance à saigner facilement au moindre choc et par des hémorragies pouvant survenir spontanément.

  • Wilson

    Maladie héréditaire due à une anomalie du métabolisme du cuivre, qui se traduit par des troubles neurologiques et des lésions du foie pouvant évoluer vers une cirrhose.

  • Zollinger-ellison

    Maladie rare due à une sécrétion anormale de gastrine, hormone qui stimule l'acidité de l'estomac. Les malades souffrent d'ulcères digestifs graves et récidivants.

  • Zona

    Éruption douloureuse de boutons due à une réactivation du virus de la varicelle, resté dans un ganglion nerveux après cette maladie infantile.

Source : ©Vidal 2019